- LIVRE
PREMIER des Psaumes -
▲1.1
En marche, l’homme qui ne va pas au conseil des criminels, ne s’arrête
pas sur la route des fauteurs, n’habite pas l’habitat des railleurs,
1.2 mais a
son désir dans la tora de IHVH-Adonaï et murmure sa tora jour et nuit.
1.3
Il est comme un arbre transplanté sur des canaux d’eaux, qui donne son
fruit en son temps. Son feuillage ne fane pas, tout ce qu’il fait
triomphe.
1.4 Pas
ainsi des criminels, ils sont comme la glume que cingle un souffle.
1.5 Aussi,
les criminels ne se lèveront pas au jugement, ni les fauteurs dans la
communauté des justes.
1.6 Oui,
IHVH-Adonaï pénètre la route des justes. La route des criminels perd.
▲2.1 Pourquoi les nations
s’émeuvent-elles, les patries murmurent-elles à vide ?
2.2 Ils se
postent, les rois de la terre; les potentats unis se liguent contre
IHVH-Adonaï et contre son messie.
2.3 «
Désagrégeons leurs liens, rejetons loin de nous leurs entraves ! »
2.4
L’habitant des ciels se rit; Adonaï se moque d’eux.
2.5 Alors
il leur parle dans sa fureur, il les affole par sa brûlure:
2.6 « Mais
moi, j’ai oint mon roi sur Siôn, la montagne de mon sanctuaire. »
2.7 Je
raconte la loi de IHVH-Adonaï. Il m’a dit: « Toi, mon fils, moi,
aujourd’hui, je t’ai enfanté.
2.8
Demande-le-moi, je donne en ta possession les nations, pour ta
propriété, les confins de la terre.
2.9
Effrite-les au sceptre de fer, fracasse-les comme un vase de potier. »
2.10
Maintenant, rois, soyez perspicaces; corrigez-vous, juges de la terre !
2.11 Servez
IHVH-Adonaï dans le frémissement, exultez dans le tremblement.
2.12
Embrassez la transparence, qu’il ne fulmine, vous perdriez la route !
Oui, sa fureur brûlera sous peu. En marche, tous ceux qui s’abritent en
lui !
▲3.1 (3.1) Chant. De
David. Dans sa fuite en face d’Abshalôm, son fils. (3.2)
IHVH-Adonaï, combien mes oppresseurs se multiplient; multiples, ils se
lèvent contre moi;
3.2 (3.3)
multiples, ils disent de mon être: « Pas de salut pour lui en Elohîms !
» Sèlah !
3.3 (3.4)
Mais toi, IHVH-Adonaï, mon bouclier, ma gloire, releveur de ma tête...
3.4 (3.5)
Ma voix, vers IHVH-Adonaï, je crie. Il me répond du mont de mon
sanctuaire. Sèlah.
3.5 (3.6)
Moi, je me couche et sommeille. Je m’éveille: oui, IHVH-Adonaï m’appuie.
3.6 (3.7)
Je ne frémis pas des myriades du peuple qui, autour, sont placées
contre moi.
3.7 (3.8)
Lève-toi, IHVH-Adonaï, sauve-moi, Elohaï ! Oui, frappe tous mes ennemis
à la joue; brise les dents des criminels !
3.8 (3.9)
À IHVH-Adonaï le salut; sur ton peuple, ta bénédiction ! Sèlah.
▲4.1 (4.1) Au
chorège. Avec musiques. Chant. De David. (4.2) À mon cri,
réponds-moi, Elohîms de ma justice ! Dans la détresse, tu m’as élargi !
Gracie-moi, entends ma prière.
4.2 (4.3)
Fils de l’homme ! jusqu’à quand, ma gloire en opprobre, aimerez-vous le
vide, chercherez-vous la tromperie ? Sèlah.
4.3 (4.4)
Mais sachez-le, oui, IHVH-Adonaï fait prodige pour son adorateur.
IHVH-Adonaï entend mon cri vers lui.
4.4 (4.5)
Tressaillez, mais ne fautez pas. Voyez en vos coeurs sur vos couches,
et faites silence. Sèlah.
4.5 (4.6)
Sacrifiez des sacrifices de justice, assurez-vous en IHVH-Adonaï.
4.6 (4.7)
Nombreux, ils disent: « Qui nous fera voir le bien ? » Brandis sur nous
la lumière de tes faces, IHVH-Adonaï.
4.7 (4.8)
Tu donnes la joie à mon coeur, plus qu’au temps où leurs céréales et
leur moût abondent.
4.8 (4.9)
En paix, uni, je me couche et sommeille. Oui, toi seul, IHVH-Adonaï, en
certitude, tu me fais habiter.
▲5.1 (5.1) Au
chorège. Sur les diaules. Chant. De David. (5.2) Mes dires,
écoute-les, IHVH-Adonaï; discerne mon murmure.
5.2 (5.3)
Sois attentif à la voix de mon appel. Mon roi, mon Elohîms, oui, vers
toi, je prie.
5.3 (5.4)
IHVH-Adonaï, le matin, tu entends ma voix; le matin, je me range pour
toi et je guette.
5.4 (5.5)
Non, tu n’es pas un Él à désirer le crime, toi; le mal ne réside pas en
toi.
5.5 (5.6)
Les insanes ne se postent pas contre tes yeux; tu hais tous les
ouvriers du trouble.
5.6 (5.7)
Tu perds les parleurs de tromperie. IHVH-Adonaï abomine l’homme de
sangs et de duperie.
5.7 (5.8)
Mais moi, dans ton chérissement multiple, je viens en ta maison; je me
prosterne au palais de ton sanctuaire, en ton frémissement.
5.8 (5.9)
IHVH-Adonaï, mène-moi dans ta justification, à cause de ceux qui me
fixent; en face de moi, redresse ta route.
5.9 (5.10)
Non, dans sa bouche, rien d’exact; leurs entrailles, une débâcle; un
sépulcre béant, leur gorge. Ils font glisser leur langue.
5.10 (5.11)
Accuse-les, Elohîms, ils tomberont de leurs conseils. Dans la
multiplicité de leurs carences, bannis-les, oui, ils se sont rebellés
contre toi.
5.11 (5.12)
Ils se réjouissent tous, ceux qui s’abritent en toi; en pérennité, ils
jubilent, et tu les couvres. Ils exultent en toi, les amants de ton nom.
5.12 (5.13)
Oui, toi, tu bénis le juste, IHVH-Adonaï ! Comme d’une targe, de
vouloir tu le couronnes.
▲6.1 (6.1) Au
chorège. En musiques. À l’octave. Chant. De David. (6.2)
IHVH-Adonaï, ne m’admoneste pas en ta fureur, ne me corrige pas en ta
fièvre.
6.2 (6.3)
Gracie-moi, IHVH-Adonaï; oui, je m’étiole, guéris-moi, IHVH-Adonaï.
6.3 (6.4)
Oui, mes os s’affolent, mon être tout affolé, mais toi, IHVH-Adonaï,
jusqu’à quand ?
6.4 (6.5)
Retourne, renfloue mon être; sauve-moi à cause de ton chérissement.
6.5 (6.6)
Non, dans la mort, il n’est pas mémoire de toi; au Shéol, qui te
célèbre ?
6.6 (6.7)
Je me lasse de mon soupir, je nage chaque nuit dans mon lit, je dissous
mon berceau dans mes larmes.
6.7 (6.8)
Mon oeil se mite d’irritation, énucléé par tous mes oppresseurs.
6.8 (6.9)
Écartez-vous de moi, vous tous, ouvriers de la fraude !
6.9 (6.10)
Oui, IHVH-Adonaï entend la voix de mes pleurs, IHVH-Adonaï entend ma
supplication, IHVH-Adonaï prend ma prière.
6.10 (6.11)
Tous mes ennemis blêmissent, tous affolés; ils retournent, ils
blêmissent soudain.
▲7.1 (7.1) Hymne. De
David. Qu’il a poétisé pour IHVH-Adonaï, sur les paroles de Koush bèn
Iemini. (7.2) IHVH-Adonaï, Elohaï ! En toi je m’abrite,
sauve-moi ! De tous mes persécuteurs, secours-moi,
7.2 (7.3)
qu’il ne lacère mon être comme un lion, et déchiquette sans sauveteur !
7.3 (7.4)
IHVH-Adonaï, Elohaï ! Si j’ai fait cela, s’il existe un forfait en mes
paumes,
7.4 (7.5)
si j’ai rétribué mon payeur de mal, ou dépouillé mon oppresseur
gratuitement,
7.5 (7.6)
que l’ennemi poursuive mon être, qu’il atteigne et piétine à terre ma
vie, qu’il fasse demeurer ma gloire dans la poussière ! Sèlah.
7.6 (7.7)
Lève-toi, IHVH-Adonaï, en ta fureur; surgis contre les emportements de
mes oppresseurs; éveille pour moi le jugement que tu as ordonné.
7.7 (7.8)
La communauté des patries t’entoure; au-dessus d’elle, retourne dans
l’altitude.
7.8 (7.9)
IHVH-Adonaï, juge des peuples, juge-moi, IHVH-Adonaï, selon ma justice,
selon mon intégrité sur moi.
7.9 (7.10)
Qu’il se termine donc, le mal des criminels ! Affermis le juste,
examine les coeurs et les reins, Elohîms, juste.
7.10 (7.11)
Mon bouclier en Elohîms, le sauveur des coeurs droits,
7.11 (7.12)
Elohîms, juge juste, Él qui s’exaspère chaque jour.
7.12 (7.13)
S’il ne retourne pas, il polit son épée, bande son arc, le prépare,
7.13 (7.14)
se prépare des engins de mort, et ouvrage ses flèches en brandons.
7.14 (7.15)
Voici, il conçoit la fraude, s’engrosse de labeur et enfante le
mensonge.
7.15 (7.16)
Il fore une fosse, la creuse, et tombe dans le pourrissoir qu’il a fait.
7.16 (7.17)
Son labeur retourne contre sa tête, sa violence descend sur son occiput.
7.17 (7.18)
Je célèbre IHVH-Adonaï selon sa justice, je chante le nom de
IHVH-Adonaï, le Suprême.
▲8.1 (8.1) Au
chorège. Sur la guiterne. Chant. De David. (8.2)
IHVH-Adonaï, notre Adôn, quelle majesté, ton nom, par toute la terre,
que ta magnificence donne aux ciels !
8.2 (8.3)
Par la bouche des nourrissons et des téteurs, tu fondes l’énergie
contre tes oppresseurs, pour que chôme l’ennemi qui se venge.
8.3 (8.4)
Oui, je vois tes ciels, l’oeuvre de tes doigts, la lune, les étoiles
que tu affermis.
8.4 (8.5)
Qu’est l’homme, que tu t’en souviennes ? Le fils de l’humain, que tu le
sanctionnes ?
8.5 (8.6)
Mais tu lui fais manquer de peu d’être un Elohîms. Tu le nimbes de
gloire, de magnificence,
8.6 (8.7)
et lui fais gouverner l’oeuvre de tes mains. Tu places tout à ses pieds:
8.7 (8.8)
les ovins, les aurochs, tous et même les animaux des champs,
8.8 (8.9)
l’oiseau des ciels, les poissons de la mer, le passant aux voies des
mers.
8.9 (8.10)
IHVH-Adonaï, notre Adôn, quelle majesté, ton nom, par toute la terre !
▲9.1 (9.1) Au
chorège. Nubiles de Labén. Chant. De David. (9.2) Je te
célèbre, IHVH-Adonaï, de tout mon coeur, je raconte toutes tes
merveilles.
9.2 (9.3)
Je me réjouis, j’exulte en toi, je chante ton nom, Suprême.
9.3 (9.4)
Au retour de mes ennemis en arrière, ils ont trébuché, ils ont perdu,
en face de toi.
9.4 (9.5)
Oui, tu as fait mon jugement, mon procès; tu sièges sur le trône, juge
de justice.
9.5 (9.6)
Tu as rabroué les nations et perdu le criminel; tu as effacé leur nom
en pérennité, à jamais.
9.6 (9.7)
L’ennemi ! Les ruines sont achevées avec persistance; le souvenir des
villes que tu as lâchées est perdu.
9.7 (9.8)
IHVH-Adonaï siège en pérennité; il affermit son trône pour le jugement.
9.8 (9.9)
Il juge le monde avec justice, il arbitre les patries avec rectitude.
9.9 (9.10)
Et c’est IHVH-Adonaï, une culmination pour le contrit, une culmination
au temps de la détresse.
9.10 (9.11)
Les connaisseurs de ton nom s’assurent en toi, car tu n’abandonnes pas
ceux qui te consultent, IHVH-Adonaï.
9.11 (9.12)
Chantez pour IHVH-Adonaï, l’habitant de Siôn; rapportez au peuple ses
agissements.
9.12 (9.13)
Oui, il recherche les sangs, il se souvient d’eux. Il n’oublie pas la
vocifération des humbles.
9.13 (9.14)
Gracie-moi, IHVH-Adonaï, vois ma misère devant mes haineux; hausse-moi
au-dessus des portes de la mort,
9.14 (9.15)
pour que je raconte toute ta louange aux portes de la fille Siôn. Je
m’égaye en ton salut.
9.15 (9.16)
Les nations chavirent dans le pourrissoir qu’elles ont fait; dans ce
filet qu’elles ont enfoui, leur pied se prend.
9.16 (9.17)
IHVH-Adonaï est connu, il fait le jugement, et le criminel se piège à
l’oeuvre de ses paumes. Murmure. Sèlah.
9.17 (9.18)
Les criminels retournent au Shéol, toutes les nations oublieuses
d’Elohîms.
9.18 (9.19)
Car, avec persistance, il n’oublie pas le pauvre; l’espoir des humiliés
n’est jamais perdu.
9.19 (9.20)
Lève-toi, IHVH-Adonaï ! Il ne s’endurcira pas, l’homme. Les nations
seront jugées devant tes faces.
9.20 (9.21)
Place devant elles, IHVH-Adonaï, le frémissement, les nations
pénétreront qu’elles sont homme. Sèlah.
▲10.1 Pourquoi, IHVH-Adonaï, te
dresses-tu au loin, t’occultes-tu aux temps de la détresse ?
10.2 Avec
orgueil, le criminel harcèle l’humilié; qu’ils soient saisis par ces
préméditations qu’ils pensaient !
10.3 Oui,
le criminel se louange de l’appétit de son être, mais IHVH-Adonaï
exècre le profiteur maudit.
10.4 Le
criminel, narine haute, ne consulte rien ! « Pas d’Elohîms », voilà
toutes ces préméditations.
10.5 Ses
routes s’arment en tout temps. Tes jugements sont trop altiers contre
lui.
10.6 Il
souffle contre tous ses oppresseurs et dit en son coeur: « Je ne
chancellerai pas; d’âge en âge je n’aurai pas de mal. »
10.7
D’imprécation sa bouche est pleine, de duperies, de vexations; et sous
sa langue, le labeur, la fraude.
10.8 Il
siège à l’embûche des villages, il tue l’innocent en secret; ses yeux
guettent l’infortuné.
10.9
Il s’embusque en secret comme un lion dans son repaire, il s’embusque
pour ravir l’humilié. Il ravit l’humilié en le tirant dans son filet.
10.10 Il
s’accroupit, s’incline, et tombe avec vigueur sur les contrits.
10.11 Il
dit en son coeur: « Él oublie, il dissimule ses faces, il ne voit
jamais avec persistance. »
10.12
Lève-toi, IHVH-Adonaï, Él, lève ta main, n’oublie pas les humbles.
10.13
Pourquoi le criminel exècre-t-il Elohîms ? Il dit en son coeur: « Tu ne
cherches pas ! »
10.14
Tu as vu ! Oui, toi, le labeur, l’irritation, tu les regardes pour
donner de ta main. En toi, l’infortuné s’abandonne; toi, tu es le
secours de l’orphelin.
10.15 Brise
le bras du criminel, du mal. Tu chercheras son crime et le ne le
trouveras plus.
10.16
IHVH-Adonaï est roi de pérennité, à jamais. Elles sont perdues, les
nations de la terre.
10.17
Entends le désir des humbles, IHVH-Adonaï, affermis leur coeur; que ton
oreille soit attentive !
10.18 pour
juger l’orphelin, le contrit, et qu’il ne continue plus à terrifier,
l’homme de la terre.
▲11.1 Au chorège. De David. En
IHVH-Adonaï je m’abrite. Quoi ! vous dites à mon être: « Erre en tes
montagnes, oiseau. »
11.2
Oui, voici, les criminels bandent l’arc; ils préparent leur flèche sur
la corde pour tirer dans l’obscurité sur les coeurs droits.
11.3 Oui,
les soubassements sont cassés. Le juste, qu’a-t-il commis ?
11.4
IHVH-Adonaï, au palais de son sanctuaire, IHVH-Adonaï, aux ciels est
son trône; ses yeux contemplent, ses paupières examinent les fils de
l’homme.
11.5
IHVH-Adonaï examine le juste. Le criminel, l’amant de la violence, son
être les hait.
11.6 Il
fait pleuvoir sur les criminels des braises, le feu, le soufre, le
souffle incendiaire, la part de leur coupe.
11.7 Oui,
juste, IHVH-Adonaï aime les justifications; l’équitable contemple ses
faces.
▲12.1 (12.1)Au
chorège. Sur l’octave. Chant. De David. (12.2) Sauve,
IHVH-Adonaï ! Oui, il est fini l’adorateur; oui, annulées les
adhérences des fils de l’humain.
12.2 (12.3)
En vain ils parlent, l’homme à son compagnon; les lèvres glissantes,
avec un coeur et un coeur, ils parlent.
12.3 (12.4)
IHVH-Adonaï tranche toutes les lèvres glissantes, la langue qui parle
de grandeur,
12.4 (12.5)
ceux qui disent: « Avec notre langue, nous sommes héroïques, nos lèvres
sont avec nous, qui serait notre Adôn ? »
12.5 (12.6)
« De la razzia des humiliés, du gémissement des pauvres, maintenant, je
me lève, dit IHVH-Adonaï, j’impose le salut inspiré pour lui. »
12.6 (12.7)
Dires de IHVH-Adonaï, dires purs, argent affiné au creuset de la terre,
épuré sept doubles fois.
12.7 (12.8)
Toi, IHVH-Adonaï, tu les gardes, tu les protèges, dès cet âge et en
pérennité,
12.8 (12.9)
quand autour les criminels rôdent, et s’exalte la vilenie des fils de
l’homme.
▲13.1 (13.1) Au
chorège. Chant. De David. (13.2) Jusqu’où, IHVH-Adonaï,
m’oublieras-tu avec persistance ? Jusqu’où me voileras-tu tes faces ?
13.2 (13.3)
Jusqu’où imposerai-je des conseils en mon être, l’affliction dans mon
coeur chaque jour ? Jusqu’où s’exaltera-t-il contre moi, mon ennemi ?
13.3 (13.4)
Regarde, réponds-moi, IHVH-Adonaï, Elohaï; illumine mon oeil, que je ne
sommeille de mort !
13.4 (13.5)
Que mon ennemi ne dise: « Je l’ai pu ! » Mes oppresseurs s’égayent
quand je chancelle.
13.5 (13.6a)
Mais, moi, je suis assuré dans ton chérissement. Mon coeur s’égaye dans
ton salut.
13.6 (13.6b)
Je poétise pour IHVH-Adonaï; oui, il me rétribue !
▲14.1
Au chorège. De David. Le veule dit en son coeur: « Pas d’Elohîms ! »
Ils détruisent, ils abominent en agissant; nul ne fait le bien.
14.2
IHVH-Adonaï observe des ciels les fils de l’humain, pour voir s’il
existe un perspicace, un consulteur d’Elohîms.
14.3 Tous
s’écartent; ensemble, ils sont corrompus; nul ne fait le bien, nul, pas
même un.
14.4
Ne le savent-ils pas, tous les ouvriers de la fraude ? Les mangeurs de
mon peuple mangent le pain; ils ne crient pas vers IHVH-Adonaï.
14.5 Là,
ils tremblent de tremblement; oui, Elohîms est dans l’âge du juste.
14.6 Vous
blêmirez du conseil contre l’humilié: oui, IHVH-Adonaï est son abri.
14.7
Qui donnera de Siôn le salut d’Israël ? Au retour de IHVH-Adonaï, au
retour de son peuple, il s’égayera, Ia‘acob; il se réjouira, Israël.
▲15.1 Chant. De David.
IHVH-Adonaï, qui réside en tes tentes ? Qui demeure sur le mont de ton
sanctuaire ?
15.2 Le
marcheur d’intégrité, l’ouvrier de justice, le parleur de vérité dans
son coeur.
15.3 Il ne
diffame pas de sa langue, il ne fait pas de mal à son compagnon, et
n’élève pas d’outrage contre son prochain.
15.4
Il rejette ce qui est méprisable à ses yeux; il glorifie les
frémissants de IHVH-Adonaï, il jure à son détriment et ne se dédit pas.
15.5
Son argent, il ne le donne pas à usure; il ne prend pas de pot-de-vin
contre l’innocent. Qui fait cela ne chancelle pas en pérennité.
▲16.1 Graphie. De David.
Garde-moi, Él ! Oui, je m’abrite en toi.
16.2 Tu dis
à IHVH-Adonaï: Toi, Adonaï, mon bien n’est rien sans toi.
16.3 Les
sacrés qui sont sur terre, les majestueux, tout mon désir était en eux.
16.4
Que leurs fétiches se multiplient, l’autre, derrière lequel ils se
hâtent ! Que je ne répande pas leurs libations de sang, que je ne porte
pas leurs noms à mes lèvres !
16.5
IHVH-Adonaï, mesure de ma part et ma coupe, toi, tu soutiens mon sort
16.6 Les
cordeaux tombent pour moi dans les agréments; la possession même
s’embellit pour moi.
16.7 Je
bénis IHVH-Adonaï qui me conseille. Même les nuits, mes reins me
corrigent.
16.8 Je
situe IHVH-Adonaï contre moi toujours; oui, à ma droite, je ne
chancellerai jamais.
16.9 Aussi,
mon coeur se réjouit, ma gloire s’égaye; même ma chair demeure en
sécurité.
16.10 Car
tu n’abandonnes pas mon être au Shéol; tu ne donnes pas à tes
adorateurs de voir le pourrissoir.
16.11 Tu me
fais connaître la voie de la vie, l’assouvissement de joies à tes
faces, les agréments, à ta droite, avec persistance.
▲17.1 Prière. De David. Entends
justice. IHVH-Adonaï ! Sois attentif à mon murmure; écoute ma prière
aux lèvres sans duperie.
17.2 Qu’en
face de toi mon jugement sorte ! Que tes yeux contemplent les
rectitudes !
17.3 Tu
examines mon coeur, tu le visites la nuit; tu me fonds sans rien
trouver. Ma préméditation ne passe pas ma bouche.
17.4 Aux
actions de l’humain, par la parole de tes lèvres, moi, je me garde des
voies du bandit.
17.5
Soutiens mes marches dans tes rondes: mes pas ne chancelleront jamais.
17.6 Moi,
je crie vers toi, oui, réponds-moi, Él ! Tends vers moi ton oreille,
entends mon dire !
17.7 Fais
prodige de tes chérissements, sauveur, pour ceux qui s’abritent, devant
les insurgés, en ta droite.
17.8
Garde-moi comme la pupille, la fille de l’oeil. Dans l’ombre de tes
ailes, voile-moi
17.9 en
face de ces criminels qui me razzient; contre mon être, mes ennemis me
cernent.
17.10 Leur
graisse les enferme, leurs bouches parlent avec fougue.
17.11 En
nos marches, maintenant, ils nous entourent; ils fixent de leurs yeux,
pour nous étendre à terre,
17.12
semblables au lion qui désire lacérer. Comme le lionceau, il habite les
lieux secrets.
17.13
Lève-toi, IHVH-Adonaï, affronte ses faces, fais-le plier ! Délivre mon
être du criminel, par ton épée !
17.14
Mortifie-les de ta main, IHVH-Adonaï, mortifie-les hors de la durée;
efface-les de la vie ! Mais de tes trésors remplis leur ventre, ils
rassasieront les fils, et laisseront leur surcroît à leurs nourrissons.
17.15 Moi,
avec justice, je contemple tes faces; je me rassasie, au réveil, de ton
image !
▲18.1 (18.1)
Au chorège. Du serviteur de IHVH-Adonaï, de David qui parle à
IHVH-Adonaï les paroles de ce poème le jour où IHVH-Adonaï le secourt
de la paume de tous ses ennemis et de la main de Shaoul. (18.2)
Il dit: Je te matricie, IHVH-Adonaï, mon renfort !
18.2 (18.3)
IHVH-Adonaï, mon rocher, ma trappe, mon évasion ! Éli, mon roc, je
m’abrite en lui, mon bouclier, la corne de mon salut, ma culmination !
18.3 (18.4)
Louange ! Je crie vers IHVH-Adonaï et suis sauvé de mes ennemis !
18.4 (18.5)
Elles me cernaient, les cordes de la mort; les torrents de Belia‘al me
terrifiaient.
18.5 (18.6)
Les cordes du Shéol m’entouraient, les pièges de mort m’accueillaient.
18.6 (18.7)
Dans ma détresse, je crie: « IHVH-Adonaï !; j’appelle mon Elohîms. De
son palais il entend ma voix; mon appel, face à lui, parvient à ses
oreilles.
18.7 (18.8)
Elle vacille et tremble la terre; les fondements des montagnes
grondent, vacillent: oui, il brûle.
18.8 (18.9)
La fumée monte dans sa narine, le feu de sa bouche dévore; les braises
flambent hors de lui.
18.9 (18.10)
Il incline les ciels et descend, une brume sous ses pieds.
18.10 (18.11)
Il chevauche un keroub, s’envole et vole sur les ailes du souffle.
18.11 (18.12)
Il place la ténèbre, son voile, en cabane autour de lui; ténèbre des
eaux, nébulosités de l’éther,
18.12 (18.13)
à sa fulguration, ses nébulosités passent en grêle, en braises de feu.
18.13 (18.14)
IHVH-Adonaï tonne des ciels, le Suprême donne de sa voix, grêle,
braises de feu.
18.14 (18.15)
Il lance ses flèches et les disperse, des éclairs multiples, et les
fait tressaillir.
18.15 (18.16)
Les ruisseaux d’eaux se voient et découvrent les fondements du monde,
parce que tu les refoules, IHVH-Adonaï, par l’haleine du souffle de ta
narine.
18.16 (18.17)
Il m’envoie prendre de l’altitude et me retire des eaux multiples.
18.17 (18.18)
Il me secourt de mon dur ennemi, de mes haineux, oui, plus fermes que
moi.
18.18 (18.19)
Ils m’accueillaient au jour de ma ruine, mais IHVH-Adonaï est une
houlette pour moi.
18.19 (18.20)
Il me fait sortir au large et me renfloue; oui, il me désire.
18.20 (18.21)
IHVH-Adonaï me rétribue selon ma justice; selon la transparence de mes
mains, il me fait retour.
18.21 (18.22)
Oui, j’ai gardé les routes de IHVH-Adonaï; je n’étais pas un criminel,
loin de mon Elohîms.
18.22 (18.23)
Oui, tous ses jugements tout contre moi, ses règles, je ne les écarte
pas de moi.
18.23 (18.24)
Je suis intègre avec lui, je me garde de mon tort.
18.24 (18.25)
IHVH-Adonaï me retourne selon ma justice, selon la transparence de mes
mains devant ses yeux.
18.25 (18.26)
Avec le fervent, tu es fervent; avec le brave, intègre, tu es intègre.
18.26 (18.27)
Avec le transparent, tu es transparent; avec le tordu, tu es sinueux.
18.27 (18.28)
Oui, toi, tu sauves le peuple humilié; tu fais baisser les yeux altiers.
18.28 (18.29)
Oui, toi, tu illumines ma lampe; IHVH-Adonaï Elohaï, fulgure dans ma
ténèbre !
18.29 (18.30)
Oui, en toi, je bondis contre la troupe; en Elohaï je franchis le
rempart.
18.30 (18.31)
Él ! Intègre est sa route; affiné, le dire de IHVH-Adonaï, lui, le
bouclier de tous ceux qui s’abritent en lui.
18.31 (18.32)
Oui, qui est Eloha hormis IHVH-Adonaï ? Et qui, le roc, sinon notre
Elohîms ?
18.32 (18.33)
Él me ceint de vaillance; il donne l’intégrité à ma route.
18.33 (18.34)
Il égale mes pieds à des biches, et me dresse sur mes tertres.
18.34 (18.35)
Il instruit mes mains pour la guerre; mes bras plient l’arc de bronze.
18.35 (18.36)
Tu me donnes le bouclier de ton salut; ta droite me restaure, ton appel
me multiplie.
18.36 (18.37)
Tu élargis sous moi ma démarche, mes chevilles ne vacillent pas.
18.37 (18.38)
Je poursuis mes ennemis, je les atteins; je ne retourne pas avant de
les avoir achevés.
18.38 (18.39)
Je les pourfends, ils ne peuvent pas se lever; ils tombent sous mes
pieds.
18.39 (18.40)
Tu me ceins de vaillance pour la guerre, tu plies mes assaillants sous
moi.
18.40 (18.41)
Tu me donnes mes ennemis par la nuque; j’annihile mes haineux.
18.41 (18.42)
Ils appellent... pas de sauveur ! Vers IHVH-Adonaï... il ne leur répond
pas !
18.42 (18.43)
Je les pulvérise comme de la poussière; face au souffle je les vide,
comme la boue de la rue.
18.43 (18.44)
Tu me libères des factions du peuple et me mets en tête des nations; un
peuple que je ne connaissais pas me sert.
18.44 (18.45)
À entendement d’oreille, ils m’entendent; ces fils d’étrangers me
flagornent.
18.45 (18.46)
Les fils d’étrangers sont fanés; ils tremblent, hors de leurs
forteresses.
18.46 (18.47)
Vive IHVH-Adonaï, il est béni, mon roc; il est exalté, l’Elohîms de mon
salut !
18.47 (18.48)
L’Él, donneur de mes vengeances, subjugue des peuples sous moi.
18.48 (18.49)
Mon évasion loin de mes ennemis, tu m’exaltes loin de mes assaillants,
et me secours contre l’homme de violence.
18.49 (18.50)
Ainsi, je te célèbre parmi les nations, IHVH-Adonaï; je chante ton nom.
18.50 (18.51)
Il grandit les saluts de son roi, le faiseur de chérissement à son
messie, à David et sa semence, en pérennité.
▲19.1 (19.1) Au
chorège. Chant. De David. (19.2) Les ciels racontent la
gloire d’Él; le firmament rapporte l’oeuvre de ses mains.
19.2 (19.3)
Le jour au jour en énonce le dire, la nuit à la nuit en transmet le
savoir.
19.3 (19.4)
Sans dire, sans parole, sans que leur voix s’entende,
19.4 (19.5)
de toute la terre, leur sommation sort; du bout du monde leurs mots.
Pour le soleil, il a mis une tente là.
19.5 (19.6)
Lui, comme un fiancé sort de son dais; il exulte, comme un héros, de
courir sur la voie.
19.6 (19.7)
Au bout des ciels est sa sortie, et sa révolution à l’autre bout. Rien
n’échappe à sa chaleur.
19.7 (19.8)
La tora de IHVH-Adonaï est intègre, elle restaure l’être. Le témoignage
de IHVH-Adonaï est en adhérence, il assagit le niais.
19.8 (19.9)
Les sanctions de IHVH-Adonaï, droites, réjouissent le coeur; l’ordre de
IHVH-Adonaï, transparent, éclaire les yeux.
19.9 (19.10)
Le frémissement de IHVH-Adonaï, pur, se dresse à jamais; les jugements
de IHVH-Adonaï, vérité, sont justes ensemble;
19.10 (19.11)
plus désirables que l’or, que beaucoup d’or pur; plus doux que le miel,
que la miellée des rayons.
19.11 (19.12)
Aussi ton serviteur est averti par eux; à leur garde, la séquence est
multiple.
19.12 (19.13)
Les erreurs, qui les discerne ? Des voilées, innocente-moi !
19.13 (19.14)
Aussi devant les arrogants, épargne ton serviteur: qu’ils ne me
gouvernent pas ! Alors je serai intègre, innocenté de multiples
carences.
19.14 (19.15)
Les dires de ma bouche seront agréés, le murmure de mon coeur, face à
toi, IHVH-Adonaï, mon roc, mon racheteur !
▲20.1 (20.1) Au
chorège. Chant. De David. (20.2) IHVH-Adonaï te répond au
jour de la détresse; le nom de l’Elohîms de Ia‘acob te fait culminer.
20.2 (20.3)
Il envoie ton aide du sanctuaire; de Siôn, il te restaure,
20.3 (20.4)
il mémorise toutes tes offrandes, il écendre tes montées. Sèlah.
20.4 (20.5)
Qu’il te donne selon ton coeur et remplisse toute ton aspiration !
20.5 (20.6)
Nous jubilons en ton salut; au nom de notre Elohîms, nous brandissons
les étendards. IHVH-Adonaï exaucera toutes tes demandes.
20.6 (20.7)
Maintenant, je le sais: oui, IHVH-Adonaï sauve son messie; il lui
répond des ciels de son sanctuaire, aux héroïsmes du salut de sa droite.
20.7 (20.8)
Ceux-ci, oui, les chars, et ceux-là les chevaux; mais nous, nous
invoquons le nom de IHVH-Adonaï, notre Elohîms.
20.8 (20.9)
Ils ploient et tombent. Nous, nous nous levons, stimulés.
20.9 (20.10)
IHVH-Adonaï, sauve ! Le roi nous répond au jour de notre cri !
▲21.1 (21.1) Au
chorège. Chant. De David. (21.2) IHVH-Adonaï, en ton
énergie, le roi se réjouit; en ton salut, comme il s’égaye fort !
21.2 (21.3)
Le désir de son coeur, tu l’exauces; la requête de ses lèvres, tu ne
l’interdis jamais. Sèlah.
21.3 (21.4)
Oui, tu l’accueilles avec les bénédictions du bien; tu places sur sa
tête un nimbe d’or pur.
21.4 (21.5)
Il te demande la vie, et tu la lui donnes, la longévité des jours en
pérennité, à jamais.
21.5 (21.6)
Sa gloire est grande en ton salut; la magnificence, la majesté, tu les
lui vaux.
21.6 (21.7)
Oui, tu le places dans la bénédiction; à jamais tu le ravis dans la
joie de tes faces.
21.7 (21.8)
Oui, le roi s’assure en IHVH-Adonaï; dans le chérissement du Suprême,
il ne chancelle jamais.
21.8 (21.9)
Ta main trouve tous tes ennemis; ta droite trouve tes haineux.
21.9 (21.10)
Tu les places comme sur un four au temps de tes faces. IHVH-Adonaï les
engloutit dans sa fureur; le feu les mange.
21.10 (21.11)
Tu perds leur fruit sur terre, leur semence parmi les fils de l’homme.
21.11 (21.12)
Oui, ils tendent contre toi le malheur, ils calculent une
préméditation, mais ne peuvent rien.
21.12 (21.13)
Oui, tu leur places l’épaule sous tes cordes, que tu as préparées
contre leurs faces.
21.13 (21.14)
Exalte-toi, IHVH-Adonaï, en ton énergie ! Poétisons, chantons ton
héroïsme !
▲22.1 (22.1) Au
chorège. Sur « Biche de l’aube ». Chant de David. (22.2)
Éli, Éli, pourquoi m’as-tu abandonné, loin de mon salut et des paroles
de mon rugissement ?
22.2 (22.3)
Elohaï, je crie de jour, tu ne réponds pas; la nuit, pas de silence en
moi !
22.3 (22.4)
Mais toi, sacré, tu habites les louanges d’Israël.
22.4 (22.5)
En toi, nos pères se fièrent; ils se fièrent, et tu les délivras.
22.5 (22.6)
Vers toi ils clamèrent, et s’échappèrent; en toi ils se fièrent, et ne
blêmirent pas.
22.6 (22.7)
Mais moi-même, un ver, pas un homme ! La flétrissure de l’humain, le
rebut du peuple !
22.7 (22.8)
Tous mes voyeurs se moquent de moi; ils grimacent de la lèvre, ils
remuent de la tête:
22.8 (22.9)
« Roule vers IHVH-Adonaï ! Qu’il le fasse évader ! Qu’il le secoure,
puisqu’il le désire ! »
22.9 (22.10)
Oui, toi, mon évacuateur du ventre, mon assurance sur les seins de ma
mère !
22.10 (22.11)
Contre toi j’ai été jeté dès la matrice; dès le ventre de ma mère, Éli,
toi.
22.11 (22.12)
Ne t’éloigne pas de moi: oui, la détresse m’approche, et pas d’aide !
22.12 (22.13)
Ils m’entourent, les nombreux taureaux, les aurochs de Bashân
m’encerclent.
22.13 (22.14)
Ils fendent contre moi leur gueule, un lion qui lacère et rugit.
22.14 (22.15)
Je me répands comme de l’eau; tous mes os se disloquent. Mon coeur,
comme de la cire, fond dans mes viscères.
22.15 (22.16)
Ma force sèche comme du grès, ma langue colle à mes gencives, à
poussière de mort tu me réduis.
22.16 (22.17)
Oui, les chiens m’entourent, une bande de malfaiteurs; ils m’encerclent
! Comme un lion ! Mes mains, mes pieds !
22.17 (22.18)
Je compte tous mes os ! Ils me regardent, ils me voient, eux.
22.18 (22.19)
Ils se partagent mes habits; pour mes vêtements, ils font tomber le
sort.
22.19 (22.20)
Toi, IHVH-Adonaï, ne t’éloigne pas ! Ma divine force, à mon aide !
Hâte-toi !
22.20 (22.21)
Secours mon être de l’épée, de la griffe du chien, mon unité !
22.21 (22.22)
Sauve-moi de la gueule du lion, des cornes des aurochs. Tu me réponds !
22.22 (22.23)
Je raconte ton nom à mes frères; au milieu de l’assemblée, je te
louange.
22.23 (22.24)
Frémissants de IHVH-Adonaï, louangez-le; toute la semence de Ia‘acob,
glorifiez-le; mais tremblez de lui, toute la semence d’Israël.
22.24 (22.25)
Non, il ne méprise pas, il ne repousse pas l’humiliation de l’humilié.
Il ne voile pas ses faces loin de lui; à son appel vers lui, il entend.
22.25 (22.26)
Ma louange est de toi dans l’assemblée nombreuse; je paie mes voeux
devant ses frémissants.
22.26 (22.27)
Les humbles mangent et se rassasient; ils louangent IHVH-Adonaï, ses
consulteurs. Vive votre coeur à jamais !
22.27 (22.28)
Ils se souviennent et retournent vers IHVH-Adonaï, tous les confins de
la terre; ils se prosternent en face de toi, tous les clans des nations.
22.28 (22.29)
Oui, la royauté est à IHVH-Adonaï, le gouverneur des nations.
22.29 (22.30)
Ils mangent et se prosternent, tous les repus de la terre; ils ploient
en face de lui, tous les gisants de la poussière, l’être par lui
vivifié.
22.30 (22.31)
Une semence le sert, Adonaï est raconté à l’âge.
22.31 (22.32)
Ils viennent rapporter sa justice au peuple naissant; oui, ce qu’il a
fait.
▲23.1 Chant. De David.
23.2
IHVH-Adonaï est mon pâtre, je ne manque de rien. Au gazon des oasis, il
me fait reposer; il me dirige sur les eaux du repos.
23.3 Il
restaure mon être et me mène aux rondes de justice, à cause de son nom.
23.4
Oui, je vais aussi au val d’ombremort, mais je ne frémis pas du mal,
oui, tu es avec moi; ton sceptre, ta houlette me réconfortent.
23.5 Tu
ranges en face de moi une table devant mes oppresseurs; tu parfumes ma
tête d’huile, ma coupe est pleine.
23.6 Le
bien, le chérissement me poursuivent tous les jours de ma vie; j’habite
la maison de IHVH-Adonaï à longueur de jours.
▲24.1 De David. Chant. À
IHVH-Adonaï, la terre et sa plénitude, le monde et ses habitants.
24.2 Oui,
il l’a fondée sur les mers; sur les fleuves il l’affermit.
24.3 Qui
monte au mont de IHVH-Adonaï ? Qui se lève au lieu de son sanctuaire ?
24.4
Innocent des paumes, transparent de coeur, celui qui ne porte pas son
être en vanité et ne jure pas par duperie.
24.5 Il
porte la bénédiction de IHVH-Adonaï, la justification de l’Elohîms de
son salut.
24.6 Voilà
le cercle de ses consulteurs, les chercheurs de tes faces, Ia‘acob.
Sèlah.
24.7
Haussez, ô portes, vos têtes; rehaussez-vous, portiques d’éternité, que
vienne le roi de gloire !
24.8 Qui
est-il, ce roi de gloire ? IHVH-Adonaï, l’impétueux, le héros;
IHVH-Adonaï, le héros de la guerre.
24.9
Rehaussez, ô portes, vos têtes, rehaussez-vous, portiques d’éternité,
que vienne le roi de gloire !
24.10 Qui
est-il, ce roi de gloire ? IHVH-Adonaï Sebaot, c’est lui, le roi de
gloire. Sèlah.
▲25.1 De David. . Vers toi,
IHVH-Adonaï, je porte mon être;
25.2
Elohaï, en toi, je m’assure, je ne blêmis pas. Mes ennemis n’exultent
pas pour moi.
25.3 Tous
ceux qui t’espèrent aussi ne blêmissent pas; mais les traîtres
blêmissent de vide.
25.4
Fais-moi pénétrer tes routes, IHVH-Adonaï; apprends-moi tes voies.
25.5
Enroute-moi dans ta vérité, apprends-moi. . Oui, toi, Elohîms de mon
salut, toi, je t’espère tout le jour.
25.6
Mémorise tes matrices, IHVH-Adonaï, tes chérissements: oui, ils sont en
pérennité.
25.7
Des fautes de ma jeunesse, de mes carences, ne te souviens pas ! Selon
ton chérissement, souviens-toi de moi, toi, à cause de ton bien,
IHVH-Adonaï !
25.8 Bien,
droit, IHVH-Adonaï, il enseigne ainsi les fauteurs sur la route.
25.9 Il
entoure les humbles au jugement; il apprend aux humbles sa route.
25.10
Toutes les voies de IHVH-Adonaï sont chérissement, vérité pour les
détenteurs de son pacte, de ses témoignages.
25.11 À
cause de ton nom, IHVH-Adonaï, pardonne mon tort; oui, il est immense.
25.12 Quel
est cet homme qui frémit de IHVH-Adonaï ? Il nous enseigne la route
qu’il choisit.
25.13 Son
être nuite dans le bien; sa semence hérite la terre.
25.14
L’intimité de IHVH-Adonaï est à ses frémissants; son pacte, pour le
faire pénétrer.
25.15 Mes
yeux sont toujours sur IHVH-Adonaï; oui, il dégage mes pieds du piège.
25.16
Fais-moi face, gracie-moi; oui, moi, solitaire et humilié.
25.17 Les
détresses de mon coeur sont béantes; fais-moi sortir de mes
harcèlements.
25.18 Vois
mon humiliation, mon labeur, porte toutes mes fautes.
25.19 Vois
mes ennemis, oui, ils sont multiples, et d’une haine violente me
haïssent.
25.20 Garde
mon être, secours-moi ! Je ne blêmirai pas, oui, je m’abrite en toi.
25.21
L’intégrité, la droiture me protègent; oui, je t’espère.
25.22
Elohîms, rachète Israël de toutes ses détresses !
▲26.1 De David. Juge-moi,
IHVH-Adonaï ! Oui, moi, je vais dans mon intégrité; je m’assure en
IHVH-Adonaï, je ne vacille pas.
26.2
Examine-moi, IHVH-Adonaï, éprouve-moi, fonds mes reins et mon coeur !
26.3 Oui,
ton chérissement contre mes yeux, je vais dans ta vérité.
26.4 Je
n’habite pas avec de vains mortels; je ne viens pas avec des
clandestins.
26.5 Je
hais l’assemblée des malfaiteurs; je ne siège pas avec les criminels.
26.6 Je
baigne mes paumes d’innocence, j’entoure ton autel, IHVH-Adonaï,
26.7 pour
faire entendre la voix de merci, pour raconter tous tes prodiges.
26.8
IHVH-Adonaï, j’aime le logis de ta maison, le lieu, la demeure de ta
gloire.
26.9 Ne
réunis pas mon être aux fauteurs, ma vie aux hommes de sang,
26.10 qui
ont en mains la préméditation, leur droite pleine de corruption.
26.11 Moi,
je vais dans mon intégrité, rachète-moi, gracie-moi !
26.12 Mon
pied se dresse dans la plaine. Aux rassemblements, je bénis IHVH-Adonaï.
▲27.1 De David. IHVH-Adonaï, ma
lumière, mon salut, de qui frémirai-je ?
27.2 À
l’approche contre moi, des malfaiteurs, pour manger ma chair, mes
oppresseurs, mes ennemis trébuchent; eux, ils tombent.
27.3 Si un
camp campait contre moi, mon coeur ne frémirait pas; si une guerre se
levait contre moi, en cela je serais assuré.
27.4
Un, je questionne IHVH-Adonaï et je lui demande d’habiter la maison de
IHVH-Adonaï tous les jours de ma vie, de contempler l’agrément de
IHVH-Adonaï, de visiter son palais.
27.5 Oui,
il me recèle en son repaire le jour du malheur; il me voile sous le
voile de sa tente, il m’exalte sur le roc.
27.6
Maintenant, il exalte ma tête contre mes ennemis autour de moi. Je
sacrifie dans sa tente des sacrifices d’ovation. Je poétise et chante
IHVH-Adonaï.
27.7
IHVH-Adonaï, entends ma voix ! Je crie, gracie-moi, réponds-moi !
27.8 À toi,
mon coeur dit: « Cherche mes faces. » Je cherche tes faces, IHVH-Adonaï
!
27.9
Ne me voile pas tes faces ! Ne repousse pas ton serviteur avec fureur:
tu es mon aide ! Ne me lâche pas, ne m’abandonne pas, Elohîms de mon
salut !
27.10 Oui,
mon père et ma mère m’ont abandonné: IHVH-Adonaï me recueille.
27.11
Enseigne-moi ta route, IHVH-Adonaï, mène-moi sur la voie de la plaine,
à cause de ceux qui me fixent.
27.12
Ne me donne pas à l’être de mes oppresseurs; oui, ils se lèvent contre
moi, les témoins du mensonge; ils insufflent la violence.
27.13
Sinon... J’adhère pour voir le bien de IHVH-Adonaï sur la terre des
vivants.
27.14
Espère IHVH-Adonaï ! Que ton coeur soit ferme et fort. Espère
IHVH-Adonaï !
▲28.1
De David. Vers toi, IHVH-Adonaï, je crie; mon roc, ne sois pas sourd
pour moi, que, toi muet, je ne ressemble aux gisants de la fosse !
28.2
Entends la voix de ma supplication à mon appel vers toi, quand j’élève
mes mains vers le tabernacle de ton sanctuaire.
28.3 Ne
m’entraîne pas avec les criminels, les ouvriers de la fraude, parleurs
de paix à leurs compagnons, le malheur au coeur.
28.4
Donne-leur selon leur action, selon la malice de leurs agissements;
selon l’oeuvre de leurs mains, donne-leur; retourne contre eux leur
salaire,
28.5 car
ils ne discernent pas l’action de IHVH-Adonaï, ni le fait de ses mains.
Il les casse loin de les bâtir.
28.6
IHVH-Adonaï est béni, oui, il entend la voix de ma supplication.
28.7
IHVH-Adonaï, mon énergie, mon bouclier; en lui mon coeur s’assure. Je
suis régénéré, mon coeur exulte; par mon poème je le célèbre.
28.8
IHVH-Adonaï est pour eux une énergie, le retranchement des saluts de
son messie, lui.
28.9 Sauve
ton peuple, bénis ta possession; fais-les pâturer, porte-les jusqu’en
pérennité !
▲29.1 Chant. De David. Offrez à
IHVH-Adonaï, fils d’Elohîms, offrez à IHVH-Adonaï la gloire, l’énergie;
29.2 offrez
à IHVH-Adonaï la gloire de son nom. Prosternez-vous devant IHVH-Adonaï
dans la magnificence de la sacralité !
29.3 La
voix de IHVH-Adonaï sur les eaux; l’Él de gloire tonne, IHVH-Adonaï sur
les eaux immenses.
29.4 La
voix de IHVH-Adonaï dans la force, la voix de IHVH-Adonaï dans la
magnificence.
29.5 La
voix de IHVH-Adonaï brisant les cèdres, IHVH-Adonaï brise les cèdres du
Lebanôn.
29.6 Il les
fait danser comme une génisse; le Lebanôn, le Siriôn, comme une
antilope.
29.7 La
voix de IHVH-Adonaï en extrait des flammes de feu.
29.8 La
voix de IHVH-Adonaï fait trembler le désert, IHVH-Adonaï fait trembler
le désert de Qadésh.
29.9 La
voix de IHVH-Adonaï fait trembler les chênes, il dénude les forêts.
Dans son palais son tout dit: « Gloire ! »
29.10
IHVH-Adonaï habitait le déluge; mais il habite, IHVH-Adonaï, en roi de
pérennité.
29.11
IHVH-Adonaï donne l’énergie à son peuple. IHVH-Adonaï bénit son peuple
par la paix.
▲30.1 (30.1) Chant.
Poème d’inauguration de la maison. De David. (30.2) Je
t’exalte, IHVH-Adonaï ! Oui, tu me puises et ne réjouis pas mes ennemis
devant moi.
30.2 (30.3)
IHVH-Adonaï, Elohaï, je t’ai appelé, et tu m’as guéri.
30.3 (30.4)
IHVH-Adonaï, tu as fait monter mon être du Shéol; tu m’as vivifié, loin
des gisants de la fosse.
30.4 (30.5)
Chantez pour IHVH-Adonaï, vous, ses fervents; célébrez la mémoire de
son sanctuaire.
30.5 (30.6)
Oui, un instant, en sa fureur, une vie, en son vouloir. Le soir, il
nuite en pleurs; au matin, la jubilation.
30.6 (30.7)
Moi, je disais en ma quiétude: « Jamais je ne chancellerai, en
pérennité. »
30.7 (30.8)
IHVH-Adonaï, en ton vouloir, tu dresses ma montagne d’énergie. Tu
voilais tes faces, j’étais affolé.
30.8 (30.9)
Vers toi, IHVH-Adonaï, j’ai crié; vers Adonaï j’ai demandé grâce.
30.9 (30.10)
Quel profit de mon sang, à ma descente au pourrissoir ? Te
célèbre-t-elle, la poussière; rapporte-t-elle ta vérité ?
30.10 (30.11)
Entends, IHVH-Adonaï, gracie-moi, IHVH-Adonaï, sois-moi en aide !
30.11 (30.12)
Tu as changé ma lamentation en ronde pour moi; tu as ouvert mon cilice
et m’as ceint de joie,
30.12 (30.13)
pour que la gloire te chante sans faire silence. IHVH-Adonaï, Elohaï,
en pérennité je te célèbre.
▲31.1 (31.1) Au
chorège. Chant. De David. (31.2) En toi, IHVH-Adonaï, je
m’abrite, je ne blêmis pas en éternité; en ta justification, libère-moi.
31.2 (31.3)
Tends vers moi ton oreille; en hâte, secours-moi. Sois pour moi roc,
retranchement, maison de trappes pour me sauver.
31.3 (31.4)
Oui, mon rocher, ma trappe, toi; à cause de ton nom mène-moi,
dirige-moi.
31.4 (31.5)
Fais-moi sortir de ce filet qu’ils ont enfoui pour moi: oui, toi, mon
retranchement.
31.5 (31.6)
Dans ta main, je dépose mon souffle; rachète-moi, IHVH-Adonaï, Él de
vérité.
31.6 (31.7)
Je hais les gardiens de fumées vaines; en IHVH-Adonaï, je m’abandonne.
31.7 (31.8)
Je m’égaye, je me réjouis en ton chérissement; toi qui as vu mon
humiliation, pénètre les détresses de mon être.
31.8 (31.9)
Ne me livre pas en main de l’ennemi, mais dresse mes pieds au large.
31.9 (31.10)
Gracie-moi, IHVH-Adonaï; oui, la détresse sur moi; mon oeil se ronge
d’irritation, mon être et mon ventre.
31.10 (31.11)
Oui, ma vie s’achève dans l’affliction, mes années dans le soupir. Ma
force trébuche en mon tort, mes os se rongent.
31.11 (31.12)
Pour tous mes oppresseurs, je suis une flétrissure, et plus pour mes
voisins, un effroi pour mes connaissances; ceux qui me voient dehors
s’écartent loin de moi.
31.12 (31.13)
Oublié du coeur comme un mort, je suis comme un objet perdu.
31.13 (31.14)
Oui, j’entends la médisance des multitudes, l’épouvante tout autour,
quand ils se fondent ensemble contre moi et préméditent de prendre mon
être.
31.14 (31.15)
Mais, moi je m’assure en toi, IHVH-Adonaï; je dis: Elohaï, toi, mes
temps sont en ta main.
31.15 (31.16)
Secours-moi de la main de mes ennemis, de mes persécuteurs.
31.16 (31.17)
Illumine tes faces sur ton serviteur. Sauve-moi dans ton chérissement.
31.17 (31.18)
IHVH-Adonaï, je ne blêmis pas; oui, je crie vers toi. Les criminels
blêmissent et se taisent, au Shéol.
31.18 (31.19)
Les lèvres du mensonge seront muettes, parlant contre le juste,
téméraires, dans l’orgueil et le mépris.
31.19 (31.20)
Qu’elle est immense, ton excellence, que tu enfouis pour tes
frémissants et fais pour ceux qui s’abritent en toi, devant les fils de
l’humain.
31.20 (31.21)
Tu les voiles au voile de tes faces, contre les trafics de l’homme. Tu
les recèles dans la cabane, loin du combat des langues.
31.21 (31.22)
IHVH-Adonaï est béni ! Oui, il fait prodige de son chérissement avec
moi, dans la ville assiégée.
31.22 (31.23)
Moi, je disais en ma hâte: J’étais coupé, loin de tes yeux. Mais tu as
entendu la voix de ma supplication, à mon appel vers toi.
31.23 (31.24)
Aimez IHVH-Adonaï, tous ses fervents ! IHVH-Adonaï protège les
adhérences. Il paye de surcroît le faiseur d’orgueil.
31.24 (31.25)
Soyez forts, s’affermisse votre coeur, vous tous, aux aguets de
IHVH-Adonaï.
▲32.1 De David. Perspicace. En
marche, celui dont la carence est portée, la faute couverte !
32.2 En
marche, l’humain contre qui IHVH-Adonaï n’impute pas le tort, sans
duperie en son souffle !
32.3 Oui,
mes os s’usent en mon rugissement, tout le jour.
32.4 Oui,
jour et nuit, tu alourdis contre moi ta main. Ma moelle s’est répandue
aux ardeurs de l’été. Sèlah.
32.5
Ma faute, je te la fais pénétrer; mon tort, je ne le couvre pas. J’ai
dit: J’avouerai contre moi mes carences à IHVH-Adonaï. Toi, porte le
tort de ma faute. Sèlah.
32.6 Pour
cela, tout fervent te prie, pour qu’au temps trouvé, pour la crue
seule, les eaux immenses n’arrivent pas à lui.
32.7 Tu es
un voile pour moi; de la détresse tu me protèges: les jubilations du
libéré m’entourent. Sèlah.
32.8 Je te
rends perspicace, je t’enseigne sur cette route où tu vas, je te
conseille, mon oeil sur toi.
32.9
Ne soyez pas comme un cheval, comme un mulet sans discernement; le mors
et l’entrave le parent pour le freiner, pour qu’il n’approche jamais de
toi.
32.10
Multiples douleurs du criminel ! Qui s’assure en IHVH-Adonaï, le
chérissement l’entoure !
32.11
Réjouissez-vous en IHVH-Adonaï, justes; jubilez, vous tous, coeurs
droits !
▲33.1 Jubilez, justes, en
IHVH-Adonaï ! Pour les équitables la louange est harmonieuse.
33.2
Célébrez IHVH-Adonaï à la lyre; chantez-le à la harpe, au luth.
33.3
Poétisez pour lui un poème nouveau, excellez à jouer l’ovation.
33.4 Oui,
elle est droite, la parole de IHVH-Adonaï; tout son fait est adhérence.
33.5 Il
aime la justification, le jugement; le chérissement de IHVH-Adonaï
remplit la terre.
33.6 Les
ciels sont faits par la parole de IHVH-Adonaï; par le souffle de sa
bouche, toutes leurs milices.
33.7 Il
amasse comme dans une outre les eaux de la mer; il donne les trésors
aux abîmes.
33.8
Frémissez de IHVH-Adonaï, toute la terre; tous les habitants du monde,
tremblez de lui !
33.9 Oui,
il dit, tout est; il ordonne, tout naît.
33.10
IHVH-Adonaï annule les conseils des nations; il récuse les pensées des
peuples.
33.11 Le
conseil de IHVH-Adonaï se dresse en pérennité; les pensées de son
coeur, d’âge en âge.
33.12 En
marche, la nation dont IHVH-Adonaï est l’Elohîms, le peuple qu’il a
choisi pour sa possession !
33.13
IHVH-Adonaï regarde des ciels; il voit tous les fils de l’humain.
33.14 De
l’assise de son habitat, il perçoit tous les habitants de la terre.
33.15
Auteur de leurs coeurs ensemble, il discerne tous leurs faits.
33.16 Le
roi n’est pas sauvé par un surcroît de vaillance; le héros n’est pas
secouru par un surcroît de force.
33.17
Mensonge, le cheval, pour le salut; il n’échappe pas grâce au surcroît
de vaillance.
33.18 Voici
l’oeil de IHVH-Adonaï sur ses frémissants, sur ceux qui souhaitent son
chérissement,
33.19 pour
secourir leur être de la mort, pour les faire vivre pendant la famine.
33.20 Notre
être attend IHVH-Adonaï; notre aide, notre bouclier, lui.
33.21 Oui,
en lui notre coeur se réjouit; oui, nous nous abandonnons au nom de sa
sacralité.
33.22 Ton
chérissement est sur nous, IHVH-Adonaï, comme nous t’attendons.
▲34.1 (34.1) De
David. Quand il change de raison en face d’Abimèlèkh. Chassé, il s’en
va. (34.2) Je bénis IHVH-Adonaï en tout temps; en
permanence sa louange en ma bouche.
34.2 (34.3)
En IHVH-Adonaï, mon être se louange; les humbles entendent et se
réjouissent.
34.3 (34.4)
Grandissez IHVH-Adonaï avec moi; exaltons son nom ensemble !
34.4 (34.5)
Je consulte IHVH-Adonaï, il me répond; de toutes mes épouvantes, il me
secourt.
34.5 (34.6)
Ils le regardent et irradient; leurs faces ne sont pas atterrées.
34.6 (34.7)
Cet humilié crie: IHVH-Adonaï entend, et le sauve de toutes ses
détresses.
34.7 (34.8)
Le messager de IHVH-Adonaï campe autour de ses frémissants: il les
renfloue.
34.8 (34.9)
Goûtez et voyez, oui, quel bien, IHVH-Adonaï ! En marche, le brave qui
s’abrite en lui.
34.9 (34.10)
Frémissants de IHVH-Adonaï, vous, ses consacrés; non, rien ne manque à
ses frémissants !
34.10 (34.11)
Les lionceaux, dépourvus, sont affamés; les chercheurs de IHVH-Adonaï
ne manquent d’aucun bien.
34.11 (34.12)
Allez, les fils, entendez-moi: je vous apprendrai le frémissement de
IHVH-Adonaï.
34.12 (34.13)
Quel est l’homme épris de vie, l’amant des jours ? Pour voir le bien,
34.13 (34.14)
protège ta langue du mal, tes lèvres du langage de duperie.
34.14 (34.15)
Sors du mal, agis bien, recherche la paix, poursuis-la.
34.15 (34.16)
Les yeux de IHVH-Adonaï vers les justes; ses oreilles vers leur appel.
34.16 (34.17)
Les faces de IHVH-Adonaï sont contre les faiseurs de mal, pour trancher
sur terre leur mémoire.
34.17 (34.18)
Ils crient, IHVH-Adonaï entend et les secourt de toutes leurs détresses.
34.18 (34.19)
IHVH-Adonaï, proche des coeurs brisés, sauve les souffles contrits.
34.19 (34.20)
Multiples malheurs du juste, IHVH-Adonaï les secourt en tout.
34.20 (34.21)
Gardien de tous ses os, pas un d’entre eux ne se brise.
34.21 (34.22)
Le malheur met à mort le criminel; les haineux du juste sont condamnés.
34.22 (34.23)
IHVH-Adonaï rachète l’être de ses serviteurs. Ils ne sont pas
condamnés, tous blottis en lui.
▲35.1 De David. Agresse,
IHVH-Adonaï, mes agresseurs, assaille mes assaillants.
35.2
Renforce le bouclier, la targe, lève-toi à mon aide.
35.3
Brandis la lance et la javeline à l’abord de mes persécuteurs. Dis à
mon être: « Ton salut, c’est moi ! »
35.4
Ils blêmissent et sont dans l’opprobre, les chasseurs de mon être. Ils
reculent en arrière, atterrés, ceux qui supputent mon malheur.
35.5 Ils
sont comme la glume face au souffle, et le messager de IHVH-Adonaï les
bannit.
35.6 Leur
route est ténèbre, glissement, et le messager de IHVH-Adonaï les
poursuit.
35.7 Oui,
ils ont enfoui contre moi, gratuitement, le pourrissoir de leur filet,
gratuitement, ils espionnent mon être.
35.8 Le
tourment qu’il ne connaissait pas bien, son filet qu’il avait enfoui le
prend dans le tourment où il tombe.
35.9 Mon
être s’égaye, il exulte en son salut.
35.10
Tous mes os le disent: IHVH-Adonaï, qui est comme toi ? Il secourt
l’humilié de plus fort que lui; l’humilié, le pauvre, de son ravisseur.
35.11 Les
témoins de violence se lèvent; ils me questionnent sur ce que je ne
connaissais pas.
35.12 Ils
me payent le mal pour le bien, désenfanter mon être.
35.13
Moi, quand ils sont malades, mon vêtement est un cilice; par le jeûne,
je violente mon être. Ma prière se retourne sur mon sein.
35.14 Comme
un compagnon, comme un frère pour moi; je vais comme au deuil d’une
mère; sombre, je m’incline.
35.15
Ils se réjouissent de ma boiterie et se rassemblent; ils rassemblent
contre moi des frappeurs. Je ne le savais pas: ils déchirent, et ne
font pas silence.
35.16 Mes
hypocrites moqueurs, en cercle, grincent des dents contre moi.
35.17
Adonaï, jusqu’à quand le verras-tu ? Fais retourner mon être loin de
leurs tourments; loin des lionceaux, ma monade.
35.18 Je te
célèbre dans l’immense assemblée; parmi le peuple puissant, je te
louange.
35.19 Que
mes ennemis ne se réjouissent pas de moi par mensonge. Mes haineux,
gratuitement, clignent de l’oeil.
35.20 Non,
ils ne parlent pas de paix; contre les pacifiques de la terre, ils
pensent des paroles de duperies.
35.21 Ils
élargissent contre moi leur bouche et disent: « Ohé, Ohé ! Notre oeil
l’a vu ! »
35.22 Tu le
vois, IHVH-Adonaï, ne te tais pas ! Adonaï, ne t’éloigne pas de moi !
35.23
Éveille-toi, réveille-toi pour mon jugement, Elohaï, Adonaï, pour mon
combat !
35.24
Juge-moi selon ta justice, IHVH-Adonaï, Elohaï. Qu’ils ne se
réjouissent pas contre moi !
35.25
Qu’ils ne disent pas en leur coeur: « Ohé, notre être ! » Qu’ils ne
disent pas: « Nous l’avons englouti ! »
35.26
Ils blêmissent, ils sont atterrés ensemble, les joyeux de mon malheur;
ils se vêtent de blêmissement, d’opprobre, ceux qui se grandissent
contre moi.
35.27 Ils
jubilent et se réjouissent, les désireux de ma justice. Ils disent en
permanence: « Il est grand, IHVH-Adonaï; il désire la paix de son
serviteur. »
35.28 Ma
langue murmure ta justice; tout le jour ta louange.
▲36.1 (36.1) Au
chorège. Du serviteur de IHVH-Adonaï. De David. (36.2) La
harangue, la carence du criminel est à l’intérieur de mon coeur. Nulle
crainte d’Elohîms n’est devant ses yeux !
36.2 (36.3)
Oui, il glisse vers lui de ses yeux, pour trouver son tort, pour haïr.
36.3 (36.4)
Les paroles de sa bouche sont fraude, duperie ! Il cesse d’être
perspicace à bien faire.
36.4 (36.5)
Il pense à la fraude sur sa couche, se poste sur la route de nul bien,
et ne repousse pas le mal.
36.5 (36.6)
IHVH-Adonaï, que ton chérissement s’élève dans les ciels, ton adhérence
jusqu’en éther,
36.6 (36.7)
ta justification comme les montagnes d’Él ! Tes jugements sont un abîme
immense. Tu sauves l’humain et la bête, IHVH-Adonaï !
36.7 (36.8)
Qu’il est précieux, ton chérissement, Elohîms ! Les fils de l’humain
s’abritent à l’ombre de tes ailes;
36.8 (36.9)
ils se désaltèrent aux crèmes de ta maison; tu les abreuves au torrent
de tes suavités.
36.9 (36.10)
Oui, la nappe de vie est avec toi; en ta lumière, nous voyons la
lumière.
36.10 (36.11)
Attire ton chérissement vers ceux qui te pénètrent, ta justification
pour les coeurs droits.
36.11 (36.12)
Ne fais pas venir contre moi le pied de l’orgueil; ne me fais pas errer
en main des criminels.
36.12 (36.13)
Là, les ouvriers de la fraude tombent, bannis, sans pouvoir se relever.
▲37.1 De David. . Ne t’échauffe
pas avec les malfaiteurs; n’arde pas avec les faiseurs de forfaiture !
37.2 Oui
comme l’herbe, vite, ils sont fauchés, et fanent comme la verdure, le
gazon.
37.3
Fie-toi à IHVH-Adonaï, agis bien; hante la terre, pâture avec adhérence.
37.4
Délecte-toi en IHVH-Adonaï: il te donnera ce que ton coeur cherche.
37.5 Roule
ta route vers IHVH-Adonaï, fie-toi à lui, il agira.
37.6 Il
fera sortir, comme une lumière, ta justice, ton jugement comme le midi.
37.7
Fais silence pour IHVH-Adonaï, attends-le. Ne t’échauffe pas avec lui
qui fait triompher sa route, avec l’homme faiseur de complot.
37.8
Renonce à la fureur, abandonne la colère, ne t’échauffe pas seulement
pour méfaire.
37.9 Oui,
les malfaiteurs seront tranchés; ceux qui espèrent IHVH-Adonaï
hériteront la terre.
37.10
Encore un peu et plus de criminel ! Tu chercheras à le discerner sur
son lieu; mais il ne sera plus.
37.11 Les
humbles hériteront la terre; ils se délecteront d’une paix immense.
37.12
Contre le juste, le criminel complote; contre lui, il grince des dents.
37.13
Adonaï se rit de lui; oui, il voit que son jour vient.
37.14
Les criminels ouvrent l’épée; ils bandent leur arc pour faire tomber
l’humilié, le pauvre, pour égorger les équitables de la route.
37.15 Leur
épée viendra dans leur coeur; leurs arcs seront brisés.
37.16 m
Mieux vaut le peu du juste que le beaucoup de nombreux criminels.
37.17 Oui,
les bras des criminels seront brisés. IHVH-Adonaï est l’appui des
justes.
37.18
IHVH-Adonaï pénètre les jours des intègres, leur possession en
pérennité.
37.19 Ils
ne blêmissent pas au temps du malheur; aux jours de la famine, ils se
rassasient.
37.20 Oui,
les criminels périssent, les ennemis de IHVH-Adonaï s’évanouissent
comme la parure des prés, ils s’évanouissent en fumée.
37.21 Le
criminel emprunte mais ne rembourse pas. Le juste gracie et donne.
37.22 Oui,
ceux qui le bénissent héritent la terre; ses maudisseurs seront
tranchés.
37.23 Les
pas du brave sont affermis par IHVH-Adonaï. Il désire sa route.
37.24 S’il
tombe, il ne succombe pas: oui, IHVH-Adonaï soutient sa main.
37.25
J’étais jeune, j’ai même vieilli, mais je n’ai pas vu de juste
abandonné, ni sa semence rechercher du pain.
37.26 Tout
le jour il gracie et prête; sa semence est en bénédiction.
37.27 Sors
du mal, fais le bien, demeure en pérennité.
37.28
Oui, IHVH-Adonaï aime le jugement, il n’abandonne pas ses fervents; ils
sont gardés en pérennité. La semence des criminels est tranchée.
37.29 Les
justes hériteront la terre; ils y demeureront pour toujours.
37.30 La
bouche du juste murmure la sagesse; sa langue parle avec jugement.
37.31 La
tora de son Elohîms en son coeur, ses foulées ne vacillent jamais.
37.32 Le
criminel guette le juste et cherche à le mettre à mort.
37.33
IHVH-Adonaï ne l’abandonne pas en sa main; il ne l’incrimine pas quand
il le juge.
37.34
Espère IHVH-Adonaï, garde sa route; il t’exalte pour hériter la terre;
au retranchement des criminels, tu le verras.
37.35 J’ai
vu un criminel terrifiant s’implanter comme un genêt luxuriant.
37.36 Mais
il passe; et voici, il n’est plus. Je le cherche, mais il ne se trouve
pas.
37.37 Garde
l’intégrité, vois droit, oui, l’avenir est à l’homme de paix.
37.38 Les
carents seront exterminés ensemble, l’avenir des criminels sera tranché.
37.39 Le
salut des justes vient de IHVH-Adonaï, leur tranchement au temps de la
détresse.
37.40
IHVH-Adonaï les aide, il les libère; il les libère des criminels, il
les sauve. Oui, ils s’abritent en lui.
▲38.1 (38.1)Chant. De
David. Pour mémoriser. (38.2) IHVH-Adonaï ! Dans ton écume,
ne m’admoneste pas; dans ta fièvre, ne me corrige pas !
38.2 (38.3)Oui,
tes flèches me percent, ta main me transperce.
38.3 (38.4)
Rien d’intact en ma chair, en face de ton exaspération; pas de paix en
mes os en face de ma faute.
38.4 (38.5)
Oui, mes torts dépassent ma tête, comme une charge lourde, plus lourde
que moi.
38.5 (38.6)
Elles puent, putréfiées, mes gibbosités, en face de ma démence.
38.6 (38.7)
Je suis tordu, plié à l’extrême; tout le jour, sombre, je vais !
38.7 (38.8)
Oui, mes lombes pleines d’inflammation, rien n’est intact en ma chair.
38.8 (38.9)
Je suis épuisé, contrit à l’extrême, je rugis au rauquement de mon
coeur.
38.9 (38.10)
Adonaï, tout mon désir est devant toi; mon soupir ne t’est pas voilé.
38.10 (38.11)
Mon coeur a le vertige, ma force m’abandonne. La lumière de mes yeux,
eux-mêmes, ne sont plus avec moi.
38.11 (38.12)
Mes amants, mes compagnons se dressent contre ma plaie; mes proches se
tiennent au loin.
38.12 (38.13)
Ils me piègent, les chercheurs de mon être; les quêteurs de mon malheur
parlent de débâcle; ils murmurent tous les jours des duperies.
38.13 (38.14)
Et moi, comme un sourd, je n’entends pas, comme un muet qui n’ouvre pas
la bouche.
38.14 (38.15)
Je suis comme l’homme qui n’entend pas, sans réplique à la bouche.
38.15 (38.16)
Oui, tu me réponds, Adonaï Elohaï. Oui, je te souhaite, toi,
IHVH-Adonaï et toi, tu me réponds, Adonaï Elohaï.
38.16 (38.17)
Oui, je dis: Qu’ils ne se réjouissent pas de moi ! Quand mon pied
chancelle, ils se grandissent contre moi.
38.17 (38.18)
Oui, moi, prêt à boiter, ma douleur est contre moi en permanence.
38.18 (38.19)
Oui, je rapporte mon tort, je me tracasse de ma faute.
38.19 (38.20)
Mes ennemis, vivants, sont puissants; mes haineux par mensonge se
multiplient.
38.20 (38.21)
Payeurs du malheur contre le bonheur, ils m’accusent en ma poursuite du
bien.
38.21 (38.22)
Ne m’abandonne pas, IHVH-Adonaï, Elohaï, ne t’éloigne pas de moi !
38.22 (38.23)
Hâte-toi, à mon aide, Adonaï, mon salut !
▲39.1 (39.1) Au
chorège. De Iedoutoun. Chant. De David. (39.2)
J’ai dit: Je garderai mes routes, pour ne pas fauter de ma langue. Je
garderai sur ma bouche un bâillon, tant que le criminel sera contre moi.
39.2 (39.3)
Je reste muet, en silence, je me tais, sans bien. Ma douleur me
perturbe.
39.3 (39.4)
Mon coeur s’échauffe en mes entrailles; dans mon murmure, le feu brûle.
Je parle de ma langue:
39.4 (39.5)
Fais-moi pénétrer ma fin, IHVH-Adonaï; la mesure de mes jours, quelle
est-elle ? Je pénétrerai combien je suis éphémère.
39.5 (39.6)
Voici, tu m’as donné pour jours quelques palmes; moi, éphémère, comme
un rien devant toi; tout fumée, tout homme debout. Sèlah.
39.6 (39.7)
L’homme va dans l’ombre; fumée, ils grondent... Il amasse et ne sait
pas qui ramassera.
39.7 (39.8)
Maintenant que puis-je espérer, Adonaï ? Mon attente, c’est toi.
39.8 (39.9)
Secours-moi dans toutes mes carences; ne m’expose pas à l’outrage du
veule.
39.9 (39.10)
Muet, je n’ouvre pas la bouche; oui, toi, agis !
39.10 (39.11)
Écarte de moi ta plaie; à l’attaque de ta main, je succombe.
39.11 (39.12)
Par les admonestations du tort, tu corriges l’homme. Tu dissous, comme
une mite, son charme. Fumée, tout humain ! Sèlah.
39.12 (39.13)
Entends ma prière, IHVH-Adonaï; écoute mon appel; ne sois pas sourd à
mes larmes ! Oui, je suis moi-même comme un métèque pour toi, un
habitant, comme tous mes pères.
39.13 (39.14)
Détourne-toi de moi que j’étincelle, avant que je m’en aille et ne sois
plus.
▲40.1 (40.1) Au
chorège. De David. (40.2) J’espérais, j’espérais
IHVH-Adonaï. Il s’incline vers moi, il entend mon appel.
40.2 (40.3)
Il me fait monter de la fosse du tumulte, du limon du bourbier. Il
hisse mes pieds sur le rocher, il affermit mes foulées.
40.3 (40.4)
Il donne en ma bouche un poème nouveau, la louange de notre Elohîms.
Nombreux le voient, frémissent et se fient à IHVH-Adonaï.
40.4 (40.5)
En marche, le brave qui met en IHVH-Adonaï son assurance et ne se
tourne pas vers les superbes, les délateurs trompeurs.
40.5 (40.6)
Tu as multiplié, toi, IHVH-Adonaï, Elohaï, tes merveilles, tes pensées
envers nous, sans mesure. Je le rapporterai, je parlerai... Trop fort à
raconter !
40.6 (40.7)
Le sacrifice, l’offrande, tu ne les désires pas. Tu m’as creusé
l’oreille. La montée, la coulpe, tu ne les demandes pas.
40.7 (40.8)
Alors je dis: Voici, je viens avec le volume de l’acte écrit pour moi.
40.8 (40.9)
Faire ton vouloir, Elohaï; je le désire, ta tora dans mes viscères.
40.9 (40.10)
J’annonce la justice à l’immense assemblée. Voici, mes lèvres, je ne
les boucle pas. IHVH-Adonaï, toi, tu le sais.
40.10 (40.11)
Ta justification, je ne la couvre pas au milieu de mon coeur. Ton
adhérence, ton salut, je les dis; je ne masque pas ton chérissement, ta
vérité, à l’immense assemblée.
40.11 (40.12)
Toi, IHVH-Adonaï, ne boucle pas tes matrices loin de moi ! Ton
chérissement, ta vérité me protègent toujours.
40.12 (40.13)
Oui, des malheurs sans nombre me cernent; mes torts m’atteignent; je ne
peux plus les voir. Ils sont plus drus que les cheveux de ma tête; mon
coeur m’abandonne.
40.13 (40.14)
Veuille, IHVH-Adonaï, me secourir ! IHVH-Adonaï, à mon aide, hâte-toi !
40.14 (40.15)
Ils blêmissent, atterrés, ensemble, les chercheurs de mon être, pour
l’achever. Ils reculent en arrière, dans l’opprobre, les désireux de
mon malheur.
40.15 (40.16)
Ils sont désolés sur le talon de leur blêmissement, ceux qui me
disaient: « Ohé, Ohé ! »
40.16 (40.17)
Ils exultent, se réjouissent en toi, tous tes chercheurs, qui disent
sans cesse: « IHVH-Adonaï est grand ! » les amants de ton salut.
40.17 (40.18)
Et moi, l’humilié, le pauvre, Adonaï, pense à moi ! Mon aide, mon
libérateur, toi, Elohaï, ne tarde pas !
▲41.1 (41.1) Au
chorège. Chant. De David. (41.2) En marche, l’homme
perspicace devant l’infirme ! Au jour du malheur, IHVH-Adonaï le
délivre.
41.2 (41.3)
IHVH-Adonaï le garde et le fait vivre; il est en marche sur terre. Tu
ne le donnes pas à l’être de ses ennemis.
41.3 (41.4)
IHVH-Adonaï le restaure au berceau de dolence. Toute sa couche, tu la
changes pendant sa maladie.
41.4 (41.5)
Moi, je dis: IHVH-Adonaï, gracie-moi, guéris mon être: oui, j’ai fauté
contre toi.
41.5 (41.6)
Mes ennemis disent du mal de moi: « Quand mourra-t-il ? Périsse son nom
! »
41.6 (41.7)
S’il vient voir, il parle vainement. Son coeur regroupe la fraude
contre lui. Il sort et parle dehors.
41.7 (41.8)
Unis contre moi, ils chuchotent, tous mes haineux. Contre moi, ils
pensent le malheur:
41.8 (41.9)
« Une parole de Belia‘al coule en lui. Il est couché et ne pourra plus
se lever. »
41.9 (41.10)
L’homme de ma paix aussi, en qui je m’assurais, le mangeur de mon pain,
lève contre moi le talon.
41.10 (41.11)
Mais, toi, IHVH-Adonaï, gracie-moi, relève-moi ! Je les paierai.
41.11 (41.12)
En cela, je sais que tu me désires: non, mon ennemi n’a pu triompher
contre moi !
41.12 (41.13)
Moi, tu m’appuies en mon intégrité; tu me postes en face de toi, en
pérennité.
41.13 (41.14)
Il est béni, IHVH-Adonaï, l’Elohîms d’Israël, de pérennité en
pérennité. Amén, amén !
- LIVRE
DEUXIÈME des Psaumes -
▲42.1 (42.1) Au
chorège. Perspicace. Des Benéi Qorah. (42.2) Comme le cerf
brame sur les eaux des ruisseaux, ainsi mon être brame vers toi,
Elohîms.
42.2 (42.3)
Mon être a soif d’Elohîms, d’Él vivant. Quand viendrai-je et verrai-je
les faces d’Elohîms ?
42.3 (42.4)
Ma larme est pour moi du pain, jour et nuit, quand il m’est dit tout le
jour: « Où est-il ton Elohîms ? »
42.4 (42.5)
De cela, je me souviens et je répands sur moi mon être: oui, je passais
sous l’arceau, je déambulais jusqu’à la maison d’Elohîms à la voix, la
jubilation, la merci de la foule en fête.
42.5 (42.6)
Quoi ! tu te prosternes, mon être ! Et tu te bouleverses contre moi !
Attends Elohîms, oui, je célébrerai encore les saluts de ses faces.
42.6 (42.7)
Elohaï, contre moi, mon être se prosterne. Ainsi, je te mémorise en
terre du Iardèn, des Hermôn, du mont Mis‘ar.
42.7 (42.8)
L’abîme à l’abîme crie à la voix de tes cataractes. Tous tes brisants,
tes vagues, sur moi passent.
42.8 (42.9)
Le jour, IHVH-Adonaï ordonne son chérissement, et la nuit son poème
avec moi, la prière à l’Él de ma vie.
42.9 (42.10)
Je dis à Él, mon rocher: Pourquoi m’as-tu oublié ? Pourquoi, sombre,
vais-je sous la pression de l’ennemi ?
42.10 (42.11)
Au meurtre, en mes os, ils me flétrissent, mes oppresseurs, en me
disant tout le jour: « Où est ton Elohîms ? »
42.11 (42.12)
Quoi ! tu te prosternes, mon être ! Et tu te bouleverses contre moi !
Attends Elohîms, oui, je célébrerai encore les saluts de ses faces,
Elohaï !
▲43.1 Juge-moi, Elohîms, combats
en mon combat contre une nation non fervente. Libère-moi de l’homme de
duperie, de forfaiture.
43.2 Oui,
toi, Elohîms, mon retranchement ! Pourquoi m’as-tu négligé ? Pourquoi,
sombre, cheminé-je sous la pression de l’ennemi ?
43.3 Envoie
ta lumière, ta vérité, elles me mèneront, elles me feront venir au mont
de ton sanctuaire, en tes demeures.
43.4 Je
viens à l’autel d’Elohîms, vers Él, joie de ma gaieté. Je te célèbre
sur la lyre, Elohîms, Elohaï !
43.5
Quoi ! tu te prosternes, mon être ! Et tu te bouleverses contre moi !
Attends Elohîms, oui, je célébrerai encore les saluts de ses faces,
Elohaï !
▲44.1 (44.1) Au
chorège. Des Benéi Qorah. Perspicace. (44.2)
Elohîms ! De nos oreilles nous l’avons entendu; nos pères nous l’ont
raconté: tu as oeuvré, oeuvré, en leurs jours, aux jours d’antan.
44.2 (44.3)
Toi, ta main, tu as déshérité, tu as implanté des nations; tu as
malmené des patries et les as renvoyées.
44.3 (44.4)
Car, par leur épée, ils n’ont pas hérité la terre; leur bras ne les a
pas sauvés, mais ta droite, ton bras, la lumière de tes faces: oui, tu
les as voulus !
44.4 (44.5)
Toi, lui, mon roi, Elohîms, ordonne les saluts de Ia‘acob !
44.5 (44.6)
En toi nous encornerons nos oppresseurs; en ton nom nous écraserons nos
assaillants.
44.6 (44.7)
Car je ne me fie pas à mon arc, mon épée ne me sauve pas.
44.7 (44.8)
Oui, tu nous sauves de nos oppresseurs, nos haineux, tu les fais blêmir.
44.8 (44.9)
En Elohîms, nous louangeons tout le jour; nous célébrons ton nom en
pérennité. Sèlah.
44.9 (44.10)
Mais tu nous négliges, tu nous mets en opprobre, tu ne sors pas avec
nos milices.
44.10 (44.11)
Tu nous fais retourner en arrière devant l’oppresseur. Nos haineux nous
spolient.
44.11 (44.12)
Tu nous donnes en nourriture comme des ovins; dans les nations, tu nous
aliènes.
44.12 (44.13)
Tu vends ton peuple contre aucune aise; tu ne te bats pas pour leur
prix.
44.13 (44.14)
Tu nous mets en flétrissure pour nos voisins; en moquerie, en dérision,
de notre entourage.
44.14 (44.15)
Tu nous mets en fable parmi les nations, en hochement de tête des
patries.
44.15 (44.16)
Tout le jour mon opprobre contre moi; le blêmissement de mes faces me
couvre,
44.16 (44.17)
à la voix du flétrisseur, de l’outrageur, face à l’ennemi, au vengeur.
44.17 (44.18)
Tout cela nous est advenu, mais nous ne t’avons pas oublié; nous
n’avons pas menti à ton pacte.
44.18 (44.19)
Notre coeur n’a pas reculé en arrière; nos foulées n’ont pas dévié de
ta voie.
44.19 (44.20)
Oui, tu nous as accablés au lieu des chacals, couverts en ombremort.
44.20 (44.21)
Nous n’avons pas oublié le nom de notre Elohîms, ni déployé nos paumes
vers un Él étranger.
44.21 (44.22)
Elohîms ne sonde-t-il pas cela ? Oui, il pénètre, lui, les occultations
du coeur.
44.22 (44.23)
Oui, pour toi nous avons été tués tout le jour considérés comme ovins
d’abattoirs.
44.23 (44.24)
Éveille-toi ! Pourquoi sommeilles-tu, Adonaï ? Réveille-toi, ne néglige
pas avec persistance !
44.24 (44.25)
Pourquoi voiles-tu tes faces, oublies-tu notre humiliation, notre
oppression ?
44.25 (44.26)
Oui, notre être s’incline dans la poussière, notre ventre colle à terre.
44.26 (44.27)
Lève-toi à notre aide ! Achète-nous, à cause de ton chérissement !
▲45.1 (45.1) Au
chorège. Sur les lotus. Des Benéi Qorah. Perspicace. Poème des
étreintes. (45.2) Mon coeur vibre à la parole du bien. Moi,
je dis mes faits au roi. Ma langue est le stylet d’un scribe habile.
45.2 (45.3)
Plus beau que les fils de l’humain, la grâce coule de tes lèvres. Sur
quoi Elohîms te bénit en pérennité.
45.3 (45.4)
Ceins ton épée sur la cuisse, héros, ta majesté, ta magnificence !
45.4 (45.5)
Ta magnificence ! Triomphe, chevauche, pour la parole de vérité,
d’humilité, de justice. Elle t’enseigne les frémissements de ta droite.
45.5 (45.6)
Tes flèches affûtées, les peuples tombent sous toi, au coeur des
ennemis du roi.
45.6 (45.7)
Ton trône, Elohîms, est à jamais. Le sceptre de ton royaume est sceptre
de rectitude.
45.7 (45.8)
Tu aimes la justice, tu hais le crime. Ainsi Elohîms, ton Elohîms, t’a
messié d’huile d’exultation, plutôt que tes associés.
45.8 (45.9)
La myrrhe, l’aloès, la cannelle sur tous tes habits; des palais
d’ivoire, les cithares te réjouissent.
45.9 (45.10)
Des filles de rois parmi tes chéries, la Dame se poste à ta droite,
dans un vermeil d’Ophir.
45.10 (45.11)
Entends, fille, vois, tends ton oreille; oublie ton peuple, la maison
de ton père.
45.11 (45.12)
Le roi a désir de ta beauté; lui, oui, il est ton Adôn, prosterne-toi
devant lui.
45.12 (45.13)
Fille de Sor, les riches du peuple souhaitent tes faces avec des
offrandes.
45.13 (45.14)
Toute sa gloire, fille du roi, est intérieure, vêtue des sertissures
d’or de son vêtement.
45.14 (45.15)
Dans les broderies, elle est conduite au roi, les vierges derrière
elle, ses compagnes, amenées à toi,
45.15 (45.16)
conduites dans la joie et la gaieté, elles viennent au palais du roi.
45.16 (45.17)
À la place de tes pères seront tes fils; tu les placeras en chefs de
toute la terre.
45.17 (45.18)
Je mémoriserai ton nom partout, d’âge en âge; les peuples te
célébreront ainsi en pérennité, à jamais.
▲46.1 (46.1) Au
chorège. Des Benéi Qorah. Pour sopranos. Poème. (46.2)
Elohîms est pour nous l’abri, l’énergie, l’aide dans les détresses; il
est très présent.
46.2 (46.3)
Ainsi nous ne redoutons pas la mue de la terre, l’engloutissement des
monts au coeur des mers.
46.3 (46.4)
Les eaux effervescentes peuvent se bouleverser, et trembler les monts
avec orgueil. Sèlah.
46.4 (46.5)
Le fleuve, ses canaux réjouissent la ville d’Elohîms, la plus sacrée
des demeures du Suprême.
46.5 (46.6)
Elohîms en son sein, elle ne chancelle jamais; Elohîms l’aide, face au
matin.
46.6 (46.7)
Les nations sont bouleversées, les royaumes chancellent. Il donne de la
voix, la terre fond.
46.7 (46.8)
IHVH-Adonaï Sebaot est avec nous, notre citadelle, l’Elohîms de
Ia‘acob. Sèlah.
46.8 (46.9)
Allez, contemplez les oeuvres de IHVH-Adonaï, qui a mis les désolations
sur terre.
46.9 (46.10)
Il fait chômer les guerres jusqu’au confin de la terre. Il brise l’arc,
cisaille la lance, incinère les chars au feu.
46.10 (46.11)
Cessez, et sachez que je suis moi-même Elohîms. Je m’exalte sur les
nations, je m’exalte sur la terre.
46.11 (46.12)
IHVH-Adonaï Sebaot est avec nous, notre citadelle, l’Elohîms de
Ia‘acob. Sèlah.
▲47.1 (47.1) Au
chorège. Des Benéi Qorah. Chant. (47.2) Vous tous, peuples,
battez des paumes; éclatez, pour Elohîms, en chant d’allégresse.
47.2 (47.3)
Oui, IHVH-Adonaï, le suprême, le terrible, est grand roi de toute la
terre.
47.3 (47.4)
Il nous fait subjuguer des peuples, met des patries à nos pieds.
47.4 (47.5)
Il choisit pour nous notre possession, le génie de Ia‘acob qu’il aime.
Sèlah.
47.5 (47.6)
Elohîms monte dans l’ovation, IHVH-Adonaï à la voix du shophar.
47.6 (47.7)
Chantez Elohîms, chantez; chantez notre roi, chantez,
47.7 (47.8)
car Elohîms est le roi de toute la terre; chantez le perspicace.
47.8 (47.9)
Elohîms règne sur les nations, Elohîms siège au trône de son sanctuaire.
47.9 (47.10)
Les nobles parmi les peuples se réunissent, le peuple de l’Elohîms
d’Abrahâm; oui, les boucliers de la terre sont à Elohîms, le très
exalté.
▲48.1 (48.1) Poème.
Chant. Des Benéi Qorah. (48.2) Il est grand, IHVH-Adonaï,
très louangé, en ville de notre Elohîms, au mont de son sanctuaire.
48.2 (48.3)
Beau belvédère, liesse de toute la terre, mont Siôn aux confins du
septentrion, la cité du roi grandiose.
48.3 (48.4)
Elohîms, en ses châteaux, se révèle citadelle.
48.4 (48.5)
Oui, voici, les rois se liguaient, ils se déployaient ensemble.
48.5 (48.6)
Ils voient, eux-mêmes, ainsi étonnés, s’affolent et se précipitent.
48.6 (48.7)
Une secousse les saisit là, le spasme d’une parturiente.
48.7 (48.8)
Au souffle du levant, tu as brisé les navires de Tarshish.
48.8 (48.9)
Comme nous l’entendîmes, nous le vîmes, dans la ville de IHVH-Adonaï
Sebaot, dans la ville de notre Elohîms: Elohîms l’affermit jusqu’en
pérennité. Sèlah.
48.9 (48.10)Nous
méditons, Elohîms, ton chérissement, à l’intérieur de ton palais.
48.10 (48.11)
Tel est ton nom, Elohîms, telle est ta louange, aux confins de la
terre; la justice remplit ta droite.
48.11 (48.12)
Le mont Siôn se réjouit; les filles de Iehouda exultent en tes
jugements.
48.12 (48.13)
Tournez, contournez Siôn, comptez ses tours.
48.13 (48.14)
Placez votre coeur en son glacis, gravissez ses châteaux pour le
raconter à l’âge dernier.
48.14 (48.15)
Oui, voici, Elohîms est notre Elohîms, en pérennité, à jamais. Lui-même
nous conduit au-delà de la mort.
▲49.1 (49.1) Au
chorège. Des Benéi Qorah. Chant. (49.2) Entendez ceci, vous
tous, peuples; écoutez tous, habitants de la durée.
49.2 (49.3)
même les fils de l’humain, même les fils de l’homme, le riche uni au
pauvre.
49.3 (49.4)
Ma bouche parle de sagesses, le murmure de mon coeur, de discernements.
49.4 (49.5)
Je tends à l’exemple mon oreille; j’ouvre à ma lèvre mon énigme.
49.5 (49.6)
Pourquoi frémirais-je aux jours du malheur, quand le tort de mes
poursuivants m’entoure ?
49.6 (49.7)
Ils se fient à leurs biens et de leurs nombreuses richesses se
louangent.
49.7 (49.8)
Mais un frère ne peut pas racheter, racheter un homme, ni donner à
Elohîms sa rançon !
49.8 (49.9)
Il serait trop cher, le rachat de leur être, éphémère pour la pérennité.
49.9 (49.10)
Vivra-t-il encore à jamais, ne verra-t-il pas de pourrissoir ?
49.10 (49.11)
Oui, il le voit: les sages meurent, ensemble, le fou et le stupide
périssent; ils abandonnent à d’autres leurs biens.
49.11 (49.12)
Leurs tombeaux, leurs maisons de pérennité, leurs demeures d’âge en âge
crient leurs noms sur la glèbe.
49.12 (49.13)
Mais l’humain ne nuite pas dans la splendeur, égal aux bêtes qui
périssent.
49.13 (49.14)
Telle est leur route, leur folie; après eux, ils le voudront de leur
bouche. Sèlah.
49.14 (49.15)
Comme des ovins, ils sont mis au Shéol; la mort les fait paître. Mais
les équitables, au matin, les dominent; leur forme est, à corruption de
Shéol, leur seul vestige.
49.15 (49.16)
Mais Elohîms rachète mon être de la main du Shéol: oui, il me prend.
Sèlah.
49.16 (49.17)
Ne frémis pas quand s’enrichit l’homme, que se multiplie le poids de sa
maison.
49.17 (49.18)
Car il ne prendra pas tout en sa mort; son poids ne descendra pas
derrière lui.
49.18 (49.19)
Cependant il bénit son être en sa vie. Ils te célébreront si tu fais
bien pour toi.
49.19 (49.20)
Il viendra jusqu’à l’âge de ses pères, à jamais, ils ne verront plus la
lumière.
49.20 (49.21)
L’humain dans la splendeur ne discerne pas, égal aux bêtes qui
périssent.
▲50.1 Chant. D’Assaph. Él Elohîms
IHVH-Adonaï parle, il convoque la terre, de l’orient du soleil à son
couchant.
50.2 De
Siôn, totale de beauté, Elohîms resplendit.
50.3 Notre
Elohîms vient, il ne se tait pas; un feu dévore en face de lui; tout
autour la tempête fait rage.
50.4 Il
convoque les ciels, en haut, et la terre, pour juger son peuple.
50.5 «
Rassemblez pour moi mes fervents, les trancheurs de mon pacte par le
sacrifice. »
50.6 Les
ciels rapportent sa justice; oui, Elohîms est le juge, lui. Sèlah.
50.7
Entends, mon peuple, je parle; Israël, je témoigne contre toi; Elohîms,
moi-même !
50.8 Non,
je ne t’admonesterai pas pour tes sacrifices, pour tes montées toujours
contre moi.
50.9 Je ne
prendrai pas de ta maison un bouvillon, ni un menon de ta bergerie.
50.10 Oui,
tous les animaux de la forêt sont à moi, les bêtes des monts-milliers.
50.11 Je
connais tout oiseau des monts; à moi, la vivacité des champs.
50.12 Si
j’étais affamé, je ne te le dirais pas: oui, il est à moi, le monde et
sa plénitude !
50.13
Puis-je manger la chair des aurochs, boire le sang des menons ?
50.14
Sacrifie pour Elohîms la merci; acquitte tes voeux au Suprême.
50.15
Appelle-moi au jour de la détresse; je te renflouerai, tu me
glorifieras. »
50.16
Elohîms dit au criminel: « Qu’as-tu à conter mes lois, à porter mon
pacte à ta bouche ?
50.17 Toi,
tu hais la discipline, tu jettes mes paroles derrière toi.
50.18 Si tu
vois un voleur, tu cours avec lui; ta part est avec les adultères.
50.19 Tu
envoies ta bouche au malheur, tu accouples ta langue à la duperie.
50.20 Tu
sièges contre ton frère et tu parles; contre le fils de ta mère, tu
répands le dénigrement.
50.21 Cela,
tu l’as fait, et je me suis tu. Tu as imaginé que j’étais, j’étais
comme toi ! Je t’admoneste et le mets sous tes yeux.
50.22
Discernez donc cela, oublieux d’Eloha, que je ne lacère, sans sauveteur
!
50.23 Le
sacrificateur de merci me glorifie, il se met en route, je lui fais
voir le salut d’Elohîms. »
▲51.1 (51.1-3) Au
chorège. Chant. De David. Quand Natân, l’inspiré, vient à lui, (51.2)
alors qu’il était venu vers Bat-Shèba‘. (51.3) Gracie-moi,
Elohîms, selon ton chérissement; selon la multiplicité de tes matrices
efface mes carences.
51.2 (51.4)
Lave-moi bien de mon tort; de ma faute purifie-moi.
51.3 (51.5)
Oui, mes carences, je les pénètre; ma faute est contre moi en
permanence.
51.4 (51.6)
Contre toi seul j’ai fauté, j’ai fait le mal à tes yeux, pour que tu
sois juste en ton parler, innocent en ton jugement.
51.5 (51.7)
Voilà, dans le tort j’ai été conçu; ma mère m’a enfiévré de faute.
51.6 (51.8)
Voilà, tu désires la vérité dans les glandes; tu me fais pénétrer la
sagesse au lieu hermétique.
51.7 (51.9)
Défaute-moi par l’hysope, je serai purifié; plus que neige, je serai
blanc.
51.8 (51.10)
Fais-moi entendre la liesse et la joie, les os que tu as contrits
s’égayeront.
51.9 (51.11)
Voile tes faces devant mes fautes; efface tous mes torts.
51.10 (51.12)
Crée-moi un coeur pur, Elohîms; rénove en mes entrailles un souffle
prêt.
51.11 (51.13)
Ne me rejette pas loin de tes faces, ne me prends pas ton souffle sacré.
51.12 (51.14)
Retourne-moi la liesse de ton salut, impose-moi un souffle de
générosité.
51.13 (51.15)
J’instruirai les carences de tes routes; les fauteurs retourneront vers
toi.
51.14 (51.16)
Secours-moi des sangs, Elohîms, Elohîms de mon salut; ma langue
jubilera de ta justification.
51.15 (51.17)
Adonaï, ouvre mes lèvres, ma bouche rapportera ta louange.
51.16 (51.18)
Non, tu ne désires pas de sacrifice j’en donnerais ; tu ne veux pas
de montée.
51.17 (51.19)
Les sacrifices d’Elohîms: un souffle brisé; un coeur brisé, contrit,
Elohîms, tu ne le méprises pas.
51.18 (51.20)
Excelle en ton vouloir avec Siôn; bâtis les remparts de Ieroushalaîm.
51.19 (51.21)
Alors tu désireras des sacrifices de justice, la montée, la totalité.
Alors les bouvillons monteront sur ton autel.
▲52.1 (52.1-3) Au
chorège. Perspicace. De David. (52.2) À la venue de Doég
l’Edomi. Il le rapporte à Shaoul et lui dit: « David est venu dans la
maison d’Ahimèlèkh. » (52.3) Quoi, tu te louanges du
malheur, héros ? Le chérissement d’Él est tout le jour !
52.2 (52.4)
Ta langue prémédite la perversité comme un rasoir aiguisé, faiseur de
dupes !
52.3 (52.5)
Tu aimes le mal plus que le bien, le mensonge plus que parler de
justice. Sèlah.
52.4 (52.6)
Tu aimes toutes les paroles qui engloutissent, langue de duperie.
52.5 (52.7)
Él aussi te disloque avec persistance, t’attrape et te boute hors de la
tente. Il te déracine de la terre des vivants. Sèlah.
52.6 (52.8)
Les justes le voient, ils frémissent, et se jouent de lui:
52.7 (52.9)
« Voilà le brave, il ne mettait pas son refuge en Elohîms; il
s’assurait en sa richesse multiple, il osait en sa perversité. »
52.8 (52.10)
Moi, comme un olivier luxuriant dans la maison d’Elohîms, je
m’abandonne au chérissement d’Elohîms, en pérennité, à jamais.
52.9 (52.11)
Je te célèbre en pérennité: oui, tu agis. J’espère ton nom, oui, quel
bien, devant tes fervents !
▲53.1 (53.1) Au
chorège. Sur les danses. Perspicace. De David. (53.2) Le
veule dit en son coeur: « Pas d’Elohîms ! » Ils détruisent, ils
abominent de forfait, nul ne fait le bien.
53.2 (53.3)
Elohîms observe des ciels les fils de l’humain, pour voir s’il existe
un perspicace, un consulteur d’Elohîms.
53.3 (53.4)
Tous reculent ensemble; ils se sont corrompus. Nul ne fait le bien,
nul, pas même un.
53.4 (53.5)
Ne le savent-ils pas, les ouvriers de la fraude ? Les dévoreurs de mon
peuple mangent le pain; ils ne crient pas vers Elohîms.
53.5 (53.6)
Là, ils tremblent de tremblement, où il n’était pas de tremblement.
Oui, Elohîms éparpille les ossements de qui t’assiège. Tu les as fait
blêmir, car Elohîms les a rejetés.
53.6 (53.7)
Qui donnera de Siôn les saluts d’Israël ? Au retour d’Elohîms, au
retour de son peuple, il se réjouira, Israël, il s’égayera, Ia‘acob.
▲54.1 (54.1-3) Au
chorège. Avec musiques. Perspicace. De David. (54.2) À la
venue des Ziphîm, ils disent à Shaoul: « David ne se cache-t-il pas
parmi nous ? » (54.3) Elohîms, par ton nom sauve-moi; par
ton héroïsme juge-moi.
54.2 (54.4)
Elohîms, entends ma prière; écoute les dires de ma bouche.
54.3 (54.5)
Oui, des étrangers se lèvent contre moi; des terroristes cherchent mon
être. Ils ne mettent pas Elohîms devant eux. Sèlah.
54.4 (54.6)
Voici, Elohîms m’aide, Adonaï avec les tuteurs de mon être.
54.5 (54.7)
Le mal se retourne contre mes épieurs: tu les annihiles dans ta vérité.
54.6 (54.8)
En gratitude, je sacrifie pour toi, je célèbre ton nom, IHVH-Adonaï,
oui, il est le bien;
54.7 (54.9)
oui, il me secourt de toute détresse; mon oeil a décelé mes ennemis.
▲55.1 (55.1) Au
chorège. Avec musiques. Perspicace. De David. (55.2) Écoute
ma prière, Elohîms, ne te soustrais pas à ma supplication.
55.2 (55.3)
Sois-moi attentif, réponds-moi. Je plonge en mon épanchement et me
bouleverse.
55.3 (55.4)
À la voix de l’ennemi, face à la contrainte du criminel, oui, ils font
chanceler sur moi la fraude; ils me dénoncent avec fureur.
55.4 (55.5)
Mon coeur tressaille en mon sein; les effrois de la mort m’assaillent.
55.5 (55.6)
Le frémissement, la terreur surgissent contre moi; l’effroi m’envahit.
55.6 (55.7)
Et je dis: Qui me donnera les ailes de la palombe ? Je m’envolerais et
j’aurais le repos.
55.7 (55.8)
Voici, je m’éloignerais, errant, et nuiterais au désert. Sèlah.
55.8 (55.9)
Je me hâterais, m’évadant loin du souffle impétueux, loin de la tempête.
55.9 (55.10)
Engloutis-les, Adonaï, divise leur langue ! Oui, j’ai vu la violence et
la bataille dans la ville.
55.10 (55.11)
De jour et de nuit elles entourent ses remparts; la fraude et le
tourment en son sein.
55.11 (55.12)
La débâcle en son sein, la vexation, la duperie ne se retirent pas de
ses places.
55.12 (55.13)
Car ce n’est pas l’ennemi qui me flétrit: je le supporterais; ni mon
haineux qui se hausse contre moi: je m’en cacherais.
55.13 (55.14)
Mais toi, homme de ma valeur, mon champion, mon confident,
55.14 (55.15)
avec qui, unis, nous savourions l’intimité, allant en émoi dans la
maison d’Elohîms.
55.15 (55.16)
Malemort sur eux ! Ils descendront vivant au Shéol ! Oui, les malheurs
sont en leurs résidences, en leur sein.
55.16 (55.17)
Moi, vers Elohîms je crie, IHVH-Adonaï me sauve.
55.17 (55.18)
Le soir, le matin, le midi, je m’épanche; je suis bouleversé mais il
entend ma voix.
55.18 (55.19)
Il rachète mon être en paix, sans bataille pour moi. Oui, ils sont
nombreux contre moi.
55.19 (55.20)
Él entend et leur répond. Il siège, antique. Sèlah. Eux qui ne changent
pas et ne frémissent pas d’Elohîms.
55.20 (55.21)
Il lance ses mains contre les pacifiques, il profane son pacte.
55.21 (55.22)
Les compliments glissent de sa bouche, mais la bataille est en son
coeur. Ses paroles sont plus tendres que de l’huile, mais ce sont des
poignards.
55.22 (55.23)
Remets à IHVH-Adonaï ton fardeau, il te sustentera. Il ne donne pas en
pérennité au juste de chanceler.
55.23 (55.24)
Toi, Elohîms, fais descendre dans la fosse du pourrissoir les hommes de
sang et de duperie, qui n’atteignent pas la moitié de leurs jours. Moi,
en toi, je suis tout abandonné.
▲56.1 (56.1) Au
chorège. Sur « La palombe silencieuse des lointains ». De David.
Graphie. Quand les Pelishtîm le saisissent, à Gat. (56.2)
Gracie-moi, Elohîms ! Oui, l’homme me happe; tout le jour, il guerroie
contre moi et m’oppresse !
56.2 (56.3)
Ils me happent, ceux qui me fixent tout le jour. Oui, multiples; ils
guerroient contre moi, altier !
56.3 (56.4)
Le jour où je frémis, je m’abandonne en toi. En Elohîms, je louange sa
parole;
56.4 (56.5)
en Elohîms je m’abandonne et ne frémis pas. Que me ferait la chair ?
56.5 (56.6)
Tout le jour, mes paroles me nuisent; toutes leurs pensées sont contre
moi pour le mal.
56.6 (56.7)
Ils se rassemblent, s’embusquent, et épient mes talons, tandis qu’ils
espèrent mon être.
56.7 (56.8)
À la fraude, pas d’évasion pour eux ! Fais tomber les peuples avec
fureur, Elohîms !
56.8 (56.9)
Toi, tu comptes mon errance. Mets tes larmes dans ton outre. N’est-ce
pas dans ton livre ?
56.9 (56.10)
Alors mes ennemis reculent en arrière, le jour où je crie. Cela, je le
sais: oui, Elohîms est pour moi.
56.10 (56.11)
En Elohîms, je louange la parole; en IHVH-Adonaï, je louange la parole.
56.11 (56.12)
En Elohîms je m’abandonne, je ne frémis pas. Que me ferait l’humain ?
56.12 (56.13)
À moi tes voeux Elohîms; je te paie les mercis.
56.13 (56.14)
Oui, tu as secouru mon être de la mort, mes pieds du bannissement, pour
aller en face d’Elohîms dans la lumière de vie.
▲57.1 (57.1) Au
chorège. « Ne détruis pas. » De David. Graphie. En sa fuite face à
Shaoul, dans la grotte. (57.2)
Gracie-moi, Elohîms, gracie-moi ! Oui, en toi mon être s’abrite; à
l’ombre de tes ailes je m’abrite, jusqu’à ce que passe la débâcle.
57.2 (57.3)
Je crie vers Elohîms, le Suprême; vers Él qui parachève pour moi.
57.3 (57.4)
Il envoie des ciels, me sauve, et terrasse qui me happe. Sèlah. Elohîms
envoie son chérissement, sa vérité.
57.4 (57.5)
Mon être au milieu des lions, je me couche, dans les flamboiements des
fils de l’humain. Leurs dents, une lance, des flèches, leur langue, une
épée acérée.
57.5 (57.6)
Exalte sur les ciels, Elohîms, sur toute la terre ta gloire !
57.6 (57.7)
Ils préparent un filet pour mes pas; mon être se courbe. Ils font, en
face de moi, un pourrissoir, où ils tombent. Sèlah.
57.7 (57.8)
Mon coeur est ferme, Elohîms; mon coeur est ferme ! Je poétise et je
chante !
57.8 (57.9)
Éveille-toi, ma gloire; éveillez-vous, harpe, lyre; j’éveillerai l’aube
!
57.9 (57.10)
Je te célèbre parmi les peuples, Adonaï, je te chante dans les patries.
57.10 (57.11)
Oui, ton chérissement est grand jusqu’aux ciels, jusqu’en éther, ta
vérité.
57.11 (57.12)
Exalte sur les ciels, Elohîms, sur toute la terre, ta gloire !
▲58.1 (58.1) Au
chorège. « Ne détruis pas. » De David. Graphie. (58.2) En
vérité, magistrats, parlez-vous de justice ? Jugez-vous avec rectitude
les fils de l’humain ?
58.2 (58.3)
Même de coeur, vous oeuvrez avec forfaitures; sur terre, vous balancez
de vos mains la violence.
58.3 (58.4)
Les criminels s’aliènent dès la matrice; dès le ventre, les parleurs de
tromperie vaquent.
58.4 (58.5)
Leur venin est identique au venin du serpent, comme un cobra sourd qui
obture son oreille,
58.5 (58.6)
qui n’entend pas la voix des enchanteurs, du charmeur de charmes,
expert.
58.6 (58.7)
Elohîms, casse leurs dents dans leur bouche; fracasse les molaires des
lionceaux, IHVH-Adonaï !
58.7 (58.8)
Qu’ils fondent comme des eaux et s’en aillent !
58.8 (58.9)
Il tend ses flèches; il est fauché comme la limace qui fond et va,
l’avorton de la femme qui n’a pas contemplé le soleil.
58.9 (58.10)
Avant que vos pots ne discernent le lyciet, encore vif, le vent brûlant
y fait tourmente.
58.10 (58.11)
Le juste se réjouit; oui, il contemple la vengeance; il baigne ses pas
dans le sang du criminel.
58.11 (58.12)
L’humain dit: « Ah ! il est un fruit pour le juste; ah ! il existe un
Elohîms qui juge sur terre ! »
▲59.1 (59.1) Au
chorège. « Ne détruis pas ». De David. Graphie. À l’envoi de Shaoul,
ils gardent la maison pour le mettre à mort. (59.2)
Secours-moi de mes ennemis, Elohaï ! Fais-moi culminer contre me
assaillants !
59.2 (59.3)
Secours-moi des ouvriers de fraude, sauve-moi des hommes de sang !
59.3 (59.4)
Oui, voici, ils s’embusquent contre mon être; énergiques, ils
m’épouvantent. Ce n’est pas par ma carence, ce n’est pas par ma faute,
IHVH-Adonaï !
59.4 (59.5)
Sans tort, ils courent, ils s’affermissent. Éveille-toi à mon abord,
vois !
59.5 (59.6)
Toi, IHVH-Adonaï, Elohîms Sebaot, Elohîms d’Israël, réveille-toi pour
sanctionner toutes les nations. Ne gracie pas tous les traîtres de la
fraude. Sèlah.
59.6 (59.7)
Ils retournent au soir, ils hurlent comme un chien, ils tournent dans
la ville.
59.7 (59.8)
Voici, ils s’expriment de leur bouche, avec des épées sur leurs lèvres:
« Oui, qui entend ? »
59.8 (59.9)
Toi, IHVH-Adonaï, tu te joues d’eux; tu te moques de toutes les nations.
59.9 (59.10)
Je garde son énergie pour toi; oui, Elohîms est ma culmination.
59.10 (59.11)
L’Elohîms de mon chérissement me devance; Elohîms me fait voir ceux qui
me fixent.
59.11 (59.12)
Ne les tue pas, que mon peuple n’oublie ! Fais-les mouvoir de ton
glacis, fais-les descendre, notre bouclier, Adonaï !
59.12 (59.13)
La faute de leur bouche, c’est la parole de leurs lèvres: ils sont pris
dans leur génie. Ils racontent l’imprécation, le reniement.
59.13 (59.14)
Achève-les avec fièvre, achève-les, ils ne seront plus ! Ils sauront
qu’Elohîms gouverne Ia‘acob jusqu’aux confins de la terre; Sèlah.
59.14 (59.15)
Ils retournent au soir, ils hurlent comme un chien; ils tournent dans
la ville.
59.15 (59.16)
Ils se meuvent pour manger; mais, non rassasiés, ils nuitent.
59.16 (59.17)
Et moi, je poétise ton énergie; je jubile, au matin, de ton
chérissement. Oui, tu es pour moi une culmination un refuge au jour de
ma détresse.
59.17 (59.18)
Mon énergie, je te chante; oui, Elohîms, ma culmination, l’Elohîms de
mon chérissement.
▲60.1 (60.1) Au
chorège. Sur « Le lotus du témoignage ». Graphie. De David. Pour
instruire. (60.2) Dans sa querelle avec Arâm-Naharaîm et
Arâm-Soba, Ioab retourne et frappe Edôm au Val-du-Sel: douze mille. (60.3)
Elohîms, tu nous as négligés, tu nous as mis en brèche; tu as fulminé.
Retourne vers nous !
60.2 (60.4)
Tu as fait trembler la terre, la craquelant. Guéris ses blessures; oui,
elle chancelle.
60.3 (60.5)
Tu fais voir à ton peuple la dureté; tu nous abreuves du vin d’ébriété.
60.4 (60.6)
Tu donnes à tes frémissants la bannière arborée en face de l’archer.
Sèlah.
60.5 (60.7)
Pour que tes amis soient renfloués, sauve par ta droite, réponds-moi !
60.6 (60.8)
Elohîms a parlé dans son sanctuaire: J’exulte, je partage Shekhèm, je
mesure la vallée de Soukot.
60.7 (60.9)
À moi, Guil‘ad ! à moi, Menashè ! Èphraîm, protection de ma tête,
Iehouda, mon exarque !
60.8 (60.10)
Moab, mon pot d’ablution; contre Edôm, je jette ma sandale; pour moi,
Pelèshèt, fais ovation !
60.9 (60.11)
Qui me transporte dans la ville assiégée ? Qui me mène jusqu’en Edôm ?
60.10 (60.12)
N’est-ce pas toi, Elohîms ? Tu nous avais négligés; tu ne sortais pas,
Elohîms, dans nos milices.
60.11 (60.13)
Offre-nous de l’aide contre l’oppresseur: le salut de l’humain est vain.
60.12 (60.14)
En Elohîms, nous faisons vaillance. Il écrase nos oppresseurs !
▲61.1 (61.1) Au
chorège. Sur la musique. De David. (61.2) Entends, Elohîms,
ma jubilation, sois attentif à ma prière !
61.2 (61.3)
Du confin de la terre, vers toi je crie. Quand mon coeur se couvre,
mène-moi au roc plus haut que moi.
61.3 (61.4)
Oui, tu es un abri pour moi, une tour d’énergie face à l’ennemi.
61.4 (61.5)
Je résiderai dans ta tente en pérennité; je m’abriterai au voile de tes
ailes. Sèlah.
61.5 (61.6)
Oui, toi, Elohîms, entends mes voeux; donne-moi l’héritage des
frémissants de ton nom !
61.6 (61.7)
Ajoute des jours aux jours du roi; ses années, comme d’âge en âge.
61.7 (61.8)
Qu’il habite en pérennité face à Elohîms ! Le chérissement, la vérité,
impartis-leur de les garder !
61.8 (61.9)
Ainsi, je chanterai ton nom à jamais, pour payer mes voeux jour après
jour.
▲62.1 (62.1) Au
chorège. Sur Iedoutoun. Chant. De David. (62.2) Ah ! en
Elohîms, silence, mon être, mon salut vient de lui !
62.2 (62.3)
Ah ! il est mon roc, mon salut, ma culmination ! Je ne chancellerai
guère.
62.3 (62.4)
Jusqu’où agresserez-vous l’homme ? Vous êtes des assassins, vous tous,
comme un mur qui s’effondre, clôture croulante.
62.4 (62.5)
Ah ! de sa hauteur ils délibèrent pour le bannir; ils veulent la
tromperie. De leur bouche, ils bénissent; en leur sein, ils maudissent.
Sèlah.
62.5 (62.6)
Ah ! pour Elohîms, fais silence, mon être; mon espoir vient de lui !
62.6 (62.7)
Ah ! il est mon roc, mon salut, ma culmination, lui ! Je ne
chancellerai pas !
62.7 (62.8)
Sur Elohîms, mon salut et ma gloire; le roc de mon énergie et mon abri
sont en Elohîms.
62.8 (62.9)
Fiez-vous à lui en tout temps, peuple. Répandez en face de lui votre
coeur: Elohîms, notre abri. Sèlah.
62.9 (62.10)
Ah ! fumée, les fils de l’humain; tromperie, les fils de l’homme ! Aux
balances, pour monter, ils sont ensemble moins qu’une fumée !
62.10 (62.11)
Ne vous fiez pas au rapt, ne vous égarez pas dans l’escroquerie. La
valeur fructifiant, n’y placez pas votre coeur.
62.11 (62.12)
Un, Elohîms parle; deux, ceci, je l’entends: oui, l’énergie est à
Elohîms.
62.12 (62.13)
À toi, Adonaï, le chérissement; oui, tu payes l’homme selon son fait.
▲63.1 (63.1) Chant.
De David. Quand il est au désert de Iehouda. (63.2)
Elohîms, Éli, je te quête, mon être a soif de toi; ma chair languit
après toi. Sur une terre de reg, fatiguée, sans eau,
63.2 (63.3)
je te contemple ainsi dans le sanctuaire, pour voir ton énergie, ta
gloire.
63.3 (63.4)
Oui, ton chérissement est meilleur que la vie; mes lèvres t’exaltent.
63.4 (63.5)
Ainsi, je te bénis dans ma vie; en ton nom j’élève mes paumes.
63.5 (63.6)
Comme de graisse et de moelle, mon être est rassasié; lèvres
jubilantes, ma bouche louange.
63.6 (63.7)
Quand je te mémorise sur mon grabat, aux gardes je murmure en toi.
63.7 (63.8)
Oui, tu es une aide pour moi; je jubile à l’ombre de tes ailes.
63.8 (63.9)
Mon être colle à toi, ta droite me soutient.
63.9 (63.10)
Mais eux cherchent mon être dans la tourmente; ils viennent aux cryptes
de la terre.
63.10 (63.11)
Ils les saignent par la main de l’épée, ils seront la part des renards.
63.11 (63.12)
Mais le roi se réjouit en Elohîms; qui jure par lui sa louange ! Oui,
elle est close, la bouche des parleurs du mensonge.
▲64.1 (64.1) Au
chorège. Chant. De David. (64.2) Elohîms, entends ma voix,
en mon épanchement, protège ma vie contre le tremblement des ennemis;
64.2 (64.3)
cache-moi loin de l’intimité des malfaiteurs, loin de l’émoi des
ouvriers de fraude,
64.3 (64.4)
qui affûtent leur langue comme une épée, et tendent leur flèche, parole
amère,
64.4 (64.5)
pour tirer en secret contre l’intègre; soudain, ils tirent sur lui,
sans frémir.
64.5 (64.6)
Ils se fortifient en propos de mal, et racontent d’enfouir des pièges.
Ils disent: « Qui les verra ? »
64.6 (64.7)
Ils recherchent des forfaitures: « Nous avons fini la recherche
recherchée ! » Entrailles de l’homme, coeur profond !
64.7 (64.8)
Elohîms leur tire une flèche. Ils sont frappés, soudain.
64.8 (64.9)
Ils font trébucher leur langue contre eux-mêmes; tous ceux qui les
voient hochent la tête.
64.9 (64.10)
Tous les humains frémissent; ils rapportent l’oeuvre d’Elohîms, et
comprennent son fait.
64.10 (64.11)
Le juste se réjouit en IHVH-Adonaï et s’abrite en lui. Tous les coeurs
droits se louangent.
▲65.1 (65.1) Au
chorège. Chant. De David. Poème. (65.2) Pour toi, le
silence est louange, Elohîms, en Siôn; et pour toi le voeu s’acquitte.
65.2 (65.3)
Entendeur de la prière, toute chair vient à toi.
65.3 (65.4)
Les propos de torts ont été plus forts que moi: absous nos carences.
65.4 (65.5)
En marche, celui que tu choisis et rapproches: il demeure en tes
parvis. Nous nous rassasions du bien de ta maison, dans ton palais
sacré.
65.5 (65.6)
Frémissements, tu nous réponds dans la justice, Elohîms de notre salut,
pacificateur de tous les lointains, des confins de la terre et de la
mer.
65.6 (65.7)
Il affermit les montagnes en sa force, ceint d’héroïsme.
65.7 (65.8)
Il apaise le fracas des mers, le fracas de leurs vagues, et le tumulte
des patries.
65.8 (65.9)
Les habitants des confins frémissent à tes signes. Tu fais jubiler les
issues du matin et du soir.
65.9 (65.10)
Tu sanctionnes la terre, l’irrigues d’abondance et l’enrichis. Le canal
d’Elohîms plein d’eaux, tu prépares leurs céréales; oui, tu les
prépares ainsi.
65.10 (65.11)
Irriguer ses sillons, déposer ses mottes;
65.11 (65.12)
tu les attendris de giboulées et bénis sa germination. Tu nimbes
l’année de ton bien, tes voûtes dégoulinent de sève.
65.12 (65.13)
Elles dégoulinent, les oasis du désert. Tu ceins les collines de gaieté.
65.13 (65.14)
Les prairies se revêtent d’ovins, les vallées s’enveloppent de froment.
Ils acclament et poétisent ainsi...
▲66.1 Au chorège. Poème. Chant.
Acclamez Elohîms, toute la terre !
66.2
Chantez la gloire de son nom, mettez la gloire de sa louange !
66.3 Dites
à Elohîms: Quel frémissement, tes oeuvres ! Dans ton énergie multiple,
tes ennemis se renient devant toi.
66.4 Toute
la terre se prosterne devant toi; ils te chantent, ils chantent ton
nom. Sèlah !
66.5 Allez,
voyez les entreprises d’Elohîms, l’agissement à faire blêmir les fils
de l’humain !
66.6 Il a
changé la mer en continent, ils sont passés à pied sur le fleuve. Là,
nous nous réjouissons en lui.
66.7 Il
gouverne en son héroïsme la pérennité; ses yeux guettent les nations.
Les dévoyés ne s’exaltent pas contre lui. Sèlah.
66.8
Bénissez, peuples, notre Elohîms; faites entendre la voix de sa louange
!
66.9 Il met
notre être en vie; il ne donne pas à notre pied de chanceler.
66.10 Oui,
tu nous examines, Elohîms; tu nous fonds comme l’argent se fond.
66.11 Tu
nous avais fait venir dans une trappe, mettant l’ulcère sur nos hanches.
66.12
Tu as fait chevaucher l’homme sur nos têtes; nous sommes venus dans le
feu et les eaux; puis tu nous as fait sortir dans l’abondance.
66.13 Je
viens en ta maison avec des montées; je te paye mes voeux,
66.14 pour
lesquels mes lèvres se sont ouvertes et dont ma bouche a parlé dans ma
détresse.
66.15 Je
monte pour toi des montées moelleuses, avec l’encens des béliers; je
fais un bovin et des menons. Sèlah.
66.16
Allez, entendez, je raconte, vous tous, frémissants d’Elohîms, ce qu’il
a fait à mon être.
66.17 Vers
lui, je crie de ma bouche, l’exaltation sous ma langue.
66.18 Si je
voyais la fraude en mon coeur, Adonaï ne m’entendrait pas.
66.19
Ainsi, Elohîms entend; il est attentif à la voix de ma prière.
66.20
Elohîms est béni, qui n’écarte pas de moi ma prière, ni son
chérissement.
▲67.1 (67.1) Au
chorège. Avec musiques. Chant. Poème. (67.2) Elohîms nous
gracie, il nous bénit; il illumine ses faces pour nous. Sèlah.
67.2 (67.3)
Pour faire pénétrer sur terre ta route, sur toutes les nations ton
salut,
67.3 (67.4)
Elohîms, les peuples te louangent; ils te louangent, tous les peuples.
67.4 (67.5)
Les patries se réjouissent, elles jubilent. Oui, tu juges les peuples
avec rectitude; sur terre, tu mènes les patries. Sèlah.
67.5 (67.6)
Les peuples te célèbrent, Elohîms; ils te célèbrent, tous les peuples.
67.6 (67.7)
La terre a donné sa récolte; Elohîms, notre Elohîms nous bénit.
67.7 (67.8)
Il nous bénit, Elohîms; toutes les extrémités de la terre frémissent de
lui.
▲68.1 (68.1) Au
chorège, de David. Chant, poème. (68.2) Elohîms se lève,
ses ennemis se dispersent; loin de ses faces les haineux s’enfuient.
68.2 (68.3)
Tu les cingles comme se cingle une fumée. Comme la cire fond en face du
feu, les criminels perdent en face d’Elohîms.
68.3 (68.4)
Les justes se réjouissent, ils exultent en face d’Elohîms; ils sont en
liesse, dans la joie.
68.4 (68.5)
Poétisez pour Elohîms, chantez son nom; frayez passage au cavalier des
nues: Yah est son nom ! Exultez en face de lui !
68.5 (68.6)
Le père des orphelins, le juge des veuves, Elohîms au logis de son
sanctuaire.
68.6 (68.7)
Elohîms installe les solitaires dans la maison; il fait sortir les
prisonniers des bastides. Mais les dévoyés résident dans les aridités.
68.7 (68.8)
Elohîms, à ta sortie, face à ton peuple; en ta démarche dans la
désolation. Sèlah.
68.8 (68.9)
La terre tremble, les ciels dégoulinent aussi en face d’Elohîms; ce
Sinaï, en face d’Elohîms, l’Elohîms d’Israël.
68.9 (68.10)
Elohîms, tu balances la pluie de gratifications; tu affermis ta
possession lassée.
68.10 (68.11)
Tes animaux y habitent, tu l’affermis en ta bonté, pour l’humilié,
Elohîms.
68.11 (68.12)
Adonaï donne ses dires à ses annonciateurs, la milice multiple.
68.12 (68.13)
Les rois des milices se débandent, ils se débandent. L’harmonieuse de
la maison répartit le butin.
68.13 (68.14)
Même si vous étiez couchés entre deux pacages, les ailes de la palombe
sont recouvertes d’argent, ses ailerons d’or mordoré.
68.14 (68.15)
Quand Shadaï y déploya ses rois, il neigeait en Salmôn.
68.15 (68.16)
Montagne d’Elohîms, montagne de Bashân; montagnes escarpées, montagne
de Bashân !
68.16 (68.17)
Pourquoi êtes-vous à l’affût, montagnes escarpées ? La montagne
qu’Elohîms a désirée pour son habitat, oui, IHVH-Adonaï y demeure avec
persistance.
68.17 (68.18)
Les chars d’Elohîms sont deux myriades, des milliers, les archers
d’Adonaï, ce Sinaï en sacralité.
68.18 (68.19)
Tu es monté dans l’altitude, tu as capturé un captif; tu as pris les
dons de l’humain, et même des dévoyés, pour demeurer, Yah, Elohîms !
68.19 (68.20)
Il est béni, Adonaï, de jour en jour; il nous comble, l’Él de notre
salut. Sèlah.
68.20 (68.21)
L’Él est pour nous l’Él de salvations; pour IHVH-Elohîms Adonaï la mort
a des issues.
68.21 (68.22)
Ah ! Elohîms fend la tête de ses ennemis, l’occiput chevelu qui chemine
en ses turpitudes.
68.22 (68.23)
Adonaï dit: De Bashân, je fais retourner; je fais retourner des
gouffres de la mer,
68.23 (68.24)
pour que ton pied fende le sang, que la langue de tes chiens ait sa
part des ennemis.
68.24 (68.25)
Ils voient tes allers, Elohîms, les allers de mon Él, mon roi de
sacralité.
68.25 (68.26)
Les poètes précèdent et suivent les musiciens, au milieu des nubiles
qui tambourinent.
68.26 (68.27)
Dans les rassemblements, bénissez Elohîms, Adonaï, à l’appel d’Israël.
68.27 (68.28)
Là, Biniamîn, le cadet, les dirige, les chefs de Iehouda, avec leur
kyrielle, les chefs de Zebouloun, les chefs de Naphtali.
68.28 (68.29)
Ton Elohîms a ordonné ton énergie, cette énergie, Elohîms, que tu as
faite pour nous.
68.29 (68.30)
Vers ton palais, sur Ieroushalaîm, pour toi, les rois transporteront
l’offrande.
68.30 (68.31)
Rabroue l’animal de la jonchaie, la bande de meneurs avec les veaux des
peuples, qui se vautrent pour des lingots d’argent. Disperse les
peuples qui désirent les batailles.
68.31 (68.32)
Les comptables de Misraîm apportent les tissus azurins; Koush dépêche
de ses mains l’offrande d’Elohîms.
68.32 (68.33)
Royaumes de la terre, poétisez pour Elohîms; chantez Adonaï ! Sèlah.
68.33 (68.34)
Le cavalier aux ciels des ciels antiques, voici, il donne de sa voix,
la voix de l’énergie:
68.34 (68.35)
« Donnez énergie à Elohîms ! Sur Israël son éminence, son énergie dans
l’éther ! »
68.35 (68.36)
Elohîms est terrible ! De tes sanctuaires, Él d’Israël, donne énergie
et vigueurs au peuple. Il est béni, Elohîms !
▲69.1 (69.1) Au
chorège. Sur les lotus. De David. (69.2) Sauve-moi,
Elohîms, oui, les eaux atteignent jusqu’à l’être !
69.2 (69.3)
Je chavire dans le bourbier du gouffre, et pas de soutien ! Je sombre
aux profondeurs des eaux, le tourbillon me noie !
69.3 (69.4)
Je m’épuise en mon cri, ma gorge arde; mes yeux se consument dans
l’attente de mon Elohîms.
69.4 (69.5)
Ils se sont multipliés plus que les cheveux de ma tête, mes haineux,
gratuitement. Ils se revigorent, mes exterminateurs, mes ennemis par
mensonge. Ce que je n’ai pas volé, devrai-je le rendre ?
69.5 (69.6)
Elohîms ! tu pénètres ma démence; mes turpitudes ne sont pas masquées
pour toi.
69.6 (69.7)
Que ceux qui t’espèrent ne blêmissent pas de moi, Adonaï IHVH-Elohîms
Sebaot ! Qu’ils ne soient pas dans l’opprobre pour moi, tes chercheurs,
Elohîms d’Israël !
69.7 (69.8)
Oui, pour toi, je porte la flétrissure, l’opprobre couvre mes faces.
69.8 (69.9)
Aliéné, je l’étais pour mes frères, étranger pour les fils de ma mère.
69.9 (69.10)
Oui, l’ardeur de ta maison me dévore, les flétrissures de tes
flétrisseurs tombent sur moi.
69.10 (69.11)
Et je pleure au jeûne de mon être; cela m’est une flétrissure.
69.11 (69.12)
Je me donne pour vêtement un sac, je suis pour eux une fable.
69.12 (69.13)
Ceux qui siègent à la porte jasent contre moi: chanson des buveurs de
liqueurs.
69.13 (69.14)
Et moi, ma prière est devant toi, IHVH-Adonaï, au temps du vouloir.
Elohîms, en ton chérissement multiple, réponds-moi par la vérité de ton
salut !
69.14 (69.15)
Arrache-moi de la boue, je ne m’y enliserai pas; je serai libéré de mes
haineux et des profondeurs de l’eau.
69.15 (69.16)
Ne me noie pas dans le tourbillon des eaux; le gouffre ne m’engloutira
pas; la fosse, de sa gueule, ne se bouclera pas sur moi.
69.16 (69.17)
Réponds-moi, IHVH-Adonaï ! Oui, quel bien, ton chérissement ! Selon tes
matrices multiples, fais-moi face !
69.17 (69.18)
Ne voile pas tes faces à ton serviteur; oui, je suis dans la détresse.
Vite, réponds-moi !
69.18 (69.19)
Approche de mon être, rachète-le; à cause de mes ennemis, achète-moi.
69.19 (69.20)
Toi, tu pénètres ma flétrissure, mon blêmissement, mon opprobre. Tous
mes oppresseurs sont contre toi.
69.20 (69.21)
La flétrissure brise mon coeur, et je dépéris. J’espère un hochement,
mais rien ! Des réconforts ? Je n’en trouve pas !
69.21 (69.22)
Ils me donnent pour mets la ciguë; pour ma soif, ils m’abreuvent de
vinaigre.
69.22 (69.23)
Que leur table en face d’eux soit un traquet, un piège pour leurs
alliés !
69.23 (69.24)
Que leurs yeux s’enténèbrent à ne plus voir ! Fais vaciller leurs
hanches, sans répit !
69.24 (69.25)
Répands sur eux ton exaspération; la brûlure de ta fureur les atteindra.
69.25 (69.26)
Que leur douar soit désolé, qu’en leurs tentes il ne soit plus
d’habitant !
69.26 (69.27)
Oui, ils persécutent celui que tu as frappé, ils racontent la douleur
de tes victimes.
69.27 (69.28)
Donne tort à leur tort, ils ne surviendront pas en ta justification.
69.28 (69.29)
Ils seront effacés de l’acte des vivants, ils ne seront pas inscrits
avec les justes.
69.29 (69.30)
Et moi, l’humilié, l’endolori, ton salut, Elohîms, me fait culminer.
69.30 (69.31)
Je louange le nom d’Elohîms dans le poème, je l’exalte en merci.
69.31 (69.32)
C’est meilleur, pour IHVH-Adonaï, qu’un boeuf, un bouvillon, cornu et
bisulce.
69.32 (69.33)
Les humbles le voient, ils se réjouissent. Consulteurs d’Elohîms, vive
votre coeur !
69.33 (69.34)
Oui, IHVH-Adonaï entend les pauvres, il ne méprise pas ses captifs.
69.34 (69.35)
Les ciels et la terre te louangent, les mers et tout ce qui y grouille.
69.35 (69.36)
Oui, Elohîms sauve Siôn, il bâtit les villes de Iehouda; ils y
habitent, ils en héritent.
69.36 (69.37)
La semence de ses serviteurs la possède; les amants de son nom y
demeurent.
▲70.1 (70.1) Au
chorège. De David. Pour mémoriser. (70.2) Elohîms, pour me
secourir, IHVH-Adonaï, à mon aide, hâte-toi !
70.2 (70.3)
Ils blêmissent, ils sont atterrés, les chercheurs de mon être; ils
reculent en arrière dans l’opprobre, les désireux de mon malheur.
70.3 (70.4)
Ils retournent sur le talon de leur blêmissement, ceux qui disaient: «
Ohé ! Ohé ! »
70.4 (70.5)
Ils sont en liesse, ils se réjouissent en toi, tous tes chercheurs. Ils
disent en permanence: « Il est grand, Elohîms ! » les amants de ton
salut.
70.5 (70.6)
Et moi, l’humilié, le pauvre, Elohîms, hâte-toi pour moi; mon aide, mon
libérateur, toi, IHVH-Adonaï, ne tarde pas !
▲71.1 En toi, IHVH-Adonaï, je
m’abrite, je ne blêmis pas en pérennité.
71.2 En ta
justification, secours-moi, libère-moi ! Tends vers moi ton oreille,
sauve-moi !
71.3 Sois
pour moi le roc, le logis où venir en permanence; ordonne de me sauver,
oui, mon rocher, ma trappe, toi !
71.4 Mon
Elohîms, libère-moi de la main du criminel, de la paume de l’escroc, de
la brute !
71.5 Oui,
toi, mon espoir, Adonaï IHVH-Elohîms, mon assurance dès ma jeunesse !
71.6 Sur
toi je m’appuie dès le ventre; depuis les viscères de ma mère, tu es
mon tuteur; en toi, ma louange est permanente.
71.7 Je
suis comme un prodige pour les multitudes, car tu es mon abri d’énergie.
71.8 Ma
bouche se remplit de ta louange; tout le jour de ta splendeur.
71.9 Ne me
rejette pas au temps de la vieillesse; à l’épuisement de ma force, ne
m’abandonne pas !
71.10 Oui,
mes ennemis parlent contre moi; les gardiens de mon être se concertent
ensemble,
71.11 pour
dire: « Elohîms l’a abandonné ! Poursuivez-le, saisissez-le, car il n’a
pas de sauveteur. »
71.12
Elohîms, ne t’éloigne pas de moi ! Mon Elohîms, à mon aide, hâte-toi !
71.13
Ils blêmissent, ils sont achevés, les accusateurs de mon être; ils se
couvrent de flétrissure et d’opprobre, les chercheurs de mon malheur.
71.14 Et
moi, en permanence, je souhaite et ajoute à toute ta louange.
71.15 Ma
bouche raconte ta justification; tout le jour, ton salut: non, je n’en
comprends pas le nombre !
71.16 Je
viens avec les héroïsmes d’Adonaï IHVH-Elohîms; je mémorise ta
justification, toi seul.
71.17
Elohîms, tu m’as instruit dès ma jeunesse, et jusqu’à maintenant, je
rapporte tes prodiges.
71.18
Jusque dans la vieillesse et la sénescence aussi, Elohîms, ne
m’abandonne pas, que je n’aie rapporté ton bras à l’âge, à tout venant
ton héroïsme.
71.19 Ta
justification, Elohîms, jusque dans l’altitude où tu fais des
grandeurs. Elohîms, qui est comme toi ?
71.20
Toi qui m’as fait voir des détresses multiples et mauvaises, tu
retournes, tu me vivifies. Des abîmes de la terre, tu retournes, tu me
fais remonter.
71.21 Tu as
multiplié ma grandeur; tourne-toi, réconforte-moi !
71.22 Moi
aussi, je te célèbre à la harpe, ta vérité, Elohaï ! Je te chante sur
la lyre, sacré d’Israël !
71.23 Les
lèvres jubilent; oui, je te chante, de mon être que tu as acheté.
71.24
Ma langue aussi, tout le jour, murmure ta justification. Oui, ils ont
blêmi, oui, ils s’atterrent, les chercheurs de mon malheur !
▲72.1 De Shelomo. Elohîms, donne
tes jugements au roi, ta justification au fils du roi !
72.2 Il
juge ton peuple avec justice, tes humiliés avec jugement.
72.3 Les
montagnes portent la paix au peuple; les collines, la justification.
72.4 Il
juge les humiliés du peuple, il sauve les fils pauvres, il accable
l’exploiteur.
72.5 Ils
frémissent de toi devant le soleil, et face à la lune, aux âges des
âges.
72.6 Il
descend comme la pluie sur la tonte, comme les giboulées aux bruines de
la terre.
72.7 Le
juste fleurit en ses jours; la paix multiple pour des lunes sans nombre.
72.8 Il
domine de la mer à la mer, du fleuve aux extrémités de la terre.
72.9 Face à
lui les bédouins ploient; ses ennemis lèchent la poussière.
72.10 Les
rois de Tarshish et des îles retournent l’offrande; les rois de Sheba
et de Seba présentent le tribut.
72.11 Tous
les rois se prosternent devant lui; toutes les nations le servent.
72.12 Oui,
il secourt le pauvre qui appelle, l’humilié sans aide.
72.13 Il
abrite le chétif, le pauvre; il sauve l’être des pauvres.
72.14 Il
rachète leur être de la vexation, de la violence; leur sang est
précieux à ses yeux.
72.15 Il
vit et il lui donne de l’or de Sheba, il prie pour lui en permanence
tout le jour; il le bénit.
72.16
Et c’est profusion de froment sur terre, en tête des montagnes. Son
fruit bruisse comme le Lebanôn. Ils bourgeonnent dans la ville comme
l’herbe de la terre.
72.17 Son
nom est pérennité, face au soleil; Inôn est son nom. Toutes les nations
le congratulent.
72.18 Il
est béni, IHVH-Adonaï Elohîms, l’Elohîms d’Israël, le faiseur de
prodiges, lui seul !
72.19 Il
est béni, le nom de sa gloire, en pérennité, sa gloire remplit toute la
terre. Amén ! Amén !
72.20
S’achèvent les prières de David bèn Ishaï.
- LIVRE
TROISIÈME des Psaumes -
▲73.1 Chant. D’Assaph. Il est bon
pour Israël, Elohîms, pour les coeurs transparents.
73.2 Et moi
d’un peu mes pieds butaient; d’un rien ma démarche sombrait.
73.3 Oui,
j’ardais contre les insanes, voyant la paix des criminels.
73.4 Non,
pas d’entraves à leur mort; elle est intacte, leur fougue.
73.5 Au
labeur de l’homme, il n’est pas; ils ne sont pas heurtés par l’humain.
73.6 Aussi,
gorgés d’orgueil, une livrée de violence les enveloppe.
73.7 Leur
oeil sort de trop de graisse; ils exagèrent les masques du coeur.
73.8 Ils
narguent en parlant du mal; d’exploitation, ils parlent haut.
73.9 Ils
mettent leur bouche contre les ciels, et leur langue déambule sur terre.
73.10 Il
fait ainsi retourner son peuple frappé; ils drainent vers eux un plein
d’eaux
73.11 et
disent: « Quoi, pénètre-t-il, Él ? Existe-t-il une pénétration dans le
Suprême ? »
73.12 Les
voici, ces criminels, les tranquilles de la pérennité. Ils
s’épanouissent de vaillance !
73.13 Ah !
en vain aurais-je épuré mon coeur, baigné mes paumes dans l’innocence ?
73.14
Heurté tout le jour, je m’exhorte jusqu’aux matins.
73.15 Si je
dis: « Je raconterai ceci ! » voici, je trahirais l’âge de tes fils.
73.16 Et je
pensais pour pénétrer cela, mais c’était laborieux à mes yeux,
73.17
jusqu’à ce que je vienne aux sanctuaires d’Él, où j’ai discerné leur
avenir.
73.18 Ah !
tu les places sur des glissades; tu les fais monter en débâcles,
73.19 quand
ils sont désolés en un instant, finis, achevés d’affolements.
73.20 Comme
un rêve au réveil, Adonaï, dans la ville de leurs ombres, tu les
méprises.
73.21 Oui,
mon coeur fermente, mes reins me lancinent.
73.22 Moi,
stupide, je ne le pénétrais pas; j’étais une bête avec toi.
73.23 Moi,
toujours avec toi, tu saisis ma main droite.
73.24 En
ton conseil, tu me mènes; ensuite, en gloire, tu me prendras.
73.25 Qui
est à moi dans les ciels ? Sauf toi; je ne désire rien sur terre.
73.26 Ma
chair et mon coeur épuisés, le roc de mon coeur et ma part, c’est toi,
Elohîms, en pérennité.
73.27 Oui,
voici, tes lointains perdent; tu annihiles tous ceux qui loin de toi
putassent.
73.28
Et moi, la proximité d’Elohîms est pour moi le bien. Je situe en Adonaï
IHVH-Elohîms mon refuge, pour raconter toutes tes oeuvres.
▲74.1 Perspicace. D’Assaph.
Pourquoi, Elohîms, négliges-tu avec persistance ? Ta fureur fume contre
les ovins de ton pâturage.
74.2
Souviens-toi de ta communauté, que tu as achetée, jadis. Tu as racheté
le rameau de ta possession, ce mont Siôn où tu demeures.
74.3
Soulève tes pas sur les ruines persistantes, contre tout le mal de
l’ennemi, au sanctuaire.
74.4 Tes
oppresseurs ont rugi au sein de tes rendez-vous; ils ont mis leurs
signes pour signes.
74.5 Il est
connu pour avoir porté haut les haches au hallier des arbres.
74.6 Et
maintenant, tous ses reliefs, ensemble, tous à massue et martoire, ils
les martèlent.
74.7 Ils
répandent le feu dans ton sanctuaire; à terre ils profanent la demeure
de ton nom.
74.8 Ils
disent en leur coeur: « Sévissons contre eux ensemble. » Ils incendient
tous les rendez-vous d’Él sur terre.
74.9 Nous
ne voyons pas nos signes, il n’est plus d’inspiré; et nul parmi nous ne
sait jusqu’où ?...
74.10
Jusqu’à quand, Elohîms, flétrira-t-il, l’oppresseur ? L’ennemi
outragera-t-il ton nom avec persistance ?
74.11
Pourquoi fais-tu retourner ta main, ta droite ? De tes entrailles,
achève,
74.12
Elohîms, mon roi dès jadis; oeuvre aux saluts des entrailles de la
terre !
74.13 Toi,
tu déchiras la mer par ton énergie; toi, tu brisas les têtes des
crocodiles sur les eaux.
74.14 Toi
tu fracassas les têtes du Leviatân tu le donnas en nourriture au peuple
des regs.
74.15 Toi,
tu fendis la source et le torrent; toi, tu asséchas les fleuves
pérennes.
74.16 À toi
le jour, à toi la nuit aussi; toi tu as préparé le lustre et le soleil.
74.17 Toi,
tu fixas toutes les frontières de la terre; l’été, l’hiver, toi, tu les
formas.
74.18
Mémorise cela: l’ennemi a outragé, IHVH-Adonaï; le peuple veule a
exécré ton nom.
74.19 Ne
donne pas l’être de ta tourterelle à l’animal; n’oublie pas avec
persistance la vie de tes humiliés.
74.20
Regarde le pacte: oui, les opacités de la terre sont remplies d’oasis
de violence.
74.21 Le
contrit ne retourne pas dans l’opprobre; l’humilié, le pauvre louangent
ton nom.
74.22
Lève-toi, Elohîms, combats en ton combat. Mémorise ton outrage, le
veule, tout le jour.
74.23
N’oublie pas la voix de tes oppresseurs, le tumulte de tes assaillants,
qui monte inexorablement.
▲75.1 (75.1) Au
chorège. « Ne détruis pas. » Chant. D’Assaph. Poème. (75.2)
Nous te célébrons, Elohîms, nous te célébrons. Ton nom est proche, ils
racontent tes prodiges.
75.2 (75.3)
Oui, je prends rendez-vous; moi, je juge avec rectitude.
75.3 (75.4)
La terre et tous ses habitants chancellent. Moi-même j’en affermis les
colonnes. Sèlah.
75.4 (75.5)
Je dis aux insanes: « Ne soyez pas insanes ! » Et aux criminels: « Ne
brandissez pas la corne ! »
75.5 (75.6)
Ne brandissez pas votre corne en haut, ne parlez pas, le coeur arrogant
!
75.6 (75.7)
Non, ce n’est pas du Levant, de l’Occident, ni du désert des montagnes,
75.7 (75.8)
car Elohîms juge; il rabaisse celui-ci, il exalte celui-là.
75.8 (75.9)
Oui, la coupe est dans la main de IHVH-Adonaï; le vin effervescent
plein d’ingrédients en gicle. Tous les criminels de la terre le sucent,
le boivent.
75.9 (75.10)
Et moi, je le rapporte en pérennité; je chante l’Elohîms de Ia‘acob;
75.10 (75.11)
je fracasse toutes les cornes des criminels. Les cornes du juste
s’exaltent.
▲76.1 (76.1) Au
chorège. Avec musiques. Chant. D’Assaph. Poème. (76.2) Il
est connu en Iehouda, Elohîms; son nom est grand en Israël.
76.2 (76.3)
Son repaire est à Shalém, son logis à Siôn.
76.3 (76.4)
Là, il a brisé les étincellements de l’arc, le bouclier, l’épée de
guerre. Sèlah.
76.4 (76.5)
Toi, le lumineux, plus majestueux que les montagnes déchirantes !
76.5 (76.6)
Les coeurs intrépides s’étaient fait un butin; ils somnolent de leur
sommeil.
76.6 (76.7)
À ta menace, Elohîms de Ia‘acob, le char et le cheval se sont endormis.
76.7 (76.8)
Toi, le terrible, toi, qui se dressera en face de toi depuis ta fureur ?
76.8 (76.9)
Des ciels, tu fais entendre l’arrêt; la terre frémit et se calme.
76.9 (76.10)
Au lever d’Elohîms pour le jugement, pour sauver tous les humbles de la
terre. Sèlah.
76.10 (76.11)
Oui, la fureur de l’humain te célèbre, quand tu te ceins du vestige des
fureurs.
76.11 (76.12)
Acquittez-vous de vos voeux envers IHVH-Adonaï, votre Elohîms; tous,
autour de lui, transportent l’offrande au Voyant.
76.12 (76.13)
Il vendange le souffle des princes; il fait frémir les rois de la terre.
▲77.1 (77.1) Au
chorège. Sur Iedoutoun. D’Assaph. Chant. (77.2) Ma voix
vers Elohîms, je clame; ma voix vers Elohîms, il m’écoute.
77.2 (77.3)
Au jour de ma détresse, je consulte Adonaï; la nuit, ma main jaillit
sans relâche. Mon être refuse d’être réconforté.
77.3 (77.4)
Je mémorise Elohîms et me bouleverse; je m’épanche, et mon être se
voile. Sèlah.
77.4 (77.5)
Tu as saisi les paupières de mes yeux; abattu, je ne parle pas.
77.5 (77.6)
Je suppute les jours de jadis, les années de pérennité.
77.6 (77.7)
Je mémorise ma musique, la nuit; en mon coeur, je m’épanche et mon
souffle cherche.
77.7 (77.8)
Adonaï néglige-t-il en pérennité ? Ne continue-t-il plus à s’éprendre ?
77.8 (77.9)
Son chérissement est-il annulé à jamais ? A-t-il achevé de dire, d’âge
en âge ?
77.9 (77.10)
Oublie-t-il de gracier, Él ? Ou bien a-t-il bouclé avec fureur ses
matrices ? Sèlah.
77.10 (77.11)
Je dis: « C’est ma blessure, changer la droite du Suprême ! »
77.11 (77.12)
Je mémorise les agissements de Yah; oui, je mémorise le prodige
d’antan, le tien.
77.12 (77.13)
Je murmure toute ton oeuvre et m’épanche en tes agissements.
77.13 (77.14)
Elohîms, ta route est sacrée; est-il un Él aussi grand qu’Elohîms ?
77.14 (77.15)
Toi, l’Él, l’artisan du prodige, tu fais connaître aux peuples ton
énergie.
77.15 (77.16)
Tu rachètes par ton bras ton peuple, les fils de Ia‘acob et de Iosseph.
Sèlah.
77.16 (77.17)
Les eaux te virent, Elohîms, elle te virent, les eaux, elles
tressaillirent et même les abîmes s’irritèrent.
77.17 (77.18)
Les nébulosités déferlèrent en eaux, l’éther donna de la voix et tes
flèches allèrent.
77.18 (77.19)
Voix de ton tonnerre dans la tornade, les éclairs illuminèrent le
monde, la terre, irritée, trembla.
77.19 (77.20)
Dans la mer, ta route; ton sentier dans les eaux multiples; tes traces
ne se décelaient pas.
77.20 (77.21)
Tu as mené ton peuple comme des ovins, par la main de Moshè et d’Aarôn.
▲78.1 Perspicace. D’Assaph.
Écoute, mon peuple, ma tora; tendez vos oreilles aux dires de ma bouche
!
78.2
J’ouvre ma bouche par un exemple; j’exprime les énigmes d’antan,
78.3 que
nous entendîmes et que nous connaissons, que nos pères nous racontèrent.
78.4
Nous ne les masquerons pas à leurs fils; à l’âge dernier, ils
raconteront les louanges de IHVH-Adonaï, son ardeur, ses prodiges qu’il
a faits.
78.5 Il
éleva un témoignage en Ia‘acob, la tora, il la mit en Israël, ce qu’il
ordonna à nos pères de faire connaître à leurs fils,
78.6 pour
que l’âge dernier le connaisse. Des fils seront enfantés, ils se
lèveront et le raconteront à leurs fils.
78.7 Ils
mettront leur certitude en Elohîms, ils n’oublieront pas les
agissements d’Él, et protégeront ses ordres.
78.8
Ils ne seront pas comme leurs pères, un âge dévoyé et rebelle, un âge
qui ne prépare pas son coeur, et dont le souffle n’adhère pas à Él.
78.9 Les
Benéi Èphraîm, des tireurs d’arcs armés, détalèrent le jour de la
bataille.
78.10 Ils
ne gardèrent pas le pacte d’Elohîms; ils refusèrent d’aller dans sa
tora,
78.11
oubliant ses agissements et ses prodiges qu’il leur avait fait voir.
78.12
Contre leurs pères, il fit prodige, en terre de Misraîm, au champ de
So‘ân.
78.13 Il
fendit la mer et les fit passer; il figea la mer comme une digue.
78.14 Il
les mena avec la nuée, de jour et toute la nuit, à la lumière du feu.
78.15 Il
fendit des rocs, au désert, et les abreuva comme d’abîmes multiples.
78.16 Il
fit jaillir des liquides du rocher, et descendre, comme des fleuves,
les eaux.
78.17 Ils
continuèrent encore à fauter contre lui, à se rebeller contre le
Suprême, dans le reg.
78.18 Ils
éprouvèrent Él en leur coeur, en demandant de la nourriture pour leur
être.
78.19 Ils
parlèrent contre Elohîms. Ils dirent: « Pourra-t-il, Él, dresser une
table au désert ?
78.20
Voilà, il frappe le roc, et les eaux en affluent, les torrents
déferlent. Mais aussi, du pain, pourra-t-il en donner, ou apprêter de
la viande pour son peuple ? »
78.21
Aussi, IHVH-Adonaï entendit, il s’emporta; un feu s’embrasa contre
Ia‘acob, et la fureur aussi montait contre Israël.
78.22 Car
ils n’adhérèrent pas à Elohîms; ils ne s’assurèrent pas en son salut.
78.23 Il
l’ordonna à l’éther, en haut, il ouvrit les portails des ciels,
78.24 et
fit pleuvoir sur eux de la manne pour manger; les céréales des ciels,
il les leur donna.
78.25 Le
pain des meneurs, l’homme le mangea, viatique lancé pour eux, à satiété.
78.26 Il
députa le souffle du levant des ciels, et conduisit, dans son énergie,
le Téimân.
78.27 Il
fit pleuvoir sur eux, comme une poussière, de la viande; et comme le
sable des mers, le volatile ailé.
78.28 Il le
fit tomber au sein de son camp, autour de ses demeures.
78.29 Ils
mangèrent et se rassasièrent bien; il fit venir pour eux ce qu’ils
désiraient.
78.30 Mais
pas encore aliénés de leur désir, leur manger encore en bouche,
78.31 la
fureur d’Elohîms monta contre eux: il tua leurs obèses; les adolescents
d’Israël, il les fit ployer.
78.32 En
tout cela, ils fautèrent encore, ils n’adhérèrent pas à ses prodiges.
78.33 Il
acheva leurs jours en fumée, leurs années dans l’affolement.
78.34 S’il
les tuait, ils le consultaient; ils retournaient en quête d’Él.
78.35 Ils
mémorisaient, oui, Elohîms, leur roc, l’Él, le Suprême, leur racheteur.
78.36 Ils
le séduisirent de leur bouche; de leur langue ils le trompèrent.
78.37 Mais
leur coeur n’était pas ferme, avec lui, ils n’adhéraient pas à son
pacte.
78.38
Mais lui, matriciel, absolvait le tort; il ne détruisait pas, il se
multipliait à faire retourner sa fureur, et n’éveillait pas toute sa
fièvre.
78.39 Il
mémorisait le fait qu’ils sont chair, un souffle qui va et ne retourne
pas.
78.40 Comme
ils se rebellèrent contre lui au désert, le peinèrent au Ieshimôn,
78.41 ils
retournèrent, éprouvèrent Él, contristèrent le sacré d’Israël.
78.42 Ils
ne mémorisaient pas sa main, le jour où il les acheta de la détresse,
78.43 lui
qui avait mis en Misraîm ses signes, ses prodiges au champ de So‘ân.
78.44 Il
changea en sang leurs Ieors, leurs liquides, pour qu’ils n’en boivent
plus.
78.45 Il
lança sur eux l’anophèle, et il les dévora; le crapaud, et il les
détruisit.
78.46 Il
donna à la larve leur récolte, et leur labeur au criquet.
78.47 Il
tua par la grêle leur vigne, leurs sycomores par le frimas.
78.48 Il
livra à la grêle leurs bestiaux, leur bétail à la foudre.
78.49 Il
lança contre eux la brûlure de sa fureur, l’exaspération,
l’emportement, la détresse, l’envoi des messagers du malheur.
78.50 Il
aplanit un chemin pour sa fureur, il n’épargna pas de la mort leur
être; et leur vie, à la peste il la remit.
78.51 Il
frappa tous les aînés de Misraîm, l’en-tête des virilités aux tentes de
Hâm.
78.52 Il
fit partir son peuple comme des ovins; il les conduisit comme un
troupeau dans le désert.
78.53 Il
les mena en sécurité, sans trembler. La mer recouvrit leurs ennemis.
78.54 Il
les fit venir à la frontière de son sanctuaire, ce mont acheté par sa
droite.
78.55
Il répudia en face d’eux des nations; il fit tomber pour eux, au
cordeau, la possession. Il fit demeurer dans leurs tentes les rameaux
d’Israël.
78.56 Ils
éprouvèrent Elohîms, le Suprême, et se rebellèrent contre lui. Ses
témoignages, ils ne les gardèrent pas.
78.57 Ils
reculèrent et trahirent comme leurs pères, invertis comme un arc faussé.
78.58 Ils
l’irritèrent avec leurs tertres; avec leurs statues, ils le firent
arder.
78.59
Elohîms entendit, il s’emporta; il rejeta fort Israël.
78.60 Il
lâcha la demeure de Shilo, la tente où il demeurait parmi les humains.
78.61 Il
donna son énergie à la captivité, sa splendeur aux mains de
l’oppresseur.
78.62 Il
enferma par l’épée son peuple, et s’emporta contre sa possession.
78.63 Ses
adolescents, le feu les dévora; ses vierges ne furent pas louangées.
78.64 Ses
desservants tombèrent par l’épée; ses veuves ne pleurèrent pas.
78.65 Mais
Adonaï se réveilla comme un dormeur, comme un héros jubilant de vin.
78.66 Il
frappa ses oppresseurs à l’arrière, et leur donna une flétrissure en
pérennité.
78.67 Il
rejeta la tente de Iosseph, il ne choisit pas le rameau d’Èphraîm.
78.68 Il
choisit le rameau de Iehouda, le mont Siôn, qu’il aime.
78.69 Il
bâtit, comme aux altitudes, son sanctuaire; comme la terre, il le fonda
en pérennité.
78.70 Il
choisit David, son serviteur, et le prit aux bergeries des ovins;
78.71 le
fit venir de derrière les nourricières, pour paître Ia‘acob, son
peuple, Israël, sa possession.
78.72 Il
les fit pâturer selon l’intégrité de son coeur; il les mena au
discernement de ses paumes.
▲79.1
Chant. D’Assaph. Elohîms, les nations sont venues en ta possession;
elles ont souillé le palais de ton sanctuaire; elles ont mis
Ieroushalaîm en éboulis.
79.2
Elles ont donné la charogne de tes serviteurs en nourriture au volatile
des ciels; la chair de tes fervents à l’animal de la terre.
79.3 Elles
ont répandu leur sang comme de l’eau aux alentours de Ieroushalaîm; et
pas un fossoyeur !
79.4 Nous
étions la flétrissure de nos voisins, la moquerie, la dérision de notre
entourage.
79.5
Jusqu’à quand, IHVH-Adonaï, fulmineras-tu avec persistance;
brûlera-t-elle comme un feu, ton ardeur ?
79.6
Répands ta fièvre sur les nations qui ne te connaissent pas, sur les
royaumes qui ne crient pas ton nom.
79.7 Oui,
elle a mangé Ia‘acob et son oasis, elles l’ont désolé.
79.8
Ne te souviens pas contre nous des torts des premiers. Vite, qu’elles
nous devancent, tes matrices ! Oui, nous sommes épuisés.
79.9
Aide-nous, Elohîms de notre salut, à la parole de gloire de ton nom !
Secours-nous, absous nos fautes à cause de ton nom !
79.10
Pourquoi diraient-elles, les nations: « Où est leur Elohîms ? » Qu’elle
se connaisse parmi les nations, sous nos yeux, la vengeance du sang
répandu de tes serviteurs !
79.11 Que
le soupir du prisonnier vienne en face de toi ! Selon la grandeur de
ton bras, relâche les condamnés à mort.
79.12
Retourne à nos voisins, au septuple, en leur sein, leur flétrissure
dont ils t’ont flétri, Adonaï !
79.13 Nous,
ton peuple, les ovins de ton pâturage, nous te célébrerons en
pérennité; d’âge en âge nous raconterons ta louange.
▲80.1 (80.1) Au
chorège. Sur les lotus. Témoignage. D’Assaph. Chant. (80.2)
Pâtre d’Israël, écoute ! Toi qui conduit Iosseph comme un ovin, assis
sur les keroubîm, resplendis !
80.2 (80.3)
En face d’Èphraîm, de Biniamîn, de Menashè, éveille ton héroïsme et va,
pour notre salut !
80.3 (80.4)
Elohîms, fais-nous retourner; illumine tes faces, nous serons sauvés !
80.4 (80.5)
IHVH-Adonaï, Elohîms, Sebaot, jusqu’à quand fumeras-tu contre la prière
de ton peuple ?
80.5 (80.6)
Tu les as nourris au pain de larmes, abreuvés aux larmes d’une jauge.
80.6 (80.7)
Tu nous mets en querelle pour nos voisins; nos ennemis se moquent de
nous.
80.7 (80.8)
Elohîms Sebaot, fais-nous retourner, illumine tes faces; nous serons
sauvés !
80.8 (80.9)
Une vigne de Misraîm, tu l’as fait partir; tu as expulsé des nations et
l’as plantée.
80.9 (80.10)
Tu as bêché en face d’elle. Elle a enraciné ses racines, elle a rempli
la terre.
80.10 (80.11)
Les montagnes se sont couvertes de son ombre, ses rameaux étaient des
cèdres d’Él.
80.11 (80.12)
Elle envoyait ses moissons jusqu’à la Mer, et vers le Fleuve ses
surgeons.
80.12 (80.13)
Pourquoi as-tu fait brèche en ses clôtures ? Ils l’égrappent, tous les
passants de la route.
80.13 (80.14)
Il la ronge, le sanglier de la forêt, le grouillement du champ la
pâture.
80.14 (80.15)
Elohîms Sebaot, retourne donc; regarde des ciels et vois, sanctionne
cette vigne,
80.15 (80.16)
la souche que ta droite a plantée, le fils que tu as affermi !
80.16 (80.17)
Incinérée au feu, rasée ! À la menace de tes faces, ils perdront !
80.17 (80.18)
Que ta main soit sur l’homme, ta droite sur le fils de l’humain que tu
as affermi !
80.18 (80.19)
Nous ne reculerons pas loin de toi; fais-nous vivre; ton nom, nous le
crierons !
80.19 (80.20)
IHVH-Adonaï Elohîms Sebaot, fais-nous retourner; illumine tes faces,
nous serons sauvés !
▲81.1 (81.1) Au
chorège. Sur la guiterne. D’Assaph. (81.2) Jubilez pour
l’Elohîms de notre énergie; acclamez l’Elohîms de Ia‘acob !
81.2 (81.3)
Entonnez le chant, donnez du tambour, de la lyre agréable, avec la
harpe !
81.3 (81.4)
Sonnez, à la lunaison, du shophar; à la pleine lune, le jour de notre
fête !
81.4 (81.5)
Oui, c’est une loi pour Israël, un jugement de l’Elohîms de Ia‘acob,
81.5 (81.6)
un témoignage en Iehosseph mis à sa sortie de la terre de Misraîm. Une
lèvre que je ne connaissais pas, je l’entends.
81.6 (81.7)
J’ai écarté son épaule du portage; ses paumes passent loin du faix.
81.7 (81.8)
Dans la détresse, tu as crié, et je t’ai renfloué. Je t’ai répondu au
secret du tonnerre, je t’ai examiné aux eaux de Meriba. Sèlah.
81.8 (81.9)
Entends, mon peuple, je témoigne contre toi. Israël, si tu m’entendais
!...
81.9 (81.10)
Il ne serait pas en toi d’Él étranger; tu ne te prosternerais pas
devant un Él exotique.
81.10 (81.11)
Moi-même, IHVH-Adonaï, ton Elohîms, je t’ai fait monter de la terre de
Misraîm. Élargis ta bouche, je la remplirai !
81.11 (81.12)
Mais mon peuple n’a pas entendu ma voix; Israël n’a pas consenti à moi.
81.12 (81.13)
Et je l’ai renvoyé à l’opiniâtreté de leur coeur; ils sont allés dans
leurs conseils.
81.13 (81.14)
Si mon peuple m’entendait ! Israël, sur mes routes, s’ils allaient !
81.14 (81.15)
Sous peu, leurs ennemis, je les soumettrais; contre leurs oppresseurs,
je retournerais ma main.
81.15 (81.16)
Les haineux de IHVH-Adonaï seraient étiques devant lui, et leur temps
fini en pérennité.
81.16 (81.17)
Il le nourrira de crème de blé; de la roche à miel, je le rassasierai.
▲82.1 Chant. D’Assaph. Elohîms se
poste au conseil d’Él; il juge au sein des Elohîms.
82.2
Jusqu’à quand jugerez-vous par forfait, porterez-vous les faces des
criminels ? Sèlah.
82.3 Jugez
le faible, l’orphelin; l’humilié, l’indigent, justifiez-les.
82.4
Libérez le faible, le pauvre; secourez-le de la main des criminels.
82.5 Ils ne
pénètrent pas, ils ne discernent pas; dans la ténèbre ils vont; tous
les fondements de la terre chancellent.
82.6 Moi,
je dis: « Vous êtes des Elohîms, des fils du Suprême, vous tous ?
82.7 Mais
non, comme l’humain, vous mourrez; comme un des chefs, vous tomberez ! »
82.8
Lève-toi, Elohîms, juge la terre ! Oui, possède toutes les nations !
▲83.1 (83.1) Poème,
chant, d’Assaph. (83.2) Elohîms, ne sois pas silencieux; ne
sois pas sourd, ne sois pas impassible, Él !
83.2 (83.3)
Oui, voici, tes ennemis font tumulte; tes haineux lèvent la tête.
83.3 (83.4)
Contre ton peuple, ils rusent en secret; ils conspirent contre tes
trésors.
83.4 (83.5)
Ils disent: « Allez ! Nous les effacerons en tant que nation; le nom
d’Israël ne sera plus rappelé. »
83.5 (83.6)
Oui, ils se concertent d’un seul coeur; contre toi, ils tranchent un
pacte:
83.6 (83.7)
les tentes d’Edôm, les Ishme‘élîm, Moab et les Hagrîm,
83.7 (83.8)
Guebal, ‘Amôn, ‘Amaléq, Pelèshèt avec les habitants de Sor.
83.8 (83.9)
Ashour aussi s’adjoint à eux; ils sont le bras des Benéi Lot. Sèlah.
83.9 (83.10)
Fais-leur comme à Midiân, comme à Sissera; comme à Iabîn au torrent de
Qishôn.
83.10 (83.11)
Exterminés à ‘Éïn-Dor, ils furent du fumier pour la glèbe.
83.11 (83.12)
Place leurs gratificateurs comme ‘Oréb, comme Zeéb, comme Zèbah et
comme Salmouna‘, tous les princes,
83.12 (83.13)
qui disaient: « Nous hériterons les oasis d’Elohîms. »
83.13 (83.14)
Elohîms, mets-les comme aubépine, comme paille au souffle,
83.14 (83.15)
comme un feu qui incendie la forêt, comme une flamme qui embrase les
montagnes !
83.15 (83.16)
Poursuis-les ainsi, dans la tempête; affole-les dans ton ouragan !
83.16 (83.17)
Remplis leurs faces de turpitude; ils chercheront ton nom, IHVH-Adonaï !
83.17 (83.18)
Pétrifiés, épouvantés pour toujours, ils blêmiront, ils perdront.
83.18 (83.19)
Ils pénétreront, oui, toi, ton nom, IHVH-Adonaï, toi seul, Suprême, sur
toute la terre !
▲84.1 (84.1) Au
chorège. Sur la guiterne. Des Benéi Qorah. Chant. (84.2)
Qu’elles sont chéries, tes demeures, IHVH-Adonaï Sebaot !
84.2 (84.3)
Mon être languit et même défaille pour les parvis de IHVH-Adonaï. Mon
coeur et ma chair jubilent d’Él, le Vivant.
84.3 (84.4)
Même l’oiseau trouve une maison, le moineau un nid, où il place ses
oisillons. Tes autels, IHVH-Adonaï Sebaot, mon roi, Elohaï !
84.4 (84.5)
En marche, les habitants de ta maison, ils te louangeront encore. Sèlah.
84.5 (84.6)
En marche, l’humain dont l’énergie est en toi, des sentiers au coeur.
84.6 (84.7)
Les passants, dans la vallée du micocoulier, y suscitent une source;
d’étangs aussi l’averse se drape.
84.7 (84.8)
Ils vont de remblai en remblai, pour apparaître devant l’Elohîms en
Siôn.
84.8 (84.9)
IHVH-Adonaï Elohîms Sebaot, entends ma prière ! Écoute, Elohîms de
Ia‘acob ! Sèlah.
84.9 (84.10)
Notre bouclier, vois, Elohîms ! Regarde les faces de ton messie !
84.10 (84.11)
Oui, quel bien, un jour en tes parvis, plus que mille ! J’ai choisi
d’être au seuil de la maison de mon Elohîms, plutôt que de hanter les
tentes du crime.
84.11 (84.12)
Oui, soleil, bouclier, IHVH-Adonaï, Elohîms ! IHVH-Adonaï donne grâce
et gloire. Il n’interdit pas le bien aux marcheurs d’intégrité.
84.12 (84.13)
IHVH-Adonaï Sebaot, en marche, l’homme sûr de toi !
▲85.1 (85.1) Au
chorège. Des Benéi Qorah. Chant. (85.2) Veuille,
IHVH-Adonaï, ta terre; fais retourner le retour de Ia‘acob.
85.2 (85.3)
Porte le tort de ton peuple, et recouvre toute leur faute. Sèlah.
85.3 (85.4)
Ramasse tout ton emportement, et retourne loin de la brûlure de ta
fureur.
85.4 (85.5)
Retourne à nous, Elohîms de notre salut; annule ton irritation contre
nous.
85.5 (85.6)
En pérennité fulmineras-tu contre nous ? Tireras-tu ta fureur d’âge en
âge ?
85.6 (85.7)
N’est-ce pas toi, retourne, fais-nous vivre; ton peuple se réjouit en
toi.
85.7 (85.8)
Fais-nous voir, IHVH-Adonaï, ton chérissement; donne-nous ton salut.
85.8 (85.9)
J’entends ce que dit Él, IHVH-Adonaï: oui, il a parlé de paix à son
peuple et à ses fervents, pour qu’ils ne retournent pas à la folie.
85.9 (85.10)
Ah ! son salut est proche de ses frémissants, pour faire demeurer la
gloire sur notre terre !
85.10 (85.11)
Le chérissement, la vérité se rencontrent; la justice et la paix
s’embrassent.
85.11 (85.12)
La vérité germe de la terre; la justice s’observe des ciels.
85.12 (85.13)
Aussi, IHVH-Adonaï donnera le bien, et notre terre donnera sa récolte.
85.13 (85.14)
La justice ira en face de lui. Il met ses pas sur la route.
▲86.1 Prière de David. Tends ton
oreille, IHVH-Adonaï, réponds-moi ! Oui, moi, l’humilié, le pauvre !
86.2 Garde
mon être, oui, moi, le fervent ! Sauve ton serviteur, toi, Elohaï, il
est sûr de toi !
86.3
Gracie-moi, Adonaï; oui, vers toi, je crie tout le jour.
86.4
Réjouis l’être de ton serviteur; oui, vers toi, Adonaï, je porte mon
être.
86.5 Oui,
toi, Adonaï, tu es le bien et tu pardonnes, multiple à chérir pour tous
ceux qui t’appellent.
86.6
Écoute, IHVH-Adonaï, ma prière; sois attentif à la voix de mes
supplications.
86.7 Au
jour de ma détresse, je crie vers toi; oui, tu me réponds.
86.8 Nul
n’est semblable à toi parmi les Elohîms, Adonaï ! Rien n’est semblable
à tes oeuvres !
86.9 Toutes
les nations que tu as faites viendront; elles se prosterneront en face
de toi, elles glorifieront ton nom.
86.10 Oui,
grand, toi, le faiseur de prodiges, toi, Elohîms, toi seul !
86.11
Enseigne-moi ta route, IHVH-Adonaï, et j’irai dans ta vérité; unis mon
coeur pour qu’il frémisse de ton nom.
86.12 Je te
célèbre, Adonaï, mon Elohîms, de tout mon coeur; je glorifie ton nom en
pérennité.
86.13 Oui,
ton chérissement est grand sur moi; tu as libéré mon être du Shéol
souterrain.
86.14
Elohîms, des bouillonnants se lèvent contre moi; la bande des
terrifiants cherche mon être; ils ne te mettent pas devant eux.
86.15 Et
toi, Adonaï, Él matriciel et graciant, lent à la fureur, multiple en
chérissement et vérité,
86.16
fais-moi face, gracie-moi, donne ton énergie à ton serviteur; sauve le
fils de ta servante !
86.17 Fais
sur moi un signe de bonheur. Mes haineux le verront, ils blêmiront.
Oui, toi, IHVH-Adonaï, tu m’aides et me réconfortes !
▲87.1 Des Benéi Qorah. Chant.
Poème. Son assise aux montagnes du sanctuaire.
87.2
IHVH-Adonaï aime les portes de Siôn, plus que toutes les demeures de
Ia‘acob.
87.3 Les
gloires sont dites sur toi, ville d’Elohîms. Sèlah.
87.4 Je
mémorise Rahab et Babèl parmi mes connaissances; voici Pelèshèt et Sor
avec Koush: « Celui-là naquit là.
87.5 Mais
de Siôn, il est dit: « L’homme, l’homme naquit là, et lui, il
l’affermit, le Suprême ! »
87.6
IHVH-Adonaï compte en inscrivant les peuples: « Celui-là naquit là. »
Sèlah.
87.7 Poètes
et danseurs: « Toutes mes sources sont en toi ! »
▲88.1 (88.1) Poème.
Chant. Des Benéi Qorah. Au chorège. Sur le fifre. Pour répons.
Perspicace. À Héimân l’Èzrahi. (88.2) IHVH-Adonaï, Elohîms
de mon salut ! Le jour, ma clameur; la nuit, devant toi,
88.2 (88.3)
ma prière vient en face de toi. Tends ton oreille à ma complainte.
88.3 (88.4)
Oui, mon être est rassasié de malheurs; mes vies arrivent au Shéol.
88.4 (88.5)
Je suis compté avec les gisants de la fosse. J’étais comme un brave
sans vigueur,
88.5 (88.6)
parmi les morts, libre, comme les victimes couchées au sépulcre, que tu
ne mémorises plus, eux par ta main tranchés.
88.6 (88.7)
Tu me places dans la fosse souterraine, dans les opacités des gouffres.
88.7 (88.8)
Sur moi ta fièvre dans la fosse souterraine, dans les opacités des
gouffres.
88.8 (88.9)
Tu éloignes de moi ceux qui me connaissent: tu me places en
abominations pour eux. Écroué, je ne sors plus.
88.9 (88.10)
Mon oeil est mortifié d’humiliation. Je crie vers toi, IHVH-Adonaï,
chaque jour; je déploie vers toi mes paumes.
88.10 (88.11)
Pour les morts, ferais-tu prodige ? Ou bien les sceptres se
lèveront-ils, te célébreront-ils ? Sèlah.
88.11 (88.12)
Ton chérissement est-il raconté au sépulcre; ton adhérence en perdition
?
88.12 (88.13)
Est-il connu dans la ténèbre, ton prodige; ta justification en terre
d’amnésie ?
88.13 (88.14)
Mais moi, vers toi, IHVH-Adonaï, j’appelle; le matin ma prière te
devance.
88.14 (88.15)
Pourquoi, IHVH-Adonaï, négligeras-tu mon être; voileras-tu tes faces
loin de moi ?
88.15 (88.16)
Humilié, en agonie dès ma jeunesse, je porte tes effrois, transi.
88.16 (88.17)
Sur moi passent tes brûlures, tes effrois m’annihilent;
88.17 (88.18)
ils m’entourent tout le jour, comme des eaux, ils m’encerclent, tous
ensemble, contre moi.
88.18 (88.19)
Tu éloignes de moi l’amant et le compagnon; ne me connaissent que les
ténèbres.
▲89.1 (89.1)
Perspicace. D’Éitân l’Ézrahi. (89.2) En pérennité je chante
les chérissements de IHVH-Adonaï; d’âge en âge, je fais connaître, de
ma bouche, ton adhérence.
89.2 (89.3)
Oui, j’ai dit: En pérennité, le chérissement est bâti. Tu affermis des
ciels; en eux-mêmes ton adhérence.
89.3 (89.4)
J’ai tranché un pacte pour mon élu, je l’ai juré à David, mon serviteur:
89.4 (89.5)
Jusqu’en pérennité j’affermirai ta semence; je bâtirai d’âge en âge ton
trône. Sèlah.
89.5 (89.6)
Les ciels célébreront ton prodige, IHVH-Adonaï; ton adhérence aussi,
dans l’assemblée des êtres sacrés.
89.6 (89.7)
Oui, qui, dans l’éther, équivaut à IHVH-Adonaï, ressemble à IHVH-Adonaï
parmi les Benéi Élîm ?
89.7 (89.8)
Él, très terrifiant, dans l’intimité des êtres sacrés, et terrible
contre tous ses alentours !
89.8 (89.9)
IHVH-Adonaï, Elohîms Sebaot ! Qui comme toi est puissant, Yah, ton
adhérence autour de toi ?
89.9 (89.10)
Toi, tu gouvernes le jaillissement de la mer; à l’assaut de ses vagues,
tu les apaises.
89.10 (89.11)
Toi, tu as accablé, comme une victime, Rahab. Au bras de ton énergie,
tu as éparpillé tes ennemis.
89.11 (89.12)
À toi, les ciels, à toi la terre ! Le monde et sa plénitude, toi, tu
les as fondés.
89.12 (89.13)
Le septentrion et le midi, toi, tu les as créés; le Tabor et le Hermôn
jubilent à ton nom.
89.13 (89.14)
À toi le bras d’héroïsme, ta main énergique, ta droite altière !
89.14 (89.15)
La justice et le jugement sont l’assise de ton trône; le chérissement,
la vérité devancent tes faces.
89.15 (89.16)
En marche, le peuple des initiés à l’ovation: ils vont à la lumière de
tes faces, IHVH-Adonaï.
89.16 (89.17)
Ils s’égayent en ton nom tout le jour, ils s’exaltent en ta
justification.
89.17 (89.18)
Oui, tu es la splendeur de leur énergie; en ton vouloir, tu exaltes
notre corne.
89.18 (89.19)
Oui, à IHVH-Adonaï, notre bouclier; au sacré d’Israël, notre roi !
89.19 (89.20)
Alors tu as parlé dans une contemplation à tes fervents. Tu as dit:
J’ai fait valoir de l’aide au héros; j’ai élevé un adolescent du peuple.
89.20 (89.21)
J’ai trouvé David, mon serviteur; je l’ai messié à mon huile sacrée.
89.21 (89.22)
Ma main est ferme avec lui; mon bras aussi le renforce.
89.22 (89.23)
L’ennemi ne le dupera pas; le fils de la forfaiture ne le violentera
pas.
89.23 (89.24)
Je fracasse en face de lui ses oppresseurs; ses haineux, je les attaque.
89.24 (89.25)
Mon adhérence, mon chérissement pour lui; en mon nom sa corne s’exalte.
89.25 (89.26)
Je mets sur la mer sa main; sur les fleuves sa droite.
89.26 (89.27)
Lui crie vers moi: « Mon père, toi, mon Él, le roc de mon salut ! »
89.27 (89.28)
Aussi, moi je le donne pour aîné, très haut au-dessus des rois de la
terre.
89.28 (89.29)
En pérennité, je lui garde mon chérissement, mon pacte auquel il adhère.
89.29 (89.30)
J’établirai à jamais sa semence, son trône comme les jours des ciels.
89.30 (89.31)
Si ses fils abandonnaient ma tora et n’allaient pas dans mes jugements,
89.31 (89.32)
s’ils profanaient mes règles et ne gardaient pas mes ordres,
89.32 (89.33)
je sanctionnerais au bâton leur carence; par des plaies leur tort;
89.33 (89.34)
mais je n’annulerai pas pour lui mon chérissement; je ne mentirai pas
en mon adhérence.
89.34 (89.35)
Je ne profanerai pas mon pacte, je ne changerai pas l’expression de mes
lèvres.
89.35 (89.36)
Une, j’ai juré en ma sacralité que je ne tromperai pas David.
89.36 (89.37)
Sa semence sera en pérennité; son trône, comme le soleil devant moi;
89.37 (89.38)
comme la lune, ferme en pérennité, témoin d’adhérence dans l’éther.
Sèlah.
89.38 (89.39)
Mais toi, tu négliges et rejettes, tu t’emportes contre ton messie.
89.39 (89.40)
Tu exècres le pacte de ton serviteur et profanes à terre son diadème.
89.40 (89.41)
Tu fais brèche en toutes ses clôtures; tu mets ses forteresses en
effroi.
89.41 (89.42)
Tous les passants de la route le spolient; il est la flétrissure de ses
voisins.
89.42 (89.43)
Tu as exalté la droite de ses oppresseurs, et réjoui tous ses ennemis.
89.43 (89.44)
Tu as même retourné le silex de son épée, et ne l’as pas relevé dans la
guerre.
89.44 (89.45)
Tu as fait cesser sa purification et précipité son trône à terre.
89.45 (89.46)
Tu as écourté les jours de sa nubilité, et l’as drapé de blêmissement.
Sèlah.
89.46 (89.47)
Jusqu’à quand, IHVH-Adonaï, te voileras-tu avec persistance ?
Flambera-t-elle comme un feu, ta fièvre ?
89.47 (89.48)
Mémorise-moi, ma durée; sur quelle vanité tu as créé tous les fils
d’humain !
89.48 (89.49)
Quel brave vivrait sans voir la mort ? Son être échappera-t-il à la
main du Shéol ? Sèlah.
89.49 (89.50)
Où sont tes chérissements, les premiers, Adonaï, que tu as jurés à
David en ton adhérence ?
89.50 (89.51)
Mémorise Adonaï, la flétrissure de tes serviteurs. Je porte en mon sein
toute la multitude des peuples,
89.51 (89.52)
dont tes ennemis flétrissent, IHVH-Adonaï, dont ils flétrissent les
talons de ton messie.
89.52 (89.53)
IHVH-Adonaï est béni en pérennité. Amén, amén !
- LIVRE
QUATRIÈME des Psaumes -
▲90.1 Prière de Moshè, l’homme
d’Elohîms. Adonaï, tu es pour nous un logis d’âge en âge.
90.2 Avant
que les monts n’aient été enfantés, engendrés la terre et le monde, de
pérennité en pérennité, toi, tu es Él.
90.3 Tu
fais retourner l’homme dans la poussière, mais tu dis: Retournez, fils
de l’humain !
90.4 Oui,
mille ans à tes yeux sont comme le jour d’hier qui passe; une garde
dans la nuit.
90.5 Tu les
fais déferler, ils sont un sommeil, puis au matin, pareils à l’herbe
fauchée.
90.6 Au
matin, elle bourgeonne et pousse; au soir, fauchée, elle sèche.
90.7 Oui,
nous sommes consumés par ta fureur, par ta fièvre affolés.
90.8 Tu
places nos torts devant toi, notre obscurité au lustre de tes faces.
90.9 Oui,
tous nos jours font face à ton emportement; nos années s’achèvent comme
en un murmure.
90.10
Les jours de nos années font soixante-dix ans, ou, dans leur vigueur,
quatre-vingts ans; mais leur superbe est labeur, fraude. Oui, vite
fauchés, nous nous envolons.
90.11 Qui
connaît l’énergie de ta fureur ? Ton emportement est semblable à ton
frémissement.
90.12
Initie-nous à bien compter nos jours: nous ferons venir le coeur de
sagesse.
90.13
Retourne, IHVH-Adonaï, jusqu’à quand ? Réconforte tes serviteurs.
90.14
Rassasie-nous, au matin, de ton chérissement; nous jubilerons, nous
nous réjouirons, en tous nos jours.
90.15
Réjouis-nous autant de jours que tu nous as violentés, d’années où nous
avons vu le malheur.
90.16 Ton
oeuvre apparaîtra à tes serviteurs, ta magnificence à leurs fils.
90.17
Que l’agrément d’Adonaï, notre Elohîms, soit sur nous ! Le fait de nos
mains, veuille l’affermir pour nous; le fait de nos mains, veuille
l’affermir !
▲91.1 Assis au secret du Suprême,
il nuite à l’ombre de Shadaï.
91.2 Je dis
à IHVH-Adonaï: Mon abri, ma trappe ! Elohaï, je me fie en lui.
91.3 Oui,
il t’arrache au piège des chasseurs, à la peste, à la corruption.
91.4 Il te
recouvre de son aile; tu t’abrites sous ses ailes. Sa vérité est une
targe, un pavois.
91.5 Tu ne
frémiras pas du tremblement de la nuit, de la flèche qui vole le jour,
91.6 de la
peste qui va dans l’obscurité, du saccage qui razzie à midi.
91.7 Un
millier tombe à tes côtés, une myriade à ta droite: rien ne s’avancera
contre toi.
91.8 Tu
regarderas seulement de tes yeux, et verras la rétribution des
criminels.
91.9 Oui,
toi, IHVH-Adonaï, mon abri ! Dans le Suprême, tu as mis ton logis.
91.10 Le
malheur ne surviendra pas contre toi; la plaie n’approchera pas de ta
tente.
91.11 Oui,
il ordonne à ses messagers de te garder sur toutes tes routes.
91.12 Ils
te portent à deux paumes, pour que ton pied ne heurte pas de pierre.
91.13 Tu
chemines sur le lion et le cobra; tu piétines le lionceau, le crocodile.
91.14 Oui,
il s’est épris de moi, je le libère; je le fais culminer; oui, il
pénètre mon nom.
91.15 Il
crie vers moi, je lui réponds. Moi-même avec lui, dans la détresse, je
le renfloue, je le glorifie.
91.16 À
longueur de jours, je le rassasie: je lui fais voir mon salut.
▲92.1 (92.1) Chant.
Poème. Pour le jour du shabat. (92.2) Il est bien de
célébrer IHVH-Adonaï, de chanter ton nom, Suprême.
92.2 (92.3)
De rapporter au matin ton chérissement, ton adhérence dans les nuits,
92.3 (92.4)
sur le luth, à la harpe, au murmure de la lyre.
92.4 (92.5)
Oui, tu me réjouis, IHVH-Adonaï, par ton oeuvre; je jubile au fait de
tes mains.
92.5 (92.6)
Qu’ils sont grands, tes faits, IHVH-Adonaï, fort profondes, tes pensées
!
92.6 (92.7)
L’homme stupide ne le pénètre pas, le fou ne discerne pas cela: à la
floraison des criminels, comme de l’herbe,
92.7 (92.8)
tous les ouvriers de fraude croissent pour être exterminés à jamais.
92.8 (92.9)
Toi, altier, en pérennité, IHVH-Adonaï !
92.9 (92.10)
Oui, voici, tes ennemis, IHVH-Adonaï; oui, voici, tes ennemis perdront;
tous les ouvriers de la fraude se diviseront.
92.10 (92.11)
Tu exaltes ma corne comme celle des antilopes; je suis pétri d’huile
luxuriante.
92.11 (92.12)
Mon oeil regarde ceux qui me fixent; mon oreille entend ceux qui se
lèvent contre moi, les malfaiteurs.
92.12 (92.13)
Le juste fleurit comme un dattier; il s’épanouit comme un cèdre du
Lebanôn.
92.13 (92.14)
Plantés dans la maison de IHVH-Adonaï, ils fleuriront sur les parvis de
notre Elohîms.
92.14 (92.15)
Ils prospèrent dans la sénescence, pleins de sève et luxuriants,
92.15 (92.16)
pour le rapporter: Oui, il est droit, IHVH-Adonaï, mon roc, sans
forfait en lui !
▲93.1 IHVH-Adonaï règne, la
majesté le drape; elle drape IHVH-Adonaï, l’énergie le ceint. Le monde
s’érige sans tituber.
93.2 Ton
trône à jamais ferme, en pérennité, toi, tu es.
93.3 Les
fleuves élèvent, IHVH-Adonaï, les fleuves élèvent leurs voix; les
fleuves élèveront leur ressac.
93.4 Plus
que les voix des eaux multiples, que les majestueux brisants de la mer,
il est majestueux dans l’altitude, IHVH-Adonaï !
93.5 Ils
adhèrent fort, tes témoignages. Le sacré sied à ta maison, IHVH-Adonaï,
à longueur de jours.
▲94.1 Él des vengeances,
IHVH-Adonaï, Él des vengeances, resplendis !
94.2
Surgis, juge de la terre; retourne la rétribution contre les
orgueilleux !
94.3
Jusqu’à quand, les criminels, IHVH-Adonaï, jusqu’à quand les criminels,
exulteront-ils ?
94.4 Ils
s’expriment, ils parlent avec arrogance; tous les ouvriers de fraude se
pavanent.
94.5 Ils
accablent ton peuple, IHVH-Adonaï, ils l’accablent; ils violentent ta
possession.
94.6 Ils
tuent la veuve et le métèque; ils assassinent les orphelins.
94.7 Ils
disent: « Yah ne voit pas, l’Elohîms de Ia‘acob ne discerne pas ! »
94.8
Discernez, stupides du peuple ! Fous, quand donc serez-vous perspicaces
?
94.9 Le
planteur d’oreille n’entendrait-il pas ? Le formateur de l’oeil ne
regarderait-il pas ?
94.10 Le
correcteur des nations n’admonesterait-il pas, lui qui apprend à
l’humain la pénétration ?
94.11
IHVH-Adonaï sait que les pensées de l’humain sont une fumée.
94.12 En
marche, le brave que tu corriges, Yah ! Tu lui apprends ta tora,
94.13 pour
le rasséréner aux jours du malheur, quand le pourrissoir du criminel
sera foré,
94.14 car
IHVH-Adonaï ne lâche pas son peuple, il n’abandonne pas sa possession.
94.15 Oui,
le jugement retourne à la justice, avec, derrière lui, tous les coeurs
droits.
94.16 Qui
se lèvera devant moi pour les ouvriers de fraude ?
94.17 Sans
IHVH-Adonaï, mon aide, mon être, sous peu, demeurait en silence.
94.18 Si je
dis: « Mon pied chancelle », ton chérissement, IHVH-Adonaï, me restaure.
94.19 Dans
les multiples fantasmes de mes entrailles, en tes réconforts, mon être
se délecte.
94.20
Serait-il ton associé, le trône de corruption, qui fabrique en toi le
labeur ?
94.21 Ils
s’attroupent contre l’être du juste; ils incriminent le sang innocent.
94.22 Et
c’est IHVH-Adonaï, une culmination pour moi, Elohaï, le roc de mon abri.
94.23 Il
retourne contre eux leur violence, il les annihile dans leur
malfaisance; il les annihile, IHVH-Adonaï, notre Elohîms.
▲95.1 Allez, jubilons en
IHVH-Adonaï; acclamons le roc de notre salut !
95.2
Avançons vers ses faces dans la gratitude; par des chants, acclamons-le
!
95.3 Oui,
IHVH-Adonaï est un grand Él, le grand roi de tous les Elohîms,
95.4 avec
en sa main les arcanes de la terre; à lui les envols des montagnes !
95.5 À lui,
la mer, il l’a faite; et le continent, ses mains l’ont formé.
95.6 Venez,
prosternons-nous, inclinons-nous, et plions genoux face à IHVH-Adonaï,
notre auteur !
95.7
Oui, il est notre Elohîms, nous sommes le peuple de son pâturage, les
ovins de sa main. Aujourd’hui, si vous entendiez sa voix...
95.8 Ne
durcissez pas votre coeur comme à Meriba, comme au jour de l’épreuve de
Massa au désert,
95.9 où vos
pères m’éprouvèrent et m’examinèrent même après avoir vu mon oeuvre.
95.10
Quarante ans j’abhorrai l’âge et je dis: Un peuple errant de coeur,
eux, ils n’ont pas pénétré mes routes,
95.11 eux à
qui je jurais dans ma fureur qu’ils n’accéderont pas à mon repos !
▲96.1 Poétisez pour IHVH-Adonaï
un poème nouveau, poétisez pour IHVH-Adonaï, toute la terre !
96.2
Poétisez pour IHVH-Adonaï, bénissez son nom; annoncez, au jour le jour,
son salut !
96.3
Racontez aux nations sa gloire, à tous les peuples ses prodiges.
96.4 Oui,
IHVH-Adonaï est grand, louangé, fort, terrible, lui-même, au-dessus de
tous les Elohîms.
96.5 Oui,
tous les Elohîms des peuples sont des idoles; IHVH-Adonaï a fait les
ciels.
96.6 La
majesté, la magnificence en face de lui; l’énergie, la splendeur en son
sanctuaire.
96.7 Offrez
à IHVH-Adonaï, clans des peuples, offrez à IHVH-Adonaï gloire, énergie !
96.8 Offrez
à IHVH-Adonaï gloire à son nom; portez l’offrande, venez en ses parvis !
96.9
Prosternez-vous devant IHVH-Adonaï, dans la magnificence du sanctuaire.
Trépide en face de lui, toute la terre !
96.10
Dites aux nations: « IHVH-Adonaï règne ! » Aussi le monde est ferme, il
ne chancelle jamais. Il juge les peuples avec rectitude.
96.11 Se
réjouissent les ciels, s’égaye la terre, tonitruent la mer et sa
plénitude,
96.12
exulte le champ, et tout en lui ! Alors, tous les arbres de la forêt
jubileront
96.13
en face de IHVH-Adonaï: oui, il vient; oui, il vient juger la terre !
Il juge le monde avec justice, les peuples en son adhérence !
▲97.1 IHVH-Adonaï règne, la terre
exulte, les îles nombreuses se réjouissent.
97.2 La
nuée, le brouillard autour de lui; la justice, le jugement à l’assise
de son trône !
97.3 Le feu
va en face de lui, il flamboie autour de ses oppresseurs.
97.4 Ses
éclairs illuminent le monde; la terre le voit et tressaille.
97.5 Les
montagnes fondent comme de la cire en face de IHVH-Adonaï, en face de
l’Adôn de toute la terre.
97.6 Les
ciels rapportent sa justice; tous les peuples voient sa gloire.
97.7
Tous les esclaves de statues blêmissent, ceux qui se louangent dans les
idoles. Prosternez-vous devant lui, vous tous, les Elohîms !
97.8 Elle
entend et se réjouit, Siôn; elles exultent, les filles de Iehouda, à
cause de tes jugements, IHVH-Adonaï.
97.9 Oui,
toi, IHVH-Adonaï, suprême sur toute la terre, tu es exalté sans mesure,
au-dessus de tous les Elohîms.
97.10
Amants de IHVH-Adonaï, haïssez le mal ! Le gardien de l’être de ses
fervents, il les arrache à la main des criminels.
97.11 La
lumière germe pour le juste; pour les coeurs droits, la joie.
97.12
Réjouissez-vous, justes, en IHVH-Adonaï; célébrez la mémoire de son
sanctuaire !
▲98.1 Chant. Poétisez pour
IHVH-Adonaï un poème nouveau: oui, il fait des prodiges. Sa droite
sauve pour lui, avec son bras sacré.
98.2
IHVH-Adonaï fait pénétrer son salut aux yeux des nations; il découvre
sa justification.
98.3
Il mémorise son chérissement, son adhérence, pour la maison d’Israël.
Toutes les extrémités de la terre voient le salut de notre Elohîms.
98.4
Acclamez IHVH-Adonaï, toute la terre; éclatez, retentissez, chantez !
98.5
Chantez IHVH-Adonaï à la lyre, à la lyre, à la voix du chant,
98.6 aux
trompettes, à la voix du shophar ! Acclamez, face au roi IHVH-Adonaï !
98.7 Elle
tonitrue, la mer, et sa plénitude, le monde et ses habitants.
98.8 Les
fleuves battent des paumes; unies, les montagnes jubilent,
98.9 face à
IHVH-Adonaï: oui, il vient juger la terre; il juge le monde avec
justice, les peuples avec rectitude.
▲99.1 IHVH-Adonaï règne, les
peuples s’irritent; il siège sur les keroubîm, la terre mute.
99.2
IHVH-Adonaï est grand en Siôn, altier, lui, au-dessus de tous les
peuples.
99.3 Ils
célèbrent ton nom grand et terrible: il est sacré.
99.4
Énergie du roi, il aime le jugement. Toi, tu affermis les rectitudes,
le jugement, la justification en Ia‘acob, toi, tu les as faits.
99.5
Exaltez IHVH-Adonaï, notre Elohîms; prosternez-vous devant l’escabelle
de ses pieds, le sacré, lui !
99.6 Moshè,
Aarôn, avec ses desservants, Shemouél avec les crieurs de son nom
crient vers IHVH-Adonaï; il leur répond.
99.7 Il
leur a parlé dans la colonne de nuée; ils gardent ses témoignages; il
leur a donné une loi.
99.8
IHVH-Adonaï, notre Elohîms, toi, tu leur réponds. Él porteur, tu l’es
pour eux, vengeur de leurs agissements.
99.9
Exaltez IHVH-Adonaï notre Elohîms; prosternez-vous, au mont de son
sanctuaire: oui, il est sacré, IHVH-Adonaï, notre Elohîms !
▲100.1 Chant de merci. Acclamez
IHVH-Adonaï, toute la terre;
100.2
servez IHVH-Adonaï dans la joie, venez en face de lui dans la
jubilation !
100.3
Pénétrez-le: oui, IHVH-Adonaï, lui, Elohîms; il nous a faits, nous
sommes à lui, son peuple, les ovins de son pâturage.
100.4 Venez
en ses portes dans la merci, en ses parvis dans la louange;
célébrez-le, bénissez son nom !
100.5 Oui,
quel bien, IHVH-Adonaï ! En pérennité, son chérissement; d’âge en âge,
son adhérence !
▲101.1 De David. Chant. Je poétise
le chérissement, le jugement; pour toi, IHVH-Adonaï, je chante.
101.2 Je
suis perspicace sur des intègres. Quand viendras-tu à moi ? Je vais
dans l’intégrité de mon coeur, au sein de ma maison.
101.3 Je ne
place pas contre mes yeux la parole de Belia‘al. Je hais le faire des
déviateurs; il ne colle pas à moi.
101.4 Le
coeur tortueux s’écarte de moi; je ne connais pas le mal.
101.5
Qui calomnie en secret son compagnon, celui-là, je l’annihile. Les yeux
hautains, le coeur enflé, de celui-là je n’en peux plus.
101.6 Mes
yeux avec les adhérents de la terre, pour habiter avec moi, aller sur
la route des intègres; ceux-là me serviront.
101.7 Le
faiseur de duperies ne siège pas au sein de ma maison; le parleur de
mensonges n’est pas ferme à mes yeux.
101.8
Aux matins, j’annihile tous les criminels de la terre, pour trancher de
la ville de IHVH-Adonaï tous les ouvriers de la fraude.
▲102.1 (102.1) Prière
de l’humilié. Défaillant, il répand sa plainte en face de IHVH-Adonaï. (102.2)
IHVH-Adonaï, entends ma prière, mon appel vient à toi !
102.2 (102.3)
Ne voile pas tes faces pour moi; au jour de la détresse, tends vers moi
ton oreille; au jour où je crie, vite, réponds-moi !
102.3 (102.4)
Oui, mes jours s’achèvent en fumée; mes os brûlent comme un brasier.
102.4 (102.5)
Frappé comme l’herbe, mon coeur se dessèche; oui, j’oublie de manger
mon pain.
102.5 (102.6)
À la voix de mon gémissement, mes os collent à ma chair.
102.6 (102.7)
Je ressemble à la chouette du désert; je suis comme la chevêche des
ruines.
102.7 (102.8)
Je veille et suis comme un oiseau solitaire sur un toit.
102.8 (102.9)
Toute la journée, mes ennemis me flétrissent; hallucinés, ils jurent
contre moi.
102.9 (102.10)
Oui, je mange ma cendre comme du pain; je mêle de pleurs mes breuvages.
102.10 (102.11)
Face à ton exaspération, à ton écume, oui, tu m’as porté puis rejeté.
102.11 (102.12)
Mes jours sont comme une ombre déployée, et moi, je sèche comme de
l’herbe.
102.12 (102.13)
Mais toi, IHVH-Adonaï, tu sièges en pérennité, ta mémoire d’âge en âge.
102.13 (102.14)
Toi, lève-toi, matricie Siôn ! Oui, c’est le temps de la gracier; oui,
le rendez-vous vient !
102.14 (102.15)
Oui, tes serviteurs veulent ses pierres; ils font grâce à sa poussière.
102.15 (102.16)
Les nations frémissent du nom de IHVH-Adonaï; tous les rois de la
terre, de ta gloire.
102.16 (102.17)
Oui, IHVH-Adonaï a bâti Siôn, il est apparu dans sa gloire.
102.17 (102.18)
Il se tourne vers la prière du spolié, il ne méprise pas leur prière.
102.18 (102.19)
Ceci sera écrit pour le dernier âge; le peuple créé louera Yah.
102.19 (102.20)
Oui, il observe de l’altitude de son sanctuaire; IHVH-Adonaï des ciels,
regarde la terre,
102.20 (102.21)
pour entendre le soupir du prisonnier, pour relaxer les condamnés à
mort,
102.21 (102.22)
pour raconter à Siôn le nom de IHVH-Adonaï, et sa louange à
Ieroushalaîm,
102.22 (102.23)
au regroupement des peuples unis, des royaumes pour servir IHVH-Adonaï.
102.23 (102.24)
Il violente ma force sur la route, il écourte mes jours.
102.24 (102.25)
Et je dis: Éli, ne m’enlève pas au milieu de mes jours ! Tes années
sont dans les âges des âges.
102.25 (102.26)
Jadis, la terre, tu l’as fondée et le fait de tes mains, les ciels;
102.26 (102.27)
ils périront, toi tu demeures. Tous s’useront comme un habit; comme un
vêtement tu les métamorphoseras et ils se métamorphoseront.
102.27 (102.28)
Et toi, lui, tes années ne s’achèveront pas.
102.28 (102.29)
Les fils de tes serviteurs demeurent; leur semence, face à toi,
s’affermit.
▲103.1 De David. Bénis, mon être,
IHVH-Adonaï; toutes mes entrailles, son nom sacré !
103.2 Bénis
IHVH-Adonaï, mon être; n’oublie pas tous ses bienfaits !
103.3 Lui,
il pardonne tous tes torts, médecin de toutes tes infirmités,
103.4 il
rachète ta vie au pourrissoir, et te nimbe de chérissements, de
matrices.
103.5 Il
assouvit de bien ta beauté; ta jeunesse se rénove comme le vautour.
103.6
IHVH-Adonaï forge les justifications, les jugements de tous les
exploiteurs.
103.7 Il a
relevé ses routes à Moshè, aux Benéi Israël ses agissements.
103.8
Matriciel, graciant, IHVH-Adonaï; long de narines, multiple en
chérissement.
103.9 Il ne
combat pas avec persistance, il ne s’irrite pas en pérennité.
103.10 Ce
n’est pas selon nos fautes qu’il agit avec nous; il ne nous rétribue
pas selon nos torts.
103.11 Oui,
comme les ciels sont hauts au-dessus de la terre, son chérissement est
puissant sur ses frémissants.
103.12
Comme l’orient est loin de l’occident, il éloigne de nous nos carences.
103.13
Comme un père matricie ses enfants, IHVH-Adonaï matricie ses
frémissants.
103.14 Oui,
il connaît notre formation, lui; il mémorise le fait que nous sommes
poussière.
103.15 Les
jours de l’homme sont comme du pâturin, comme la fleur des champs.
103.16 Oui,
un souffle passe sur lui: il n’est plus; son lieu ne le reconnaît plus.
103.17
Le chérissement de IHVH-Adonaï, de pérennité en pérennité, repose sur
ses frémissants, sa justification, sur les fils de ses fils,
103.18 pour
les gardiens de son pacte, ceux qui mémorisent ses actions pour les
faire.
103.19
IHVH-Adonaï dans les ciels affermit son trône. Son royaume gouverne
tout.
103.20
Bénissez IHVH-Adonaï, vous, ses messagers, héros de la force, faiseurs
de sa parole, pour entendre la voix de sa parole !
103.21
Bénissez IHVH-Adonaï, vous, toutes ses milices; ses officiants,
ouvriers de son vouloir !
103.22
Bénissez IHVH-Adonaï, toutes ses oeuvres, dans tous les lieux de son
gouvernement ! Bénis, mon être, IHVH-Adonaï !
▲104.1 Bénis, mon être,
IHVH-Adonaï ! IHVH-Adonaï Elohaï, tu es très grand, de majesté, de
magnificence vêtu !
104.2 Drapé
de lumière comme d’une tunique, il tend les ciels comme une tenture.
104.3 Il
charpente d’eaux ses étages, met son char dans les nuages, et va sur
les ailes d’un souffle.
104.4 Il
fait des souffles ses messagers; ses officiants, d’un feu flamboyant.
104.5 Il a
fondé la terre sur ses assises; elle ne chancellera pas en pérennité, à
jamais !
104.6 Tu la
couvris de l’abîme comme d’un vêtement; les eaux se dressèrent
au-dessus des montagnes.
104.7 À ta
menace, elles s’enfuirent; à la voix de ton tonnerre, elles se
précipitèrent.
104.8 Les
monts montèrent et descendirent les failles, vers ce lieu que tu fondas
pour elles.
104.9 Tu
mis une frontière: elles ne la dépasseront pas; elles ne retourneront
jamais recouvrir la terre.
104.10 Il
envoie des sources pour les torrents, et ils vont entre les monts.
104.11 Ils
abreuvent tous les animaux des champs; les onagres y brisent leur soif.
104.12
Là-haut demeure le volatile; entre les feuillages ils donnent de la
voix.
104.13 Il
abreuve les montagnes de ses étages; du fruit de tes oeuvres la terre
se rassasie.
104.14 Il
fait germer le pâturin pour la bête, l’herbe au service de l’humain,
pour faire sortir le pain de la terre.
104.15 De
vin, il réjouit le coeur de l’homme, pour éclairer les faces mieux que
l’huile; et de pain il restaure le coeur de l’homme.
104.16 Les
arbres de IHVH-Adonaï se rassasient, les cèdres du Lebanôn, qu’il a
plantés,
104.17 là
où les oiseaux nidifient; dans les cyprès, la cigogne a sa maison.
104.18 Les
hautes montagnes aux bouquetins, les rochers pour abri des damans,
104.19 il
fait la lune pour les rendez-vous, et le soleil connaît son coucher.
104.20 Tu
mets la ténèbre et c’est la nuit, là où glissent tous les animaux de la
forêt.
104.21 Les
lionceaux rugissent après la proie, pour demander leur nourriture à Él.
104.22 Le
soleil brille, ils se rassemblent, et s’accroupissent dans leurs logis.
104.23
L’humain sort à son oeuvre, il est à son travail, jusqu’au soir.
104.24
Qu’elles sont nombreuses, tes oeuvres, IHVH-Adonaï ! Tu les as toutes
oeuvrées avec sagesse ! La terre est pleine de tes créatures !
104.25
Voici la mer immense aux larges mains. Là, un grouillement sans nombre
de petits animaux avec les grands.
104.26 Là
vont les navires, et ce Leviatân que tu as formé pour jouer avec lui.
104.27 Tous
patientent auprès de toi, pour que tu leur donnes leur nourriture à
temps.
104.28 Tu
la leur donnes, ils la récoltent; tu ouvres ta main, ils se rassasient
bien.
104.29 Tu
voiles tes faces, ils s’affolent. Tu recueilles leur souffle, ils
agonisent, et retournent à leur poussière.
104.30 Tu
envoies ton souffle, ils sont créés. Tu rénoves les faces de la glèbe.
104.31 La
gloire de IHVH-Adonaï est en pérennité; IHVH-Adonaï se réjouit en ses
oeuvres.
104.32 Il
regarde la terre, elle est secouée; il touche les montagnes, elles
fument.
104.33 Je
poétise pour IHVH-Adonaï en ma vie; je chante mon Elohîms en mon
existence.
104.34 Mon
hymne est suave; moi-même je me réjouis en IHVH-Adonaï.
104.35 Les
fauteurs seront achevés sur terre; les criminels ne seront plus. Bénis
mon être, IHVH-Adonaï ! Hallelou-Yah !
▲105.1 Célébrez IHVH-Adonaï, criez
son nom; faites connaître aux peuples ses agissements !
105.2
Poétisez pour lui, chantez-le ! Épanchez-vous en toutes ses splendeurs !
105.3
Louangez-vous en son nom sacré ! Que se réjouisse le coeur des
chercheurs de IHVH-Adonaï !
105.4
Consultez IHVH-Adonaï et son énergie; cherchez ses faces, toujours !
105.5
Mémorisez ses merveilles qu’il a faites, ses prodiges, les jugements de
sa bouche;
105.6
semence d’Abrahâm, son serviteur, Benéi Ia‘acob, ses élus !
105.7 Lui,
IHVH-Adonaï, notre Elohîms, ses jugements sont par toute la terre.
105.8 Il
mémorise en pérennité son pacte, la parole qu’il ordonna pour mille
âges,
105.9 qu’il
trancha avec Abrahâm et son serment à Is’hac,
105.10
qu’il érigea en loi pour Ia‘acob, en pacte de pérennité pour Israël,
105.11 pour
dire: « À toi, je donnerai la terre de Kena‘ân, le district de votre
possession »,
105.12
quand ils étaient un petit nombre de mortels à séjourner là.
105.13 Ils
allèrent de nation en nation, d’un royaume vers un autre peuple.
105.14 Il
ne laissa pas un humain les exploiter; il exhorta pour eux des rois.
105.15 « Ne
touchez pas à mes messies, ne méfaites pas contre mes inspirés. »
105.16 Il
appela la famine contre la terre et toute la branche du pain, la brisa.
105.17 Il
envoya avant eux un homme pour serviteur, Iosseph.
105.18 Ils
meurtrirent ses pieds avec des câbles, son être au carcan de fer,
105.19
jusqu’au temps où sa parole vint, où le dire de IHVH-Adonaï le purifia.
105.20 Un
roi envoya le libérer; un gouverneur de peuples le relaxa.
105.21 Il
le mit pour Adôn de sa maison, pour gouverneur de tous ses biens,
105.22 pour
lier ses chefs à son être et instruire ses anciens.
105.23
Israël vint en Misraîm; Ia‘acob résida en terre de Hâm.
105.24 Il
fit fort fructifier son peuple; il le rendit plus vigoureux que ses
oppresseurs.
105.25 Il
investit leur coeur à haïr son peuple, à intriguer contre ses
serviteurs.
105.26 Il
envoya Moshè, son serviteur, Aarôn qu’il avait choisi.
105.27 Il
mit en eux les paroles de ses signes, des prodiges en terre de Hâm.
105.28 Il
envoya la ténèbre, la nuit obscure; ils ne se rebellèrent pas contre sa
parole.
105.29 Il
changea leurs eaux en sang et fit mourir leurs poissons.
105.30 Leur
terre foisonna de crapauds dans les chambres de leurs rois.
105.31 Il
le dit, et l’anophèle vint, les poux en toute leur frontière.
105.32 Il
donna leurs pluies, de la grêle, des flammes de feu sur leur terre.
105.33 Il
frappa leur vigne, leur figuier; il brisa l’arbre de leur frontière.
105.34 Il
le dit, et le criquet vint, sans nombre, et la larve.
105.35 Elle
mangea toute herbe en leur terre; elle mangea le fruit de leur glèbe.
105.36 Il
frappa tout aîné en leur terre, l’en-tête de toute leur virilité.
105.37 Il
les fit sortir avec de l’argent et de l’or; nul, en ses rameaux, ne
trébucha.
105.38
Misraîm se réjouit à leur sortie: oui, leur frayeur était tombée sur
eux.
105.39 Il
déploya une nuée pour rideau, un feu pour illuminer la nuit.
105.40 Il
le demanda, et fit venir la caille; du pain des ciels, il les rassasia.
105.41 Il
ouvrit le roc, les eaux affluèrent; ils allèrent dans les regs, en
fleuve.
105.42 Oui,
il mémorisa sa parole sacrée, d’Abrahâm, son serviteur.
105.43 Il
fit sortir son peuple dans la liesse, ses élus dans la jubilation.
105.44 Il
leur donna les terres des nations; ils héritèrent du labeur des patries,
105.45 pour
qu’ils gardent ses lois et protègent ses toras. Hallelou-Yah !
▲106.1 Hallelou-Yah, célébrez
IHVH-Adonaï ! Oui, quel bien, oui, en pérennité son chérissement !
106.2 Qui
proférera les héroïsmes de IHVH-Adonaï et fera entendre toute sa
louange ?
106.3 En
marche, les gardiens du jugement, le faiseur de justification en tout
temps.
106.4
Mémorise-moi, IHVH-Adonaï, au vouloir de ton peuple, sanctionne-moi par
ton salut,
106.5 pour
voir le bonheur de tes élus, pour me réjouir dans la joie de ta nation,
pour me louanger avec ta possession.
106.6 Nous
avons fauté avec nos pères, nous étions tordus, criminels.
106.7
Nos pères, en Misraîm, ne furent pas perspicaces devant tes merveilles,
ils ne mémorisèrent pas tes chérissements multiples, ils se rebellèrent
sur la mer, dans la mer du Jonc.
106.8 Il
les sauva à cause de son nom, pour faire connaître son héroïsme.
106.9 Il
rabroua la mer du Jonc et la tarit; il les fit aller dans les abîmes
comme au désert.
106.10 Il
les sauva de la main du haineux; il les rédima de la main de l’ennemi.
106.11 Les
eaux recouvrirent leurs oppresseurs; il n’en resta pas un seul.
106.12 Ils
adhérèrent à sa parole, ils poétisèrent sa louange.
106.13 Ils
se hâtèrent, et oublièrent ses faits; ils n’attendirent pas son conseil.
106.14 Ils
désirèrent de désir au désert, ils éprouvèrent Él dans les désolations.
106.15 Il
leur donna ce qu’ils avaient demandé, puis envoya l’émaciation contre
leur être.
106.16 Ils
ardèrent contre Moshè dans le camp, contre Aarôn, consacré à
IHVH-Adonaï.
106.17 La
terre s’ouvrit et engloutit Datân; elle recouvrit la clique d’Abirâm.
106.18 Le
feu brûla contre leur clique, la flamme flamboya contre les criminels.
106.19 Ils
firent un veau à Horéb; ils se prosternèrent devant une fonte.
106.20 Ils
troquèrent leur gloire contre la forme d’un boeuf, un mangeur d’herbe !
106.21 Ils
oublièrent Él, leur sauveur, le faiseur de grandeurs en Misraîm,
106.22 de
merveilles en terre de Hâm, d’effrois sur la mer du Jonc.
106.23 Il
dit les exterminer, mais Moshè, son élu, se dressa sur la brèche, face
à lui, pour faire retourner sa fièvre de détruire.
106.24 Ils
rejetèrent la terre convoitée, ils n’adhérèrent pas à sa parole.
106.25 Ils
maugréèrent dans leurs tentes, ils n’entendirent pas la voix de
IHVH-Adonaï.
106.26 Il
leva sa main contre eux, pour les faire tomber au désert,
106.27 pour
faire tomber leur semence parmi les nations, et les aliéner parmi les
terres.
106.28 Ils
s’accouplèrent à Ba‘al Peor, et mangèrent les sacrifices de morts.
106.29 Ils
irritèrent par leurs agissements; le fléau fit brèche contre eux.
106.30
Pinhas se dressa, requit, et le fléau s’arrêta.
106.31 Cela
lui fut compté pour justification, d’âge en âge, en pérennité.
106.32 Ils
écumèrent aux eaux de Meriba et Moshè pâtit à cause d’eux.
106.33 Oui,
ils se rebellèrent contre son souffle, et il s’exprima de ses lèvres.
106.34 Ils
n’exterminèrent pas les peuples, ce que IHVH-Adonaï leur avait dit.
106.35 Ils
se mêlèrent aux nations; ils apprirent leurs oeuvres.
106.36 Ils
servirent leurs fétiches; ils furent pour eux un piège.
106.37 Ils
sacrifièrent leurs fils et leurs filles aux démons.
106.38
Ils répandirent le sang innocent, le sang de leurs fils et de leurs
filles, qu’ils sacrifièrent aux fétiches de Kena‘ân. La terre se macula
de sangs.
106.39 Ils
se souillèrent de leurs faits; ils putassèrent en leurs agissements.
106.40 La
fureur de IHVH-Adonaï brûla contre son peuple; il abomina sa possession.
106.41 Il
les donna aux mains des nations; leurs haineux les gouvernèrent.
106.42
Leurs ennemis les opprimèrent; ils les matèrent sous leur main.
106.43 Il
les sauva de multiples fois. Eux-mêmes se rebellèrent en leur conseil
et s’écroulèrent en leur tort.
106.44 Il
vit leur détresse, en entendant leur complainte.
106.45 Il
mémorisa pour eux son pacte, et les réconforta en ses chérissements
multiples.
106.46 Il
les donna en matrices, face à tous leurs geôliers.
106.47
Sauve-nous, IHVH-Adonaï, notre Elohîms, regroupe-nous d’entre les
nations, pour célébrer ton nom sacré, pour acclamer ta louange !
106.48 Il
est béni, IHVH-Adonaï, l’Elohîms d’Israël, de pérennité en pérennité !
Et tout le peuple dit: Amén ! Hallelou-Yah !
- LIVRE
CINQUIÈME des Psaumes -
▲107.1 Célébrez IHVH-Adonaï: oui,
quel bien; oui, en pérennité son chérissement !
107.2 Les
rachetés de IHVH-Adonaï le disent, qu’il racheta de la main de
l’oppresseur,
107.3 et
qu’il groupa des terres d’Orient, d’Occident, du Septentrion et de la
Mer.
107.4 Ils
vaguaient au désert, dans les désolations de la route. Ils ne
trouvaient pas de ville habitée.
107.5
Affamés, assoiffés aussi, leur être s’y débilita.
107.6 Ils
réclamèrent vers IHVH-Adonaï dans leur détresse. Il les secourut dans
leurs harcèlements.
107.7 Il
les enrouta sur la route droite, pour aller vers la ville habitat.
107.8 Ils
célébrèrent IHVH-Adonaï, son chérissement, ses merveilles pour les fils
de l’humain.
107.9 Oui,
il rassasia l’être altéré; il remplit de bien l’être affamé.
107.10 Les
habitants de la ténèbre et d’ombremort, les prisonniers de
l’humiliation et du fer !
107.11 Oui,
ils se rebellèrent contre les dires d’Él ! Ils répugnèrent au conseil
du Suprême.
107.12 Il
les mata au labeur de leur coeur; ils trébuchèrent sans aide.
107.13 Ils
clamèrent vers IHVH-Adonaï dans leur détresse. Il les sauva de leurs
harcèlements.
107.14 Il
les sortit de la ténèbre et d’ombremort, et désagrégea leurs liens.
107.15 Ils
célébrèrent IHVH-Adonaï, son chérissement, ses merveilles pour les fils
de l’humain.
107.16 Oui,
il brisa les portails de bronze; il fractura les verrous de fer.
107.17 Les
déments, sur la route de leur carence, pâtirent de leurs torts.
107.18 Leur
être abomina toute nourriture; ils arrivèrent jusqu’aux portes de la
mort.
107.19 Ils
clamèrent vers IHVH-Adonaï dans leur détresse. Il les sauva de leurs
harcèlements.
107.20 Il
envoya sa parole, les guérit, et les fit échapper à leur pourrissoir.
107.21 Ils
célébrèrent IHVH-Adonaï, son chérissement, ses merveilles pour les fils
de l’humain.
107.22 Ils
sacrifièrent des sacrifices de merci; ils racontèrent ses faits dans la
jubilation.
107.23 Ceux
qui descendent sur la mer dans les navires, les faiseurs de travail sur
les eaux multiples,
107.24
eux-mêmes virent le fait de IHVH-Adonaï, ses merveilles dans le gouffre.
107.25 Il
dit et dressa le souffle de la tempête; il exalta les vagues.
107.26 Ils
montèrent aux ciels, descendirent aux abîmes; leur être se fondit de
malheur.
107.27 Ils
tournoyèrent et se murent comme un ivrogne, toute leur sagesse
engloutie.
107.28 Ils
réclamèrent vers IHVH-Adonaï dans leur détresse. Il les fit sortir de
leurs harcèlements.
107.29 Il
éleva la tempête au silence, leurs vagues se turent.
107.30 Ils
se réjouirent, car elles s’étaient tues. Il les mena au havre de leur
désir.
107.31 Il
célébrèrent IHVH-Adonaï, son chérissement, ses merveilles pour les fils
de l’humain.
107.32 Ils
l’exaltèrent dans l’assemblée du peuple. Ils le louangèrent dans
l’habitat des anciens.
107.33 Il
transforma les fleuves en désert, les sorties d’eaux en lieux de soif,
107.34 la
terre à fruit en salin, à cause du méfait de ses habitants.
107.35 Il
mit le désert en étangs d’eaux, une terre de reg en sorties d’eaux.
107.36 Il
fit habiter là les affamés, ils affermirent la ville habitat.
107.37 Ils
semèrent les champs, plantèrent des vignobles, et firent récolte de
fruits.
107.38 Il
les bénit, ils multiplièrent fort; leur bétail ne diminua pas.
107.39
Puis, ils diminuèrent et déclinèrent d’oppression, de malheur,
d’affliction.
107.40 Il
répandit le mépris sur les notables, et les fit sombrer dans un tohu
sans route.
107.41 Il
releva le pauvre de son humiliation et multiplia les clans comme des
ovins.
107.42 Les
équitables le virent et se réjouirent; tout forfait boucla sa bouche.
107.43 Qui
est sage garde cela, et discerne les chérissements de IHVH-Adonaï.
▲108.1 (108.1) Poème.
Chant. De David. (108.2) Il les ferme, mon coeur, Elohîms;
je poétise et chante, ô ma gloire !
108.2 (108.3)
Éveillez-vous, harpe, lyre ! J’éveillerai l’aube !
108.3 (108.4)
Je te célèbre parmi les peuples, IHVH-Adonaï; je te chante dans les
patries.
108.4 (108.5)
Oui, ton chérissement est grand, au-dessus des ciels; jusque dans
l’éther, ta vérité !
108.5 (108.6)
Exalte-toi au-dessus des ciels, Elohîms; sur toute la terre, ta gloire !
108.6 (108.7)
Pour que tes amis soient renfloués, sauve par ta droite, réponds-moi !
108.7 (108.8)
Elohîms a parlé en son sanctuaire: J’exulte, je partage Shekhèm, je
mesure la vallée de Soukot.
108.8 (108.9)
À moi, Guil‘ad ! à moi, Menashè ! Èphraîm, retranchement de ma tête;
Iehouda, mon exarque !
108.9 (108.10)
Moab, pot de mon bain; je jette sur Edôm ma sandale; sur Pelèshèt, je
fais ovation !
108.10 (108.11)
Qui me transportera dans la ville ? Qui me mènera jusqu’en Edôm ?
108.11 (108.12)
N’est-ce pas, Elohîms, toi qui nous avais négligés ? Tu ne sortais plus
en nos milices, Elohîms.
108.12 (108.13)
Offre-nous une aide contre l’oppresseur: il est vain, le salut de
l’humain !
108.13 (108.14)
En Elohîms nous faisons vaillance. Il écrase nos oppresseurs.
▲109.1 Au chorège. De David.
Chant. Elohîms de ma louange, ne te tais pas !
109.2
Oui, la bouche du criminel, la bouche de la duperie, contre moi ! Ils
l’ouvrent, ils parlent contre moi d’une langue de mensonge.
109.3 Les
paroles de haine m’entourent; ils guerroient contre moi gratuitement.
109.4
Contre mon amour, ils m’accusent, moi, prière !
109.5 Ils
me rendent le mal pour le bien, de la haine contre mon amour.
109.6
Prépose contre lui le criminel; Satân se tiendra à sa droite.
109.7 De
son jugement, il sortira en criminel; sa prière sera pour la faute.
109.8 Ses
jours seront peu nombreux; un autre prendra sa charge.
109.9 Ses
fils seront orphelins, sa femme veuve.
109.10 Ils
erreront, ils erreront, ses fils; ils quêteront, rescapés de leurs
ruines.
109.11
L’usurier piégera tout ce qui est à lui; des étrangers pilleront son
labeur.
109.12
Personne pour attirer le chérissement; personne pour gracier ses
orphelins !
109.13 Son
avenir retranché, dans un autre âge leur nom sera effacé.
109.14 Le
tort de leur père est rappelé à IHVH-Adonaï; la faute de sa mère n’est
pas effacée.
109.15 Ils
sont contre IHVH-Adonaï, toujours, et leur mémoire est tranchée de la
terre,
109.16
parce qu’il n’a pas mémorisé de faire un chérissement; il a poursuivi
l’homme humilié, le pauvre, le coeur frappé, pour le mettre à mort.
109.17 Il
aimait la malédiction, elle vient à lui; il ne désirait pas la
bénédiction, elle s’éloigne de lui.
109.18 Il
vêt la malédiction comme son uniforme; elle vient comme de l’eau dans
ses entrailles, comme de l’huile dans ses os.
109.19 Elle
est pour lui comme l’habit qui le drape, le ceinturon toujours bouclé.
109.20
Voilà l’oeuvre de mes satans, par IHVH-Adonaï, des calomniateurs de mon
être.
109.21 Et
toi, IHVH-Elohîms Adonaï, agis avec moi à cause de ton nom ! Oui, quel
bien, ton chérissement ! Secours-moi !
109.22 Oui,
humilié, pauvre moi-même, mon coeur est percé en mon sein.
109.23
Comme l’ombre qui s’étire, je m’en vais, secoué comme un criquet.
109.24 Mes
genoux trébuchent de jeûne; ma chair s’émacie faute d’huile.
109.25 Moi,
je suis une flétrissure pour eux; ils me voient et hochent leur tête.
109.26
Aide-moi, IHVH-Adonaï, mon Elohîms ! Sauve-moi selon ton chérissement !
109.27 Ils
pénétreront que ta main, toi, IHVH-Adonaï, tu as fait cela.
109.28 Ils
maudissent, mais toi tu bénis. Ils se lèvent, blêmissent, mais ton
serviteur se réjouit.
109.29 Mes
satans se vêtent d’opprobre; ils se drapent comme d’un manteau de leur
blêmissement.
109.30 Je
célèbre fort IHVH-Adonaï de ma bouche; au milieu des multitudes, je le
louange.
109.31 Oui,
il se dresse à la droite du pauvre, pour sauver son être des juges.
▲110.1
De David. Chant. Harangue de IHVH-Adonaï à mon Adôn: Siège à ma droite,
jusqu’à ce que je place ton ennemi pour escabelle à tes pieds.
110.2
IHVH-Adonaï envoie de Siôn la branche de ton énergie, forgée contre le
sein de tes ennemis.
110.3
Ton peuple généreux, au jour de ta vaillance, dans les magnificences du
sanctuaire, matriciel dès l’aube, est pour toi la rosée de ton enfance.
110.4
IHVH-Adonaï l’a juré, il ne se rétractera pas: toi, tu es le desservant
de pérennité, selon la parole de Malki-Sèdèq !
110.5
Adonaï, à ta droite, broie des rois au jour de sa fureur.
110.6 Il
juge les nations pleines de squelettes; il broie la tête sur la terre
multiple.
110.7 Au
torrent, sur la route, il boit et relève ainsi la tête. Hallelou-Yah !
▲111.1 Hallelou-Yah ! . Je célèbre
IHVH-Adonaï de tout coeur . dans l’intimité des équitables et de la
communauté.
111.2
Grandes sont les oeuvres de IHVH-Adonaï, . recherchées par tous ceux
qui les désirent.
111.3 Son
oeuvre est majesté, magnificence; . sa justification se dresse à jamais.
111.4 Il
mémorise ses merveilles, . graciant, matriciel, IHVH-Adonaï !
111.5 Il
donne une proie à ses frémissants; y il mémorise en pérennité son pacte.
111.6 La
force de son oeuvre, il la rapporte à son peuple . pour leur donner la
possession des nations.
111.7 Les
oeuvres de ses mains sont vérité, jugement. . Toutes ses sanctions sont
adhérence,
111.8
imposées à jamais, en pérennité, . faites avec vérité et droiture.
111.9 Il
envoie le rachat à son peuple, ... il ordonne son pacte en pérennité, .
son nom, sacré à frémir.
111.10
En-tête de sagesse, frémir de IHVH-Adonaï, . la perspicacité du bien
pour tous ceux qui le font. . Sa louange s’élève à jamais.
▲112.1 Hallelou-Yah ! . En marche,
l’homme qui frémit de IHVH-Adonaï . et désire fort ses ordres !
112.2 Sa
semence est héroïque sur terre, d l’âge des équitables est béni.
112.3
L’aisance, la richesse en sa maison; w sa justification se dresse à
jamais.
112.4 La
lumière, pour les équitables, brille dans la ténèbre. . Graciant,
matriciel, juste,
112.5 il
est bien, l’homme qui gracie et prête; . il entretient ses paroles de
jugement.
112.6 Car
il ne chancelle pas en pérennité, . à mémoire de pérennité, il est
juste.
112.7 À la
rumeur du malheur il ne frémit pas. . Son coeur est ferme, sûr de
IHVH-Adonaï.
112.8 Son
coeur s’appuie, il ne frémit pas, . jusqu’à ce qu’il décèle ses
oppresseurs.
112.9 Il
distribue, donne aux pauvres. . Sa justification se dresse à jamais, .
sa corne s’exalte en gloire.
112.10 Le
criminel voit, il s’irrite, . il grince des dents et fond. . L’appétit
des criminels perd.
▲113.1 Hallelou-Yah ! Louangez,
serviteurs de IHVH-Adonaï, louangez le nom de IHVH-Adonaï.
113.2 Le
nom de IHVH-Adonaï est béni, maintenant et en pérennité.
113.3 De
l’orient du soleil jusqu’à son coucher, il est louangé, le nom de
IHVH-Adonaï.
113.4
Exalté au-dessus de toutes les nations, IHVH-Adonaï; au-dessus des
ciels est sa gloire.
113.5 Qui
est comme IHVH-Adonaï, notre Elohîms ? Il se hausse pour siéger;
113.6 il
s’abaisse pour voir dans les ciels et sur la terre.
113.7 Il
relève de la poussière le faible, et soulève le pauvre au-dessus des
déchets,
113.8 pour
le faire habiter avec les gratificateurs, avec les gratificateurs de
son peuple.
113.9 Il
installe la stérile de la maison en mère d’enfants, joyeuse.
Hallelou-Yah !
▲114.1 À la sortie d’Israël hors
de Misraîm, la maison de Ia‘acob d’un peuple barbare,
114.2
Iehouda devient son sanctuaire, Israël, ses gouvernés.
114.3 La
mer le voit et s’enfuit, le Iardèn retourne en arrière.
114.4 Les
montagnes dansent comme des béliers, les collines comme des agneaux.
114.5
Qu’as-tu, mer, à t’enfuir ? Iardèn, à retourner en arrière ?
114.6
Montagnes, vous dansez comme des béliers; collines, comme des agneaux.
114.7 Face
à l’Adôn, trépide, terre, face à l’Eloha de Ia‘acob !
114.8 Il
change le roc en étang d’eaux, le silex en source d’eaux.
▲115.1 Non pas à nous,
IHVH-Adonaï, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire, pour ton
chérissement et ta vérité !
115.2
Pourquoi les nations diraient-elles: « Où est leur Elohîms ? »
115.3 Notre
Elohîms, dans les ciels, fait tout ce qu’il désire.
115.4 Leurs
fétiches d’argent et d’or, faits de mains d’humain,
115.5 ont
une bouche mais ne parlent pas, des yeux mais ne voient pas;
115.6 des
oreilles mais n’entendent pas, un nez mais ne sentent pas.
115.7 Leurs
mains ne palpent pas, leurs pieds ne vont pas. Ils ne murmurent pas de
leur gorge.
115.8 Comme
eux sont leurs faiseurs, tous ceux qui se fient à eux.
115.9
Israël, fie-toi à IHVH-Adonaï, leur aide, leur bouclier, lui.
115.10
Maison d’Aarôn, fiez-vous à IHVH-Adonaï, leur aide, leur bouclier, lui.
115.11
Frémissants de IHVH-Adonaï, fiez-vous à IHVH-Adonaï, leur aide, leur
bouclier, lui.
115.12
IHVH-Adonaï nous mémorise, il bénit; il bénit la maison d’Israël, il
bénit la maison d’Aarôn.
115.13 Il
bénit les frémissants de IHVH-Adonaï, les petits avec les grands.
115.14 Que
IHVH-Adonaï vous fasse croître, vous et vos fils !
115.15
Soyez bénis, vous, par IHVH-Adonaï, l’auteur des ciels et de la terre !
115.16 Les
ciels sont les ciels de IHVH-Adonaï; la terre, il l’a donnée aux fils
de l’humain.
115.17 Non,
les morts ne louangent pas Yah, ni tous les gisants du silence.
115.18
Nous, nous bénissons Yah, maintenant et en pérennité. Hallelou-Yah.
▲116.1 J’aime ! Oui, IHVH-Adonaï a
entendu ma voix, mes supplications.
116.2 Oui,
il tend vers moi son oreille. En mes jours, je crie.
116.3 Elles
me cernaient, les cordes de la mort. Les étranglements du Shéol me
trouvaient; et je trouvais détresse, affliction.
116.4 J’ai
crié le nom de IHVH-Adonaï: De grâce, IHVH-Adonaï, délivre mon être !
116.5
Graciant, IHVH-Adonaï, juste, notre Elohîms matricie.
116.6
IHVH-Adonaï est le gardien des simples; j’avais faibli, il me sauve.
116.7
Retourne, mon être, à ton repos; oui, IHVH-Adonaï t’a rétribué.
116.8 Oui,
tu as renfloué mon être de la mort, mon oeil des larmes, mon pied du
bannissement.
116.9 Je
vais en face de IHVH-Adonaï sur les terres des vivants.
116.10
J’adhère, oui, je parle. J’étais dans les affres
116.11 et
je disais, en ma précipitation: Tout l’homme est trompeur !
116.12 Que
répondrai-je à IHVH-Adonaï, pour toutes ses grâces en ma faveur ?
116.13 Je
lève la coupe des saluts et je crie le nom de IHVH-Adonaï.
116.14
J’acquitte mes voeux à IHVH-Adonaï, oui, devant tout son peuple.
116.15 Elle
coûte aux yeux de IHVH-Adonaï, la mort de ses amants.
116.16 De
grâce, IHVH-Adonaï, oui, moi, ton serviteur, moi, ton serviteur, le
fils de ta servante; tu as ouvert mes liens.
116.17 Pour
toi, je sacrifie le sacrifice de merci, et je crie le nom de
IHVH-Adonaï.
116.18
J’acquitte mes voeux à IHVH-Adonaï, oui, devant tout son peuple,
116.19 sur
les parvis de la maison de IHVH-Adonaï, en ton sein, Ieroushalaîm !
Hallelou-Yah.
▲117.1 Louangez IHVH-Adonaï,
toutes les nations; louez-le, toutes les patries.
117.2 Oui,
son chérissement prévaut sur nous, la vérité de IHVH-Adonaï en
pérennité. Hallelou-Yah.
▲118.1 Célébrez IHVH-Adonaï ! Oui,
quel bien ! Oui, en pérennité son chérissement !
118.2
Israël dira donc: Oui, en pérennité son chérissement !
118.3 La
maison d’Aarôn dira donc: Oui, en pérennité son chérissement !
118.4 Les
frémissants de IHVH-Adonaï diront donc: Oui, en pérennité son
chérissement !
118.5 Dans
la détresse, je crie: Yah. Il me répond au large, Yah.
118.6
IHVH-Adonaï est pour moi, je ne frémis pas: que me ferait l’humain ?
118.7
IHVH-Adonaï est pour moi, à mon secours, et je vois mes haineux.
118.8 Il
est bien de s’abriter en IHVH-Adonaï, plutôt que de se fier à l’humain.
118.9 Il
est bien de s’abriter en IHVH-Adonaï, plutôt que de se fier aux grands.
118.10 Tous
les peuples tournent autour de moi. Au nom de IHVH-Adonaï, oui, je les
fauche !
118.11 Ils
tournent autour de moi, ils m’entourent, même. Au nom de IHVH-Adonaï,
oui, je les fauche !
118.12
Ils tournent autour de moi comme des abeilles; ils vacillent, comme un
feu de carthames. Au nom de IHVH-Adonaï, oui, je les fauche !
118.13
Banni, tu m’as banni pour tomber, mais IHVH-Adonaï m’a secouru.
118.14 Mon
énergie, le chant de Yah, il est pour moi le salut.
118.15 Voix
de jubilation et du salut, dans les tentes des justes, la droite de
IHVH-Adonaï fait vaillance.
118.16 La
droite de IHVH-Adonaï s’exalte, la droite de IHVH-Adonaï fait vaillance.
118.17 Je
ne suis pas mort, oui, je vis et raconte le fait de Yah.
118.18
Corrigé, il m’a corrigé, Yah, mais à la mort il ne m’a pas donné.
118.19
Ouvrez-moi les portes de la justice, je viens là célébrer Yah.
118.20
Voici la porte de IHVH-Adonaï, les justes viennent là.
118.21 Je
te célèbre, oui, tu me réponds, tu es pour moi le salut.
118.22 La
pierre que les bâtisseurs ont rejetée est tête d’angle.
118.23 Cela
c’est de IHVH-Adonaï, et c’est merveille à nos yeux.
118.24
IHVH-Adonaï a fait ce jour: exultons, réjouissons-nous en lui.
118.25 De
grâce, IHVH-Adonaï, sauve donc; de grâce, IHVH-Adonaï, triomphe donc !
118.26 Béni
soit qui vient au nom de IHVH-Adonaï. Nous vous bénissons de la maison
de IHVH-Adonaï.
118.27 Él,
IHVH-Adonaï, nous illumine. Liez la fête de feuillages, entrelacés aux
cornes de l’autel.
118.28 Toi,
mon Él, je te célèbre; mon Elohîms, je t’exalte.
118.29
Célébrez IHVH-Adonaï: Oui, quel bien ! Oui, en pérennité son
chérissement !
▲119.1 En marche, les intègres de
la route ! Ils vont dans la tora de IHVH-Adonaï !
119.2 En
marche, les détenteurs de ses témoignages ! De tout coeur ils le
cherchent !
119.3
Aussi, ils n’oeuvrent pas pour la forfaiture; ils vont en ses routes.
119.4 Toi,
tu ordonnes tes préceptes pour les garder fort.
119.5 Mes
souhaits, que mes routes s’affermissent pour garder tes lois:
119.6 Alors
je ne blêmirai pas, en regardant tous tes ordres.
119.7 Je te
célèbre dans la droiture du coeur, en apprenant les jugements de ta
justice.
119.8 En
quoi, jeune, purifier sa voie ? Garder, selon ta parole.
119.9 [---]
119.10 De
tout mon coeur je te cherche; je ne m’égare pas loin de tes ordres.
119.11 Dans
mon coeur, je recèle ton dire, pour ne pas fauter contre toi.
119.12 Tu
es béni, IHVH-Adonaï; apprends-moi tes lois.
119.13 De
mes lèvres je raconte tous les jugements de ta bouche.
119.14 Sur
la route de tes témoignages, je suis en liesse, comme au-dessus de
toute aisance.
119.15 En
tes sanctions je m’épanche; je regarde tes voies.
119.16 En
tes règles je me délecte: je n’oublie pas ta parole.
119.17
Rétribue ton serviteur, je vivrai, je garderai ta parole.
119.18
Découvre mes yeux, je regarderai les merveilles de ta tora.
119.19
Moi-même, le métèque de la terre, ne me voile pas tes ordres.
119.20 Mon
être se broie à briguer tes jugements tout le temps.
119.21 Tu
rabroues les scélérats, les maudits, qui se divertissent loin de tes
ordres.
119.22
Roule loin de moi la flétrissure, le mépris; oui, je préserve tes
témoignages.
119.23 Même
quand les chefs siègent et parlent contre moi, ton serviteur s’épanche
en tes lois.
119.24
Aussi tes témoignages sont mes délices, les hommes de mon conseil.
119.25 Mon
être colle à la poussière; fais-moi vivre selon ta parole.
119.26 Je
raconte mes routes, tu me réponds, apprends-moi tes lois.
119.27
Fais-moi discerner la route de tes préceptes; je m’épanche en tes
merveilles.
119.28 Mon
être suinte d’affliction; maintiens-moi, selon ta parole.
119.29
Écarte de moi la route du mensonge; en ta tora, gracie-moi !
119.30 Je
choisis la route de l’adhérence, je situe tes jugements.
119.31 Je
colle à tes témoignages, IHVH-Adonaï; ne me fais pas blêmir !
119.32 Je
cours sur la route de tes ordres; oui, élargis mon coeur !
119.33
Enseigne-moi, IHVH-Adonaï, la route de tes lois; je la préserve à la
trace.
119.34
Fais-moi discerner, je préserve ta tora, je la garde de tout coeur.
119.35
Enroute-moi sur le chemin de tes ordres, oui, je le désire.
119.36
Tends mon coeur vers tes témoignages, et non vers le profit.
119.37 Fais
passer mes yeux pour ne pas voir l’inanité; sur tes routes, fais-moi
vivre.
119.38
Réalise ton dire pour ton serviteur, qui est à tes frémissants.
119.39 Fais
passer ma flétrissure, dont je m’épouvante; oui, tes jugements sont le
bien.
119.40
Voici, je brigue tes préceptes; fais-moi vivre en ta justification.
119.41 Ton
chérissement vient à moi, IHVH-Adonaï, ton salut selon ton dire.
119.42 Je
réponds à mon flétrisseur d’une parole; oui, je me fie à ta parole.
119.43
N’arrache pas hors de ma bouche la parole de vérité; oui, très fort je
souhaite ton jugement.
119.44 Je
garde ta tora, toujours, en pérennité, à jamais.
119.45 Je
vais au large, oui, je consulte tes préceptes.
119.46 Je
parle de tes témoignages devant des rois, je n’en blêmis pas.
119.47 Je
me délecte de tes ordres que j’aime.
119.48 Je
lève mes paumes vers tes ordres que j’aime; je m’épanche en tes lois.
119.49
Souviens-toi de la parole pour ton serviteur, pour ce que tu me
souhaites.
119.50
Voilà mon réconfort dans mon humiliation; oui, ton dire me fait vivre.
119.51 Des
scélérats me raillaient très fort; je n’ai pas dévié de ta tora.
119.52 Je
mémorise tes jugements, en pérennité, IHVH-Adonaï, je m’en réconforte.
119.53 Une
incandescence me saisit contre les criminels, ceux qui abandonnent la
tora.
119.54 Tes
lois sont pour moi des chants, dans la maison de mes résidences.
119.55 Je
mémorise ton nom, IHVH-Adonaï; dans la nuit, je garde ta tora.
119.56
Cela, c’est pour moi, oui, tes préceptes, je les préserve.
119.57 Ma
part, IHVH-Adonaï, je l’ai dit: garder tes paroles.
119.58 Je
souhaite tes faces de tout coeur; gracie-moi selon ton dire.
119.59 Je
pense à mes routes et je fais retourner mes pieds vers tes témoignages.
119.60 Je
me précipite et ne tarde pas à garder tes ordres.
119.61 Les
cordes des criminels m’avaient capturé, je n’ai pas oublié ta tora.
119.62 À
minuit, je me lève pour te célébrer, pour tes jugements de justice.
119.63 Moi,
l’associé de tous ceux qui frémissent de toi, des gardiens de tes
préceptes.
119.64 Ton
chérissement, IHVH-Adonaï, remplit la terre; apprends-moi tes lois.
119.65 Tu
fais du bien à ton serviteur, IHVH-Adonaï, selon ta parole.
119.66
Apprends-moi le goût du bien, la pénétration; j’adhère à tes ordres.
119.67
Avant d’avoir été violenté, j’étais égaré; maintenant, je garde ton
dire.
119.68 Toi,
le bien et le bienfaiteur, apprends-moi tes lois.
119.69 Les
scélérats plâtrent contre moi le mensonge; moi, de tout coeur, je
préserve tes préceptes.
119.70 Leur
coeur se boursoufle comme de graisse; moi, je me délecte de ta tora.
119.71 Il
est bien pour moi, oui, d’être violenté, afin d’apprendre tes lois.
119.72
La tora de ta bouche est bien pour moi, plus que des milliers d’or et
d’argent. . Tes mains m’ont fait et m’affermissent; fais-moi discerner,
j’apprends tes ordres.
119.73 [---]
119.74 Tes
frémissants me voient, ils se réjouissent; oui, ta parole, je la
souhaite.
119.75 Je
le sais, IHVH-Adonaï, oui, tes jugements sont justice; tu me violentes
d’adhérence.
119.76 Ton
chérissement doit donc me réconforter, selon ton dire à ton serviteur.
119.77
M’adviennent tes matrices, je vis, oui, ta tora, mes délices.
119.78 Les
scélérats blêmissent, oui, c’est un mensonge qu’ils m’aient tordu, moi,
je m’épanche en tes préceptes.
119.79 Tes
frémissants retournent à moi, les connaisseurs de tes témoignages.
119.80 Mon
coeur est intègre en tes lois, pour que je ne blêmisse pas.
119.81 Mon
être s’achève en ton salut, je souhaite ta parole.
119.82 Mes
yeux s’épuisent en ton dire, pour dire: Quand me réconforteras-tu ?
119.83 Oui,
j’étais comme une outre enfumée; tes lois, je ne les ai pas oubliées.
119.84
Combien, les jours de ton serviteur ? Quand feras-tu le jugement de mes
persécuteurs ?
119.85 Les
scélérats ont foré contre moi des pourrissoirs; ce qui n’est pas selon
ta tora.
119.86 Tous
tes ordres sont adhérence. Par mensonge, ils me persécutent. Aide-moi !
119.87 D’un
peu, ils m’achevaient à terre; moi, je n’abandonne pas tes préceptes.
119.88
Fais-moi vivre selon ton chérissement; je garde le témoignage de ta
bouche.
119.89 En
pérennité IHVH-Adonaï, ta parole se poste dans les ciels;
119.90
d’âge en âge, ton adhérence; tu as affermi la terre, elle se dresse.
119.91 En
tes jugements, ils se dressent aujourd’hui, oui, tous tes serviteurs.
119.92 Sans
ta tora, mes délices, j’étais alors perdu dans mon humiliation.
119.93 En
pérennité, je n’oublie pas tes préceptes; oui, en eux tu me fais vivre.
119.94 Moi,
je suis à toi, sauve-moi ! Oui, je cherche tes préceptes.
119.95 Les
criminels m’espéraient pour me perdre; je discerne tes témoignages.
119.96 De
toute finitude, j’ai vu la fin; ton ordre est très vaste.
119.97 Que
j’aime ta tora ! Tout le jour elle est mon épanchement.
119.98 Plus
que mes ennemis, ton ordre m’assagit; oui, en pérennité il est à moi.
119.99 Plus
que tous mes initiateurs, j’ai compris; oui, tes témoignages sont mon
épanchement.
119.100 Plus
que les anciens, je discerne; oui, je préserve tes préceptes.
119.101 Je
bloque mes pieds hors de toute la voie du mal, pour garder ta parole.
119.102 Je
ne m’écarte pas de tes jugements; oui, toi, tu m’enseignes.
119.103 Qu’ils
sont onctueux à mon palais, tes dires, plus que le miel en ma bouche !
119.104 Par
tes préceptes, je discerne, aussi je hais toute la voie du mensonge.
119.105 Ta
parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon chemin.
119.106 Je
l’ai juré et l’accomplis: garder les jugements de ta justice.
119.107 J’ai
été violenté très fort. IHVH-Adonaï, fais-moi vivre selon ta parole !
119.108 Agrée
donc la gratitude de ma bouche, IHVH-Adonaï ! apprends-moi tes
jugements !
119.109 Mon
être sur ma paume toujours; je n’oublie pas la tora.
119.110 Les
criminels ont donné contre moi un piège; je n’erre pas loin de tes
préceptes.
119.111 Je
possède tes témoignages en pérennité; oui, eux, la liesse de mon coeur.
119.112 J’incline
mon coeur à faire tes lois, en pérennité, à la trace.
119.113 Je
hais les équivoques; j’aime ta tora.
119.114 Mon
secret, mon bouclier, toi, j’aime ta tora, je souhaite ta parole.
119.115 Écartez-vous
de moi, malfaiteurs ! Je préserve les ordres d’Elohaï !
119.116 Soutiens-moi
selon ton dire, je vivrai. Ne me fais pas blêmir loin de ma patience !
119.117 Restaure-moi,
je serai sauvé, je considère tes lois en permanence.
119.118 Tu
rembarres tous les égarés de tes lois; oui, mensonge, leurs astuces !
119.119 Tu
arrêtes tous les criminels de la terre, ces scories; aussi j’aime tes
témoignages.
119.120 Ma
chair se hérisse de ton effroi; je frémis de tes jugements.
119.121 Je
fais jugement et justice; ne me livre pas à mes bourreaux.
119.122 Cautionne
de bien ton serviteur; les scélérats ne m’oppresseront pas.
119.123 Mes
yeux s’épuisent pour ton salut, pour le dire de ta justice.
119.124 Agis
avec ton serviteur selon ton chérissement. Apprends-moi tes lois.
119.125 Moi,
ton serviteur, fais-moi discerner, je pénétrerai tes témoignages.
119.126 Il
est temps d’agir pour IHVH-Adonaï; ils annulent ta tora.
119.127 Aussi
j’aime tes ordres plus que l’or, plus que l’or pur.
119.128 Aussi
je redresse tous tes préceptes, tous. Je hais toute la voie du
mensonge, je la hais.
119.129 Merveilles,
tes témoignages ! Aussi, mon être les protège.
119.130 L’ouverture
de tes paroles illumine; elle fait discerner les simples.
119.131 Ma
bouche bée, j’aspire; oui, je brigue tes ordres.
119.132 Fais-moi
face, gracie-moi, selon le jugement des amants de ton nom.
119.133 Affermis
mes pas en ton dire, que toute fraude ne me domine.
119.134 Rachète-moi
de l’oppression de l’humain; je garderai tes préceptes.
119.135 Tes
faces illuminent ton serviteur; apprends-moi tes lois.
119.136 Des
torrents d’eaux coulent de mes yeux, parce qu’ils ne gardent pas ta
tora.
119.137 Juste,
toi, IHVH-Adonaï; tes jugements sont droits.
119.138 Tu
ordonnes la justice de tes témoignages, l’adhérence, fort.
119.139 Mon
ardeur m’annihile; oui, mes oppresseurs oublient tes paroles.
119.140 Ton
dire est fort affiné; ton serviteur l’aime.
119.141 Moi-même,
minuscule, méprisé, je n’oublie pas tes préceptes.
119.142 Ta
justification est justice de pérennité; ta tora, vérité.
119.143 La
détresse, le harcèlement me trouvent; tes ordres: mes délices !
119.144 La
justice de tes témoignages est en pérennité; fais-moi discerner, je
vivrai.
119.145 Je
crie de tout coeur, réponds-moi, IHVH-Adonaï ! Je préserve tes lois !
119.146 Je
crie vers toi, sauve-moi ! Je garde tes témoignages !
119.147 J’accueille
l’aube et j’appelle, je souhaite ta parole.
119.148 Mes
yeux accueillent les gardes, pour m’épancher en ton dire.
119.149 Entends
ma voix, selon ton chérissement. IHVH-Adonaï, fais-moi vivre selon ton
jugement !
119.150 Ils
s’approchent, les chasseurs d’infamie, ils s’éloignent de ta tora.
119.151 Proche,
toi, IHVH-Adonaï ! Tous tes ordres sont vérité !
119.152 Jadis,
j’ai pénétré tes témoignages, que tu les fondes en pérennité.
119.153 Vois
ma misère, renfloue-moi, car je n’oublie pas ta tora !
119.154 Combats
en mon combat, rachète-moi; fais-moi vivre en ton dire !
119.155 Le
salut est loin des criminels; non, ils n’ont pas cherché tes lois.
119.156 Tes
matrices sont multiples, IHVH-Adonaï, fais-moi vivre selon ton jugement.
119.157 Mes
persécuteurs et mes oppresseurs sont multiples; je ne tends pas loin de
tes témoignages.
119.158 J’ai
vu les traîtres et les abhorre, parce qu’ils ne gardent pas ton dire.
119.159 Vois,
oui, j’aime tes préceptes. IHVH-Adonaï, fais-moi vivre selon ton
chérissement !
119.160 Tête
de ta parole, vérité en pérennité, tout jugement de ta justice.
119.161 Des
chefs me persécutent gratuitement; de ta parole, mon coeur tremble.
119.162 Moi-même,
je suis dans la liesse de ton dire, comme le trouveur d’un butin
multiple.
119.163 Je
hais le mensonge, je l’abomine; ta tora, je l’aime.
119.164 Sept
fois par jour, je te louange pour les jugements de ta justice.
119.165 Paix
multiple aux amants de ta tora; pour eux, il n’est pas d’embûches.
119.166 Je
patiente pour ton salut, IHVH-Adonaï; je fais tes ordres.
119.167 Tes
témoignages gardent mon être; je les aime fort.
119.168 Je
garde tes préceptes et tes témoignages; oui, toutes mes routes sont
devant toi.
119.169 Ma
jubilation s’approche en face de toi; selon ta parole, fais-moi
discerner.
119.170 Ma
supplication vient en face de toi; secours-moi selon ton dire !
119.171 Mes
lèvres ruissellent de louange; oui, tu m’apprends tes lois.
119.172 Ma
langue répond à ton dire; oui, tous tes ordres sont justice.
119.173 Ta
main est à mon aide; oui, j’ai choisi tes préceptes.
119.174 Je
brigue ton salut, IHVH-Adonaï; ta tora, mes délices.
119.175 Vive
mon être et qu’il te louange ! Ton jugement m’aide.
119.176 J’errais
comme un agneau perdu; cherche ton serviteur ! Non, je n’oublie pas tes
ordres.
▲120.1 Poème des montées. Dans ma
détresse, je crie vers IHVH-Adonaï; il me répond.
120.2
IHVH-Adonaï, secours mon être de la lèvre du mensonge, de la langue de
duperie !
120.3 Que
te donnera-t-il, que t’ajoutera-t-il, langue de duperie ?
120.4 Les
flèches acérées d’un héros, avec des braises de genêt.
120.5 Oïe,
moi qui réside à Mèshèkh, et demeure aux tentes de Qédar !
120.6
Depuis trop longtemps mon être demeure avec les haineux de la paix.
120.7 Moi,
je suis en paix et je parle ainsi, ils sont, eux, pour la guerre.
▲121.1 Poème pour les montées. Je
lève mes yeux vers les montagnes. D’où viendra mon secours ?
121.2 Mon
secours vient de IHVH-Adonaï, l’auteur des ciels et de la terre.
121.3 Il ne
laisse pas chanceler ton pied; il ne somnole pas, ton gardien !
121.4
Voici, il ne somnole et ne sommeille, le gardien d’Israël !
121.5
IHVH-Adonaï, ton gardien, IHVH-Adonaï, ton ombre, à ta main droite.
121.6 Le
jour, le soleil ne te frappe pas, ni la nuit, la lune.
121.7
IHVH-Adonaï te garde de tout mal, il garde ton être.
121.8
IHVH-Adonaï garde ta sortie et ton accès, dès maintenant et jusqu’en
pérennité.
▲122.1 Poème des montées. De
David. Je me réjouis quand ils disent: Allons à la maison de
IHVH-Adonaï !
122.2 Nos
pieds s’arrêtent en tes portes, Ieroushalaîm.
122.3
Ieroushalaîm bâtie comme une ville, où tout est associé en unité.
122.4 Oui,
là montent les rameaux, les rameaux de Yah, le témoignage d’Israël,
pour glorifier le nom de IHVH-Adonaï.
122.5 Oui,
les trônes du jugement siègent là, les trônes de la maison de David.
122.6
Demandez la paix de Ieroushalaîm, tes amants s’apaiseront.
122.7 La
paix sera dans tes glacis, l’apaisement en tes châteaux.
122.8 À
cause de mes frères et de mes compagnons, je parlerai donc: Paix à toi !
122.9 À
cause de la maison de IHVH-Adonaï, notre Elohîms, je chercherai le bien
pour toi.
▲123.1 Poème des montées. Vers toi
je lève mes yeux, habitants des ciels.
123.2
Voici, comme les yeux des serviteurs sur la main de leurs maîtres,
comme les yeux de la servante sur la main de sa dame, ainsi nos yeux se
lèvent vers IHVH-Adonaï, notre Elohîms, jusqu’à ce qu’il nous gracie.
123.3
Gracie-nous, IHVH-Adonaï, gracie-nous ! Oui, nous sommes rassasiés de
trop de mépris !
123.4 Notre
être est trop rassasié du sarcasme des repus, du mépris des superbes !
▲124.1 Poème des montées. De
David. Sans IHVH-Adonaï qui est pour nous, qu’Israël le dise donc !
124.2 Sans
IHVH-Adonaï qui est pour nous, quand l’homme se dresse contre nous,
124.3 alors
ils nous engloutiraient vivants, dans la brûlure de leur fureur contre
nous.
124.4 Alors
les eaux nous inonderaient, le torrent passerait sur notre être.
124.5 Alors
elles passeraient sur notre tête, les eaux impétueuses.
124.6
IHVH-Adonaï est béni, qui ne nous donnera pas en proie à leurs dents.
124.7 Notre
être, comme un oiseau, s’est enfui du piège des oiseleurs; le piège est
brisé, nous sommes libres.
124.8 Notre
secours est au nom de IHVH-Adonaï, l’auteur des ciels et de la terre.
▲125.1 Poème des montées. Ceux qui
se fient en IHVH-Adonaï sont comme le mont Siôn: il ne chancelle pas
mais demeure en pérennité.
125.2
Ieroushalaîm, des montagnes l’entourent. IHVH-Adonaï entoure son
peuple, maintenant et en pérennité.
125.3 Non,
il ne repose pas sur le sort des justes, le sceptre du crime pour que
les justes n’envoient pas leurs mains au forfait.
125.4
Excelle, IHVH-Adonaï, pour les bons, pour les droits en leur coeur !
125.5 Ceux
qui tendent leurs tortuosités, IHVH-Adonaï les fait aller avec les
ouvriers de la fraude. Paix sur Israël.
▲126.1 Poème des montées. Au
retour de IHVH-Adonaï, avec le retour de Siôn, nous sommes comme des
rêveurs.
126.2
Alors notre bouche s’emplit de rire, notre langue de jubilation. Alors,
dans les nations, ils disent: « IHVH-Adonaï a fait grand pour agir avec
eux ! »
126.3
IHVH-Adonaï a fait grand pour agir avec nous; nous sommes dans la joie.
126.4
Retourne, IHVH-Adonaï, avec notre retour, comme les torrents au Nèguèb.
126.5 Les
semeurs en larmes dans la jubilation moissonnent.
126.6 Il va
et pleure, le porteur du fardeau des semences. Il vient, il vient dans
la jubilation, le porteur de ses gerbes.
▲127.1
Poème des montées. De Shelomo. Si IHVH-Adonaï ne bâtit la maison, en
vain peinent ses bâtisseurs. Si IHVH-Adonaï ne garde une ville, en vain
guette le gardien.
127.2 Vain,
pour vous, tôt-levés, tard-couchés de manger le pain des peines: il en
donne autant à son ami qui sommeille.
127.3 Voici
la possession de IHVH-Adonaï: des fils, la rétribution du fruit des
ventres.
127.4 Comme
des flèches dans la main du héros, tels sont les fils de la jeunesse.
127.5 En
marche, le brave qui en a rempli son carquois ! Ils ne blêmissent pas
quand ils parlent aux ennemis à la porte.
▲128.1 Poème des montées. En
marche, tout frémissant de IHVH-Adonaï, qui va sur ses routes !
128.2 Oui,
tu manges du labeur de tes paumes ! En marche, toi, quel bien pour toi !
128.3 Ta
femme est comme une vigne en fruit aux cuisses de ta maison, et tes
fils comme des plants d’oliviers autour de ta table.
128.4
Voici, oui, il est ainsi béni, le brave qui frémit de IHVH-Adonaï.
128.5
IHVH-Adonaï te bénit de Siôn. Vois le bien de Ieroushalaîm tous les
jours de ta vie !
128.6 Vois
des fils à tes fils ! Paix sur Israël !
▲129.1 Poème des montées. Ils
m’ont fort opprimé dès ma jeunesse, qu’Israël le dise donc !
129.2 Ils
m’ont fort opprimé dès ma jeunesse; mais ils n’ont rien pu contre moi !
129.3 Sur
mon dos, les laboureurs ont labouré; ils y ont prolongé leurs sillons.
129.4
IHVH-Adonaï le juste a rompu les entraves des criminels.
129.5 Ils
blêmissent, ils reculent en arrière, tous les haineux de Siôn.
129.6 Ils
sont comme le pâturin des toits, sec avant d’être fauché.
129.7 Il
n’en remplit pas sa paume, le moissonneur, ni son giron, le gerbeur.
129.8 Les
passants ne disent pas: « À vous, la bénédiction de IHVH-Adonaï ! Nous
vous bénissons au nom de IHVH-Adonaï ! »
▲130.1 Poème des montées. Des
profondeurs, je crie vers toi, IHVH-Adonaï.
130.2
Adonaï, entends ma voix ! Tes oreilles seront attentives à la voix de
ma supplication.
130.3 Si tu
gardais les torts, Yah, Adonaï, qui se lèverait ?
130.4 Oui,
le pardon est avec toi, pour qu’ils frémissent de toi.
130.5
J’espère IHVH-Adonaï; mon être espère, et je souhaite sa parole.
130.6 Mon
être attend Adonaï plus que les gardes, le matin, gardent le matin.
130.7
Israël souhaite IHVH-Adonaï, oui le chérissement est à IHVH-Adonaï.
130.8 À lui
l’abondance du rachat ! Il rachète Israël de tous ses torts !
▲131.1
Poème des montées. De David. IHVH-Adonaï, mon coeur ne s’enfle pas; mes
yeux ne se haussent pas. Je ne m’insinue pas dans des grandeurs et des
merveilles de trop pour moi.
131.2
Mieux, je l’ai fait égal et silencieux, mon être, comme un nourrisson
sur sa mère, comme un nourrisson sur moi, mon être.
131.3
Israël, souhaite IHVH-Adonaï, maintenant et en pérennité.
▲132.1 Poème des montées. Mémorise
David, IHVH-Adonaï, toutes les violences par lui subies,
132.2 ce
qu’il a juré à IHVH-Adonaï, voué au meneur de Ia‘acob:
132.3 « Je
ne viendrai pas dans la tente de ma maison, je ne monterai pas sur le
matelas de ma couche.
132.4 Je ne
donnerai pas de sommeil à mes yeux, ni de somnolence à mes paupières,
132.5
jusqu’à ce que j’aie trouvé un lieu pour IHVH-Adonaï, des demeures pour
le meneur de Ia‘acob. »
132.6
Voici, nous l’avons entendu en Èphrata; l’avons trouvé au
Champ-de-la-Forêt.
132.7
Venons en ses résidences; prosternons-nous devant l’escabelle de ses
pieds.
132.8
Lève-toi, IHVH-Adonaï, pour ton repos, toi avec le coffre de ton
énergie !
132.9 Tes
desservants se vêtiront de justice, tes fervents jubileront.
132.10 À
cause de David, ton serviteur, ne déboule pas les faces de ton messie.
132.11
IHVH-Adonaï l’a juré pour David en vérité, il n’en reviendra pas: « Je
mettrai le fruit de ton ventre sur ton trône.
132.12 Si
tes fils gardent mon pacte, mon témoignage, ce que je leur apprends,
leurs fils aussi siégeront à jamais sur ton trône. »
132.13 Oui,
IHVH-Adonaï a choisi Siôn; il s’est épris d’elle pour y habiter.
132.14 «
Voici mon repos, à jamais j’habite là; oui, je m’en suis épris.
132.15 Son
viatique, je le bénis, je le bénis; ses pauvres, je les rassasie de
pain.
132.16 Ses
desservants, je les revêts de salut; ses fervents jubilent, ils
jubilent.
132.17 Là,
je fais germer une corne pour David; j’arrange une lampe pour mon
messie.
132.18 Je
vêts ses ennemis de blêmissement. Son diadème étincelle sur lui. »
▲133.1 Poème des montées. De
David. Voici, quel bien, quel agrément, d’habiter, frères, unis ainsi !
133.2 Comme
la bonne huile sur la tête descend sur la barbe, la barbe d’Aarôn,
descend sur la bouche de sa chape,
133.3 comme
la rosée du Hermôn descend sur les monts de Siôn... Oui, là,
IHVH-Adonaï ordonne la bénédiction, la vie, en pérennité.
▲134.1
Poème des montées. Voici, bénissez IHVH-Adonaï, vous tous, serviteurs
de IHVH-Adonaï, debout dans la maison de IHVH-Adonaï dans les nuits !
134.2 Levez
vos mains au sanctuaire, bénissez IHVH-Adonaï !
134.3
IHVH-Adonaï te bénit de Siôn, l’auteur des ciels et de la terre.
▲135.1 Hallelou-Yah ! Louangez le
nom de IHVH-Adonaï, louangez-le, serviteurs de IHVH-Adonaï !
135.2 Vous,
debout dans la maison de IHVH-Adonaï, dans les cours de la maison de
notre Elohîms !
135.3
Hallelou-Yah ! Oui, quel bien, IHVH-Adonaï, chantez son nom, oui, il
est suave !
135.4 Oui,
Yah a choisi Ia‘acob, Israël pour son domaine.
135.5 Oui,
moi j’ai compris que IHVH-Adonaï est grand, notre Adôn plus que tous
les Elohîms.
135.6 Oui,
IHVH-Adonaï fait tout ce qu’il désire, dans les ciels, sur la terre,
dans les mers et tous les abîmes.
135.7 Il
fait monter les cumulus des confins de la terre; il fait les éclairs
avec la pluie, et sort de ses trésors le souffle,
135.8 lui
qui a frappé les aînés de Misraîm, de l’humain à la bête !
135.9 Il a
envoyé les signes et les prodiges à l’intérieur de Misraîm, contre
Pharaon, contre tous ses serviteurs.
135.10 Lui
qui a frappé des nations multiples, tué des rois vigoureux:
135.11
Sihôn, roi de l’Emori, ‘Og, roi de Bashân, et tous les royaumes de
Kena‘ân.
135.12 Il a
donné leur terre en possession, en possession à Israël, son peuple.
135.13
IHVH-Adonaï, ton nom, en pérennité; IHVH-Adonaï, ta mémoire d’âge en
âge !
135.14 Oui,
IHVH-Adonaï juge son peuple, il réconforte ses serviteurs.
135.15 Les
fétiches des nations sont d’argent et d’or, faits de main d’humain.
135.16 Ils
ont une bouche, mais ne parlent pas; des yeux, mais ne voient pas;
135.17 des
oreilles, mais n’écoutent pas, un nez, mais pas de souffle en leur
bouche !
135.18
Leurs auteurs sont comme eux, tous ceux qui s’assurent en eux.
135.19
Maison d’Israël, bénissez IHVH-Adonaï; maison d’Aarôn, bénissez
IHVH-Adonaï !
135.20
Maison de Lévi, bénissez IHVH-Adonaï; frémissants de IHVH-Adonaï,
bénissez IHVH-Adonaï !
135.21 Il
est béni, IHVH-Adonaï, de Siôn, l’habitant de Ieroushalaîm.
Hallelou-Yah.
▲136.1 Célébrez IHVH-Adonaï, oui,
quel bien ! Oui, en pérennité son chérissement !
136.2
Célébrez l’Elohîms des Elohîms ! Oui, en pérennité son chérissement !
136.3
Célébrez l’Adôn des Adonîm ! Oui, en pérennité son chérissement !
136.4
Auteur de grandes merveilles, lui seul. Oui, en pérennité son
chérissement !
136.5
Auteur des ciels avec discernement. Oui, en pérennité son chérissement !
136.6
Lamineur de la terre sur les eaux. Oui, en pérennité son chérissement !
136.7
Auteur des grandes lumières. Oui, en pérennité son chérissement !
136.8 Du
soleil au gouvernement du jour. Oui, en pérennité son chérissement !
136.9 De la
lune et des étoiles au gouvernement de la nuit. Oui, en pérennité son
chérissement !
136.10
Frappeur de Misraîm en leurs aînés. Oui, en pérennité son chérissement !
136.11
Sorteur d’Israël de leur milieu. Oui, en pérennité son chérissement !
136.12 À
main forte, à bras tendu. Oui, en pérennité son chérissement !
136.13
Coupeur de la mer du Jonc en coupures. Oui, en pérennité son
chérissement !
136.14 Fit
passer Israël au milieu d’elle. Oui, en pérennité son chérissement !
136.15
Secoua Pharaon et son armée dans la mer du Jonc. Oui, en pérennité son
chérissement !
136.16 Fit
aller son peuple au désert. Oui, en pérennité son chérissement !
136.17
Frappeur de grands rois. Oui, en pérennité son chérissement !
136.18 Tua
des rois superbes. Oui, en pérennité son chérissement !
136.19
Sihôn, roi de l’Emori. Oui, en pérennité son chérissement !
136.20 ‘Og,
roi de Bashân. Oui, en pérennité son chérissement !
136.21
Donna leur terre en possession. Oui, en pérennité son chérissement !
136.22 En
possession à Israël, son serviteur. Oui, en pérennité son chérissement !
136.23 Lui
qui dans notre abaissement nous mémorise. Oui, en pérennité son
chérissement !
136.24 Nous
démit de nos oppresseurs. Oui, en pérennité son chérissement !
136.25
Donneur de pain à toute chair. Oui, en pérennité son chérissement !
136.26
Célébrez l’Él des ciels. Oui, en pérennité son chérissement !
▲137.1 Sur les fleuves de Babèl,
nous habitions là. Nous pleurions aussi, en mémorisant Siôn.
137.2 Sur
les saules, en son sein, nous suspendions nos lyres.
137.3 Oui,
nos geôliers nous demandaient les paroles d’un poème, nos pillards, de
la joie: « Poétisez-nous un poème de Siôn ! »
137.4 Quoi,
poétiser le poème de IHVH-Adonaï sur une glèbe étrangère ?
137.5 Si je
t’oublie, Ieroushalaîm, que ma droite oublie !
137.6 Que
ma langue colle à mon palais, si je ne te mémorise pas, si je n’élève
Ieroushalaîm en tête de ma joie !
137.7
Mémorise, IHVH-Adonaï, les Benéi Edôm, le jour de Ieroushalaîm, eux qui
disaient: « Dénudez-la, dénudez-la, jusqu’en ses fondations ! »
137.8 Fille
de Babèl, la razziée, en marche qui te paiera ta rétribution, ce dont
tu nous rétribuas !
137.9 En
marche, qui saisira et fracassera tes nourrissons contre le rocher !
▲138.1 De David. Je te célèbre de
tout mon coeur et te chante devant les Elohîms.
138.2
Je me prosterne au palais de ton sanctuaire et célèbre ton nom pour ton
chérissement, pour ta vérité. Oui, tu as grandi au-dessus de tout ton
nom, ton dire.
138.3 Le
jour où je crie, tu me réponds; tu me doues en mon être d’énergie.
138.4 Ils
te célèbrent, IHVH-Adonaï, tous les rois de la terre: oui, ils ont
entendu les dires de ta bouche.
138.5 Ils
poétisent sur les routes de IHVH-Adonaï. Oui, grande est ta gloire,
IHVH-Adonaï !
138.6 Oui,
altier, IHVH-Adonaï voit l’infime et connaît de loin l’altitude.
138.7
Quand je vais aux entrailles de la détresse, tu me fais vivre; contre
la fureur de mes ennemis tu envoies ta main, et ta droite me sauve.
138.8
IHVH-Adonaï parachève pour moi ! IHVH-Adonaï, ton chérissement en
pérennité ! Ne relâche pas l’oeuvre de tes mains !
▲139.1 Au chorège. De David.
Chant. IHVH-Adonaï, tu me sondes et me pénètres.
139.2 Tu
pénètres mon repos, mon lever, et discernes de loin mon dessein.
139.3 Tu
jauges ma voie et mon accouplement; tu hantes toutes mes routes.
139.4 Non,
le mot n’est pas sur ma langue, que déjà tu le pénètres tout,
IHVH-Adonaï.
139.5
Derrière, devant, tu m’assièges, et mets ta paume sur moi.
139.6
Pénétration trop merveilleuse pour moi, trop altière pour que je lui
résiste.
139.7 Où
donc aller loin de ton souffle ? Où donc, loin de tes faces, m’enfuir ?
139.8 Si
j’émerge aux ciels, tu es là; si je m’étale au Shéol, te voilà.
139.9 Je
prends les ailes de l’aube, je demeure au bout de la mer.
139.10 Mais
là aussi ta main me conduit, ta droite me saisit.
139.11 Je
dis: « Ah, la ténèbre me dissimulera ! » Mais la nuit est lumière pour
toi !
139.12 La
ténèbre même n’enténèbre pas pour toi. La nuit brille comme le jour, la
ténèbre comme la lumière.
139.13 Oui,
toi, tu as acheté mes reins, tu m’as recouvert dans le ventre de ma
mère.
139.14 Je
te célèbre, parce qu’en prodiges je suis fait de merveilles.
Merveilleuses sont tes oeuvres; mon être le pénètre bien.
139.15 Pas
occulte, ma substance, pour toi, dont je fus formé en secret, brodé aux
cryptes de la terre.
139.16 Tes
yeux ont vu mon embryon; et sur ton livre les jours sont tous inscrits,
avant qu’un seul ne soit formé.
139.17 Pour
moi tes pensées sont chères, Él, vigoureuses, leurs têtes.
139.18 Je
les compte, multiples plus que le sable ! Je m’éveille et suis encore
en toi.
139.19
Eloha, puisses-tu anéantir le criminel ! Hommes de sangs, écartez-vous
de moi !
139.20 Ils
t’invoquent en conspirant; tes adversaires se chargent en vain.
139.21 Tes
haineux, IHVH-Adonaï, ne dois-je pas les haïr ? J’abhorre tes rebelles !
139.22 Je
les hais d’une haine extrême. Ils sont en ennemis pour moi.
139.23
Sonde-moi, Él, pénètre mon coeur. Examine-moi, pénètre mes fantasmes.
139.24 Vois
si la route de l’idole est en moi. Mène-moi sur la route de pérennité !
▲140.1 (140.1) Au
chorège. Chant. De David. (140.2) IHVH-Adonaï, préserve-moi
de l’homme du mal; protège-moi de l’homme de violences.
140.2 (140.3)
Eux qui méditent des malheurs en leur coeur et, chaque jour, suscitent
des guerres.
140.3 (140.4)
Ils affûtent leur langue, comme un serpent, du venin d’arachnide sous
leurs lèvres. Sèlah.
140.4 (140.5)
IHVH-Adonaï, garde-moi de la main du criminel; protège-moi de l’homme
de violences; ils pensent bannir mes pas.
140.5 (140.6)
Les orgueilleux ont enfoui une trappe contre moi, des cordes; ils ont
déployé un filet près du rond-point; ils ont mis des pièges contre moi.
Sèlah.
140.6 (140.7)
Je dis à IHVH-Adonaï: Elohaï, toi ! Écoute, IHVH-Adonaï, la voix de mes
prières !
140.7 (140.8)
IHVH-Elohîms, Adonaï, énergie de mon salut, tu couvres ma tête au jour
des armes.
140.8 (140.9)
IHVH-Adonaï ne donne pas au criminel ce qu’il convoite; ne réalise pas
son complot: ils s’exalteraient ! Sèlah.
140.9 (140.10)
La tête de ceux qui m’entourent, le labeur de leurs lèvres les recouvre.
140.10 (140.11)
Des braises se précipitent sur eux. Il les fait tomber au feu, dans des
précipices dont ils ne se relèveront jamais.
140.11 (140.12)
Que l’homme de langue ne s’affermisse jamais sur terre ! L’homme de
violence, que le mal le chasse aux bannissements !
140.12 (140.13)
Je le pénètre, oui, IHVH-Adonaï rend justice à l’humilié, le jugement
des pauvres.
140.13 (140.14)
Ah ! Les justes célèbrent ton nom; les hommes droits habitent devant
tes faces !
▲141.1 Chant. De David.
IHVH-Adonaï, je crie vers toi, hâte-toi pour moi !
141.2 Ma
prière est ferme, un encens devant tes faces; l’apport de mes paumes,
une offrande du soir.
141.3
IHVH-Adonaï, mets une garde à ma bouche; protège l’huis de mes lèvres.
141.4
N’incline pas mon coeur à la parole du mal, pour commettre des méfaits,
des crimes, avec les ouvriers de fraude; que je ne me nourrisse jamais
de leurs délices !
141.5
Que le juste m’assomme, il me corrige par chérissement; il ne refuse
pas l’huile de tête à ma tête. Oui, ma prière se poursuit contre leurs
maléfices.
141.6 Que
leurs juges soient lâchés du haut du roc ! Ils entendent mes dires;
oui, ils sont suaves.
141.7 Comme
la terre se laboure et se fend, nos ossements se dispersent sur la
bouche du Shéol.
141.8 Oui,
mes yeux se lèvent vers toi, Adonaï; en toi je m’abrite; ne dénude pas
mon être !
141.9
Garde-moi de la main des troupes où ils veulent me piéger, aux pièges
des ouvriers de fraude.
141.10 Que
les criminels tombent ensemble dans ses filets ! Moi-même, je passerai
à jamais.
▲142.1 (142.1)
Perspicace. De David. Quand il était dans la grotte. Prière. (142.2)
Ma voix, vers IHVH-Adonaï, je clame; ma voix vers IHVH-Adonaï, je
demande grâce.
142.2 (142.3)
Je répands en face de lui ma prière; je rapporte ma détresse, en face
de lui.
142.3 (142.4)
Quand mon souffle s’évanouit en moi, tu pénètres mon chemin. En cette
voie où je vais, ils ont enfoui une trappe contre moi.
142.4 (142.5)
Regarde à droite et vois: nul ne me reconnaît ! Tout refuge est perdu
pour moi; nul n’est en quête de mon être.
142.5 (142.6)
Je clame vers toi, IHVH-Adonaï, et dis: Toi, mon abri, ma part, sur la
terre des vivants.
142.6 (142.7)
Sois attentif à ma complainte; oui, je suis très faible. Secours-moi de
mes persécuteurs; oui, ils sont plus forts que moi.
142.7 (142.8)
Fais sortir mon être de la geôle, pour célébrer ton nom. En moi, les
justes s’auréolent quand tu me rétribues.
▲143.1 Chant. De David.
IHVH-Adonaï, entends ma prière, écoute ma supplication ! En ton
adhérence réponds-moi, en ta justification.
143.2 Ne
viens pas en jugement contre ton serviteur, car en face de toi nul
vivant ne peut se justifier.
143.3 Oui,
l’ennemi persécute mon être, il accable à terre ma vie; il me fait
habiter les ténèbres, comme les morts, en pérennité.
143.4 Mon
souffle s’évanouit en moi, mon coeur se désole en mon sein.
143.5 Je
mémorise les jours d’antan, médite sur tous tes actes et m’extasie
devant l’oeuvre de tes mains.
143.6 Je
tends mes mains vers toi. Sèlah.
143.7 Vite,
réponds-moi, IHVH-Adonaï, mon souffle s’épuise ! Ne me voile pas tes
faces: je suis pareil aux gisants de la fosse !
143.8
Fais-moi entendre, au matin, ton chérissement; oui, en toi je me fie !
Fais-moi pénétrer cette route où je vais; oui, je porte mon être vers
toi !
143.9
Secours-moi de mes ennemis, IHVH-Adonaï; en toi je me réfugie.
143.10
Apprends-moi à faire ton vouloir, oui, toi, Elohaï ! Ton souffle est le
bien, il me mène en terre de rectitude.
143.11 À
cause de ton nom, IHVH-Adonaï, fais-moi vivre; en ta justification,
fais sortir mon être de la détresse.
143.12 En
ton chérissement, supprime mes ennemis. Perds tous les oppresseurs de
mon être: oui, je suis ton serviteur.
▲144.1 De David. IHVH-Adonaï est
béni, mon roc, l’initiateur de mes mains à la bataille, de mes doigts à
la guerre !
144.2
Mon chérissement, ma trappe, ma culmination, ma libération, mon
bouclier ! En lui je m’abrite; il assujettit mon peuple sous moi.
144.3
IHVH-Adonaï, l’humain qu’est-il, pour que tu le pénètres, le fils de
l’homme, pour que tu penses à lui ?
144.4
L’humain ressemble à la fumée; ses jours sont comme une ombre qui passe.
144.5
IHVH-Adonaï, incline tes ciels, descends ! Touche les montagnes et
qu’elles fument !
144.6 Que
jaillisse l’éclair et les disloque ! Lance tes flèches, et qu’ils
tressaillent !
144.7 Lance
tes mains de l’altitude, arrache-moi, secours-moi des eaux multiples,
de la main des fils de l’étranger,
144.8 dont
la bouche parle en vain, et dont la droite est droite du mensonge.
144.9
Elohîms, je poétise pour toi un poème nouveau; au luth, à la harpe, je
te chante.
144.10
Donneur de salut aux rois, il arrache David, son serviteur, à l’épée du
mal.
144.11
Arrache-moi, secours-moi de la main des fils de l’étranger, dont la
bouche parle en vain, et dont la droite est droite du mensonge.
144.12 Nos
fils sont comme des plants, cultivés dès leur jeunesse; nos filles
comme des cariatides, sculptées en forme de sanctuaires.
144.13 Nos
silos pleins regorgent d’espèce en espèce. Nos ovins par milliers et
myriades se multiplient en nos campagnes.
144.14 Nos
aurochs sont charnus. Il n’est brèche, exode, ni cri en nos places.
144.15 En
marche, le peuple qui est tel ! En marche, le peuple dont IHVH-Adonaï
est l’Elohîms !
▲145.1 Louange. De David. . Je
t’exalte, Elohaï; ô roi, je bénis ton nom, en pérennité à jamais.
145.2
Chaque jour, je te bénis et louange ton nom, en pérennité, à jamais.
145.3
Grand, IHVH-Adonaï, fort et louangé ! Sa grandeur est insondable !
145.4 L’âge
à l’âge loue tes oeuvres; ils rapportent tes héroïsmes.
145.5
Magnificence et gloire de ta majesté ! Je m’extasie aux paroles de tes
merveilles.
145.6 Ils
disent l’énergie de tes effrois; je raconte ta grandeur.
145.7 Ils
expriment la mémoire de ta bonté et jubilent en ta justification.
145.8
Graciant et matriciel, IHVH-Adonaï; long de narine, il est grand en
chérissements.
145.9
IHVH-Adonaï, bien pour tous, ses matrices embrassent toutes ses oeuvres.
145.10
IHVH-Adonaï, toutes tes oeuvres te célèbrent; tes fervents te bénissent.
145.11 Ils
disent la gloire de ton royaume, ils parlent de ton héroïsme,
145.12 pour
faire pénétrer aux fils de l’humain ses héroïsmes, la gloire magnifique
de son règne.
145.13 Ton
règne est règne de toutes les pérennités ton gouvernement en tout âge
d’âge.
145.14
IHVH-Adonaï soutient tous ceux qui tombent; il redresse tous les
abattus.
145.15 Tous
les yeux sont suspendus à toi; et toi, tu leur donnes leur nourriture à
temps.
145.16 Tu
ouvres ta main et tu assouvis tout vivant à souhait.
145.17
IHVH-Adonaï est juste en toutes ses routes, chérissant en toutes ses
oeuvres.
145.18
IHVH-Adonaï est proche de tous ses invocateurs, de tous ceux qui crient
vers lui en vérité.
145.19 Il
fait le vouloir de ses frémissants, il entend leur appel et les sauve.
145.20
IHVH-Adonaï garde tous ses amants; il supprime tous les criminels.
145.21 Ma
bouche dit la louange de IHVH-Adonaï; toute chair bénit son nom sacré,
en pérennité, à jamais.
▲146.1 Hallelou-Yah. Louange,
IHVH-Adonaï, mon être !
146.2 Je
louange IHVH-Adonaï en ma vie; je chante mon Elohîms en mon existence.
146.3 Ne
vous fiez pas aux notables, aux fils de l’homme: il n’est pas de salut
en lui.
146.4 Que
sorte son souffle, il retourne à sa glèbe; en ce jour ses projets
périssent.
146.5 En
marche, qui a l’Él de Ia‘acob à son secours, sa patience en
IHVH-Adonaï, son Elohîms,
146.6
auteur des ciels et de la terre, de la mer et tout ce qui est en eux,
gardien de la vérité en pérennité,
146.7
auteur du jugement des exploités, donneur de pain aux affamés,
IHVH-Adonaï, libérateur des captifs.
146.8
IHVH-Adonaï dessille les aveugles, IHVH-Adonaï redresseur des courbés,
IHVH-Adonaï, amant des justes.
146.9
IHVH-Adonaï, gardien des métèques, il stimule l’orphelin, la veuve; il
tord la route des criminels.
146.10
IHVH-Adonaï règne en pérennité, ton Elohîms, Siôn, d’âge en âge.
Hallelou-Yah.
▲147.1 Hallelou-Yah. Oui, quel
bien, chanter notre Elohîms ! Oui, elle est suave, harmonieuse, la
louange !
147.2
Bâtisseur de Ieroushalaîm, IHVH-Adonaï, il rassemble les bannis
d’Israël.
147.3
Médecin des coeurs brisés, il panse leurs peines.
147.4
Calculateur du nombre des étoiles, à toutes il crie leurs noms.
147.5
Grand, notre Adôn, multiple en force, à son discernement, il n’est pas
de nombre.
147.6
Simulateur des humbles, IHVH-Adonaï, il abaisse les criminels jusqu’à
terre;
147.7
Répondez à IHVH-Adonaï avec gratitude, chantez notre Elohîms à la lyre !
147.8
Couvreur des ciels de nébulosités, préparateur de la pluie pour la
terre, germinateur du pâturin des monts;
147.9
donneur à la bête de sa pâture, aux corbillats qui croassent.
147.10 Non,
il ne désire pas l’héroïsme du cheval; non, il ne veut pas des jambes
de l’homme !
147.11
IHVH-Adonaï veut ses frémissants, ceux qui souhaitent son chérissement.
147.12
Ieroushalaîm, loue IHVH-Adonaï ! Louange ton Elohîms, Siôn !
147.13 Oui,
il renforce les verrous de tes portes, il bénit tes fils en ton sein.
147.14 Il
met ta frontière en paix, il te rassasie de la graisse des blés.
147.15
Envoyeur de son dire à la terre, sa parole vole vite.
147.16
Donneur de la neige semblable à la laine, il sème le givre comme une
cendre.
147.17
Jeteur de sa glace comme par blocs, devant son froid, qui peut tenir ?
147.18 Il
envoie sa parole et les fond, il ramène son souffle et les eaux se
liquéfient.
147.19
Narrateur de sa parole à Ia‘acob, de ses lois, de ses jugements à
Israël,
147.20 il
n’agit ainsi pour aucune nation, elles ne pénètrent pas ses jugements.
Hallelou-Yah.
▲148.1 Hallelou-Yah. Louangez
IHVH-Adonaï des ciels, louangez-le dans les altitudes !
148.2
Louangez-le, tous ses messagers; louangez-le, toutes ses milices !
148.3
Louangez-le, soleil, lune; louangez-le, vous toutes, étoiles de lumière
!
148.4
Louangez-le, ciels des ciels, et les eaux au-dessus des ciels !
148.5 Ils
louangent le nom de IHVH-Adonaï; oui, il l’ordonne et ils sont créés;
148.6 Il
les maintient à jamais, en pérennité, loi donnée, jamais violée.
148.7
Louangez IHVH-Adonaï de la terre, dragons et tous les abîmes,
148.8 feu
et grêle, neige et brume, souffle des tempêtes, réalisateurs de sa
parole;
148.9 monts
et toutes les collines, arbres à fruit et tous les cèdres;
148.10
animal, toute bête, reptiles, aile de l’oiseau;
148.11 rois
de la terre et toutes les patries, chefs et tous les juges de la terre;
148.12
adolescents et vierges aussi, les anciens avec les jeunes !
148.13
Qu’ils louangent le nom de IHVH-Adonaï ! Oui, son nom seul est sublime,
sa majesté sur la terre et dans les ciels !
148.14 Il
exalte la corne de son peuple, la louange de tous ses amants, les Benéi
Israël, son peuple proche. Hallelou-Yah.
▲149.1 Hallelou-Yah. Poétisez pour
IHVH-Adonaï un poème nouveau, sa louange dans l’assemblée des fervents.
149.2
Israël se réjouit en son auteur, les Benéi Siôn exultent avec leur roi.
149.3 Ils
louangent son nom à la ronde, ils le chantent au tambour, à la lyre.
149.4 Oui,
IHVH-Adonaï veut son peuple; de salut, il magnifie les humbles.
149.5 Les
amants exultent en gloire, ils jubilent sur leur couche,
149.6 les
exaltations d’Él en leur gorge, l’épée double-bouche en leur main,
149.7 pour
faire la vengeance des nations, les représailles des patries,
149.8 pour
lier leurs rois aux carcans, leurs glorieux aux câbles de fer,
149.9 pour
faire contre eux le jugement écrit. Il est la magnificence de tous ses
amants. Hallelou-Yah.
▲150.1 Hallelou-Yah. Louangez Él
en son sanctuaire, louangez-le dans la voûte de son énergie !
150.2
Louangez-le en ses héroïsmes, louangez-le selon sa grandeur immense !
150.3
Louangez-le à l’éclat du shophar, louangez-le à la harpe, à la lyre !
150.4
Louangez-le au tambour, à la danse, louangez-le aux cithares, au pipeau
!
150.5
Louangez-le aux sistres sonores, louangez-le à l’ovation des sistres !
150.6 Toute
haleine louange Yah ! Hallelou-Yah.
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