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| Hébreux |
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▲1.1 Après avoir, à bien des
reprises et de bien des manières, parlé autrefois aux pères par les
prophètes, Dieu,
1.2 en la
période finale où nous sommes, nous a parlé à nous par un Fils qu'il a
établi héritier de tout, par qui aussi il a créé les mondes.
1.3 Ce Fils
est resplendissement de sa gloire et expression de son être et il porte
l'univers par la puissance de sa parole. Après avoir accompli la
purification des péchés, il s'est assis à la droite de la Majesté dans
les hauteurs,
1.4 devenu
d'autant supérieur aux anges qu'il a hérité d'un nom bien différent du
leur.
1.5 Auquel
des anges, en effet, a-t-il jamais dit : Tu es mon fils, moi,
aujourd'hui, je t'ai engendré ? et encore : Moi, je serai pour lui un
père et lui sera pour moi un fils ?
1.6 Par
contre, lorsqu'il introduit le premier-né dans le monde, il dit : Et
que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu.
1.7 Pour
les anges, il a cette parole : Celui qui fait de ses anges des esprits
et de ses serviteurs une flamme de feu.
1.8 Mais
pour le Fils, celle-ci : Ton trône, Dieu, est établi à tout jamaisx !
et : Le sceptre de la droiture est sceptre de ton règne.
1.9 Tu
aimas la justice et détestas l'iniquité, c'est pourquoi, ô Dieu, ton
Dieu te donna l'onction d'une huile d'allégresse, de préférence à tes
compagnons.
1.10 Et
encore : C'est toi qui, aux origines, Seigneur, fondas la terre, et les
cieux sont l'œuvre de tes mains.
1.11 Eux
périront, mais toi, tu demeures. Oui, tous comme un vêtement vieilliront
1.12 et
comme on fait d'un manteau, tu les enrouleras, comme un vêtement, oui,
ils seront changés, mais toi, tu es le même et tes années ne tourneront
pas court.
1.13 Et
auquel des anges a-t-il jamais dit : Siège à ma droite, de tes ennemis,
je vais faire ton marchepied ?
1.14 Ne
sont-ils pas tous des esprits remplissant des fonctions et envoyés en
service pour le bien de ceux qui doivent recevoir en héritage le salut ?
▲2.1 Il s'ensuit que nous devons
prendre plus au sérieux le message entendu, si nous ne voulons pas
aller à la dérive.
2.2 Car si
la parole annoncée par des anges entra en vigueur et si toute
transgression et toute désobéissance reçurent une juste rétribution,
2.3 comment
nous-mêmes échapperons-nous, si nous négligeons un pareil salut, qui
commença à être annoncé par le Seigneur, puis fut confirmé pour nous
par ceux qui l'avaient entendu,
2.4 et fut
appuyé aussi du témoignage de Dieu par des signes et des prodiges, des
miracles de toute sorte, et par des dons de l'Esprit Saint répartis
selon sa volonté !
2.5 Car ce
n'est pas à des anges qu'il a soumis le monde à venir, dont nous
parlons.
2.6
L'attestation en fut donnée quelque part en ces termes : Qu'est-ce que
l'homme pour que tu te souviennes de lui ? Ou le fils de l'homme pour
que tu portes tes regards sur lui ?
2.7 Tu
l'abaissas quelque peu par rapport aux anges ; de gloire et d'honneur
tu le couronnas ;
2.8 tu mis
toutes choses sous ses pieds. En lui soumettant toutes choses, il n'a
rien laissé qui puisse lui rester insoumis. Or, en fait, nous ne voyons
pas encore que tout lui ait été soumis,
2.9 mais
nous faisons une constatation : celui qui a été abaissé quelque peu par
rapport aux anges, Jésus, se trouve, à cause de la mort qu'il a
soufferte, couronné de gloire et d'honneur. Ainsi, par la grâce de
Dieu, c'est pour tout homme qu'il a goûté la mort.
2.10 Il
convenait, en effet, à celui pour qui et par qui tout existe et qui
voulait conduire à la gloire une multitude de fils, de mener à
l'accomplissement par des souffrances l'initiateur de leur salut.
2.11 Car le
sanctificateur et les sanctifiés ont tous une même origine ; aussi ne
rougit-il pas de les appeler frères
2.12 et de
dire : J'annoncerai ton nom à mes frères, au milieu de l'assemblée, je
te louerai,
2.13 et
encore : Moi, je serai plein de confiance en lui, et encore : Me voici,
moi et les enfants que Dieu m'a donnés.
2.14 Ainsi
donc, puisque les enfants ont en commun le sang et la chair, lui aussi,
pareillement, partagea la même condition, afin de réduire à
l'impuissance, par sa mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort,
c'est-à-dire le diable,
2.15 et de
délivrer ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie
dans une situation d'esclaves.
2.16 Car ce
n'est pas à des anges qu'il vient en aide, mais c'est à la descendance
d'Abraham.
2.17 Aussi
devait-il en tous points se faire semblable à ses frères, afin de
devenir un grand prêtre miséricordieux en même temps qu'accrédité
auprès de Dieu pour effacer les péchés du peuple.
2.18 Car
puisqu'il a souffert lui-même l'épreuve, il est en mesure de porter
secours à ceux qui sont éprouvés.
▲3.1 Ainsi donc, frères saints,
qui avez en partage une vocation céleste, considérez l'apôtre et le
grand prêtre de notre confession de foi, Jésus.
3.2 Il est
accrédité auprès de celui qui l'a constitué, comme Moïse le fut dans
toute sa maison.
3.3 En
fait, c'est une gloire supérieure à celle de Moïse qui lui revient,
dans toute la mesure où le constructeur de la maison est plus honoré
que la maison elle-même.
3.4 Toute
maison, en effet, a son constructeur, et le constructeur de tout est
Dieu.
3.5 Or
Moïse fut accrédité dans toute sa maison comme serviteur en vue de
garantir ce qui allait être dit,
3.6 mais
Christ l'est comme Fils, et sur sa maison. Sa maison, c'est nous, si
nous conservons la pleine assurance et la fierté de l'espérance.
3.7 C'est
pourquoi, comme dit l'Esprit Saint : Aujourd'hui, si vous entendez sa
voix,
3.8
n'endurcissez pas vos cœurs comme au temps de l'exaspération, au jour
de la mise à l'épreuve dans le désert,
3.9 où vos
pères me mirent à l'épreuve en cherchant à me sonder, et ils virent mes
œuvres
3.10
pendant quarante ans. C'est pourquoi, je me suis emporté contre cette
génération et j'ai dit : Toujours leurs cœurs s'égarent ; ces gens-là
n'ont pas trouvé mes chemins,
3.11 car
j'ai juré dans ma colère : On verra bien s'ils entreront dans mon repos
!
3.12 Prenez
garde, frères, qu'aucun de vous n'ait un cœur mauvais que l'incrédulité
détache du Dieu vivant,
3.13 mais
encouragez-vous les uns les autres, jour après jour, tant que dure la
proclamation de l'aujourd'hui, afin qu'aucun d'entre vous ne
s'endurcisse, trompé par le péché.
3.14 Nous
voici devenus, en effet, les compagnons du Christ, pourvu que nous
tenions fermement jusqu'à la fin notre position initiale,
3.15 alors
qu'il est dit : Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez
pas vos cœurs comme au temps de l'exaspération.
3.16 Quels
sont, en effet, ceux qui entendirent et qui provoquèrent l'exaspération
? N'est-ce pas tous ceux qui sortirent d'Egypte grâce à Moïse ?
3.17 Et
contre qui s'est-il emporté pendant quarante ans ? N'est-ce pas contre
ceux qui avaient péché, dont les cadavres tombèrent dans le désert ?
3.18 Et à
qui jura-t-il qu'ils n'entreraient pas dans son repos, sinon à ces
indociles ?
3.19 Et
nous constatons qu'ils ne purent pas entrer à cause de leur incrédulité.
▲4.1 Alors que subsiste une
promesse d'entrer dans son repos, craignons donc que quelqu'un d'entre
vous ne soit convaincu d'être resté en retrait.
4.2 Car
nous avons reçu la bonne nouvelle tout comme ces gens-là, mais la
parole qu'ils avaient entendue ne leur a été d'aucun profit, car les
auditeurs ne s'en sont pas pénétrés par la foi.
4.3 Nous
qui sommes venus à la foi, nous entrons dans le repos, dont il a dit :
Comme j'ai juré dans ma colère : On verra bien s'ils entreront dans mon
repos ! son ouvrage, assurément, ayant été réalisé dès la fondation du
monde,
4.4 car on
a dit du septième jour : Et Dieu se reposa le septième jour de tout son
ouvrage,
4.5 et de
nouveau dans notre texte : s'ils entreront dans mon repos.
4.6 Ainsi
donc, puisqu'il reste décidé que certains y entrent, et que les
premiers à avoir reçu la bonne nouvelle n'y entrèrent pas à cause de
leur indocilité,
4.7 il fixe
de nouveau un jour, aujourd'hui, disant beaucoup plus tard, dans le
texte de David déjà cité : Aujourd'hui, si vous entendez sa voix,
n'endurcissez pas vos cœurs.
4.8 De
fait, si Josué leur avait assuré le repos, il ne parlerait pas, après
cela, d'un autre jour.
4.9 Un
repos sabbatique reste donc en réserve pour le peuple de Dieu.
4.10 Car
celui qui est entré dans son repos s'est mis, lui aussi, à se reposer
de son ouvrage, comme Dieu s'est reposé du sien.
4.11
Empressons-nous donc d'entrer dans ce repos, afin que le même exemple
d'indocilité n'entraîne plus personne dans la chute.
4.12
Vivante, en effet, est la parole de Dieu, énergique et plus tranchante
qu'aucun glaive à double tranchant. Elle pénètre jusqu'à diviser âme et
esprit, articulations et moelles. Elle passe au crible les mouvements
et les pensées du cœur.
4.13 Il
n'est pas de créature qui échappe à sa vue ; tout est nu à ses yeux,
tout est subjugué par son regard. Et c'est à elle que nous devons
rendre compte.
4.14 Ayant
donc un grand prêtre éminent, qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils
de Dieu, tenons ferme la confession de foi.
4.15 Nous
n'avons pas, en effet, un grand prêtre incapable de compatir à nos
faiblesses ; il a été éprouvé en tous points à notre ressemblance, mais
sans pécher.
4.16
Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le trône de la grâce,
afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour un secours en
temps voulu.
▲5.1 Tout grand prêtre, en
effet, pris d'entre les hommes est établi en faveur des hommes pour
leurs rapports avec Dieu. Son rôle est d'offrir des dons et des
sacrifices pour les péchés.
5.2 Il est
capable d'avoir de la compréhension pour ceux qui ne savent pas et
s'égarent, car il est, lui aussi, atteint de tous côtés par la faiblesse
5.3 et, à
cause d'elle, il doit offrir, pour lui-même aussi bien que pour le
peuple, des sacrifices pour les péchés.
5.4 On ne
s'attribue pas à soi-même cet honneur, on le reçoit par appel de Dieu,
comme ce fut le cas pour Aaron.
5.5 C'est
ainsi que le Christ non plus ne s'est pas attribué à lui-même la gloire
de devenir grand prêtre ; il l'a reçue de celui qui lui a dit : Tu es
mon fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré,
5.6
conformément à cette autre parole : Tu es prêtre pour l'éternité dans
la ligne de Melkisédeq.
5.7 C'est
lui qui, au cours de sa vie terrestre, offrit prières et supplications
avec grand cri et larmes à celui qui pouvait le sauver de la mort, et
il fut exaucé en raison de sa soumission.
5.8 Tout
Fils qu'il était, il apprit par ses souffrances l'obéissance,
5.9 et,
conduit jusqu'à son propre accomplissement, il devint pour tous ceux
qui lui obéissent cause de salut éternel,
5.10 ayant
été proclamé par Dieu grand prêtre dans la ligne de Melkisédeq.
5.11 Sur ce
sujet, nous avons bien des choses à dire et leur explication s'avère
difficile, car vous êtes devenus lents à comprendre.
5.12 Vous
devriez être, depuis le temps, des maîtres et vous avez de nouveau
besoin qu'on vous enseigne les tout premiers éléments des paroles de
Dieu. Vous en êtes arrivés au point d'avoir besoin de lait, non de
nourriture solide.
5.13
Quiconque en est encore au lait ne peut suivre un raisonnement sur ce
qui est juste, car c'est un bébé.
5.14 Les
adultes, par contre, prennent de la nourriture solide, eux qui, par la
pratique, ont les sens exercés à discerner ce qui est bon et ce qui est
mauvais.
▲6.1 Ainsi donc, laissons
l'enseignement élémentaire sur le Christ pour nous élever à une
perfection d'adulte, sans revenir sur les données fondamentales :
repentir des œuvres mortes et foi en Dieu,
6.2
doctrine des baptêmes et imposition des mains, résurrection des morts
et jugement définitif.
6.3 Voilà
ce que nous allons faire, si du moins Dieu le permet.
6.4 Il est
impossible, en effet, que des hommes qui un jour ont reçu la lumière,
ont goûté au don céleste, ont eu part à l'Esprit Saint,
6.5 ont
savouré la parole excellente de Dieu et les forces du monde à venir,
6.6 et qui
pourtant sont retombés, - il est impossible qu'ils trouvent une seconde
fois le renouveau, en remettant sur la croix le Fils de Dieu pour leur
conversion et en l'exposant aux injures.
6.7
Lorsqu'une terre boit les fréquentes ondées qui tombent sur elle et
produit une végétation utile à ceux qui la font cultiver, elle reçoit
de Dieu sa part de bénédiction.
6.8 Mais
produit-elle épines et chardons, elle est jugée sans valeur, bien près
d'être maudite, et finira par être brûlée.
6.9 Quant à
vous, bien-aimés, nous sommes convaincus, tout en parlant ainsi, que
vous êtes du bon côté, celui du salut.
6.10 Dieu,
en effet, n'est pas injuste ; il ne peut oublier votre activité et
l'amour que vous avez montré à l'égard de son nom en vous mettant au
service des saints dans le passé, et encore dans le présent.
6.11 Mais
notre désir est que chacun de vous montre la même ardeur à porter
l'espérance à son épanouissement jusqu'à la fin,
6.12 sans
ralentir votre effort, mais en imitant ceux qui, par la foi et la
persévérance, reçoivent l'héritage des promesses.
6.13
Lorsque Dieu fit sa promesse à Abraham, comme il n'avait personne de
plus grand par qui jurer, il jura par lui-même
6.14 et dit
: Oui, de bénédictions je te comblerai, une immense expansion je te
donnerai.
6.15 Ayant
alors persévéré, Abraham vit se réaliser la promesse.
6.16 Les
hommes jurent par plus grand qu'eux-mêmes, et pour mettre un terme à
toute contestation, ils recourent à la garantie du serment.
6.17 En ce
sens, Dieu, voulant bien davantage montrer aux héritiers de la promesse
le caractère irrévocable de sa décision, intervint par un serment.
6.18 Ainsi,
deux actes irrévocables, dans lesquels il ne peut y avoir de mensonge
de la part de Dieu, nous apportent un encouragement puissant, à nous
qui avons tout laissé pour saisir l'espérance proposée.
6.19 Elle
est pour nous comme une ancre de l'âme, bien fermement fixée, qui
pénètre au-delà du voile,
6.20 là où
est entré pour nous, en précurseur, Jésus, devenu grand prêtre pour
l'éternité dans la ligne de Melkisédeq.
▲7.1 Ce Melkisédeq, roi de
Salem, prêtre du Dieu Très-Haut, est allé à la rencontre d'Abraham,
lorsque celui-ci revenait du combat contre les rois, et l'a béni.
7.2 C'est à
lui qu'Abraham remit la dîme de tout. D'abord, il porte un nom qui se
traduit « roi de justice », et ensuite, il est aussi roi de Salem,
c'est-à-dire roi de paix.
7.3 Lui qui
n'a ni père, ni mère, ni généalogie, ni commencement pour ses jours, ni
fin pour sa vie, mais qui est assimilé au Fils de Dieu reste prêtre à
perpétuité.
7.4
Contemplez la grandeur de ce personnage, à qui Abraham a donné en dîme
la meilleure part du butin, lui, le patriarche.
7.5 Or,
ceux des fils de Lévi qui reçoivent le sacerdoce ont ordre, de par la
loi, de prélever la dîme sur le peuple, c'est-à-dire sur leurs frères,
qui sont pourtant des descendants d'Abraham.
7.6 Mais
lui, qui ne figure pas dans leurs généalogies, a soumis Abraham à la
dîme et a béni le titulaire des promesses.
7.7 Or sans
aucune contestation, c'est l'inférieur qui est béni par le supérieur.
7.8 Et ici,
ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes qui meurent, là c'est
quelqu'un dont on atteste qu'il vit.
7.9 Et pour
tout dire, en la personne d'Abraham, même Lévi, qui perçoit la dîme, a
été soumis à la dîme.
7.10 Car il
était encore dans les reins de son ancêtre, lorsque eut lieu la
rencontre avec Melkisédeq.
7.11 Si on
était parvenu à un parfait accomplissement par le sacerdoce lévitique,
car il était la base de la législation donnée au peuple, quel besoin y
aurait-il eu encore de susciter un autre prêtre, dans la ligne de
Melkisédeq, au lieu de le désigner dans la ligne d'Aaron ?
7.12 Car un
changement de sacerdoce entraîne forcément un changement de loi.
7.13 Et
celui que vise le texte cité fait partie d'une tribu dont aucun membre
n'a été affecté au service de l'autel.
7.14 Il est
notoire, en effet, que notre Seigneur est issu de Juda, d'une tribu
pour laquelle Moïse n'a rien dit au sujet des prêtres.
7.15 Et
l'évidence est plus grande encore si l'autre prêtre suscité ressemble à
Melkisédeq,
7.16 et
n'accède pas à la prêtrise en vertu d'une loi de filiation humaine,
mais selon une puissance de vie indestructible.
7.17 Ce
témoignage, en effet, lui est rendu : Tu es prêtre pour l'éternité dans
la ligne de Melkisédeq.
7.18 De
fait, on a là, d'une part, l'abrogation du précepte antérieur en raison
de sa déficience et de son manque d'utilité,
7.19 car la
loi n'a rien mené à l'accomplissement, et, d'autre part, l'introduction
d'une espérance meilleure, par laquelle nous approchons de Dieu.
7.20 Et
dans la mesure où cela ne s'est pas réalisé sans prestation de serment
- car s'il n'y a pas eu prestation de serment pour le sacerdoce des
autres,
7.21 pour
lui il y a eu le serment prononcé par celui qui a dit à son intention :
Le Seigneur l'a juré et il ne reviendra pas sur cela : Tu es prêtre
pour l'éternité -,
7.22 dans
cette mesure, c'est d'une meilleure alliance que Jésus est devenu le
garant.
7.23 De
plus, les autres sont nombreux à être devenus prêtres, puisque la mort
les empêchait de continuer ;
7.24 mais
lui, puisqu'il demeure pour l'éternité, possède un sacerdoce exclusif.
7.25 Et
c'est pourquoi il est en mesure de sauver d'une manière définitive ceux
qui, par lui, s'approchent de Dieu, puisqu'il est toujours vivant pour
intercéder en leur faveur.
7.26 Et tel
est bien le grand prêtre qui nous convenait, saint, innocent, immaculé,
séparé des pécheurs, élevé au-dessus des cieux.
7.27 Il n'a
pas besoin, comme les autres grands prêtres, d'offrir chaque jour des
sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, puis pour ceux du peuple.
Cela, il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même.
7.28 Alors
que la loi établit grands prêtres des hommes qui restent déficients, la
parole du serment qui intervient après la loi établit un Fils qui, pour
l'éternité, est arrivé au parfait accomplissement.
▲8.1 Or, point capital de notre
exposé, c'est bien un tel grand prêtre que nous avons, lui qui s'est
assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux,
8.2 comme
ministre du sanctuaire et de la véritable tente dressée par le Seigneur
et non par un homme.
8.3 Tout
grand prêtre est établi pour offrir des dons et des sacrifices ; d'où
la nécessité pour lui aussi d'avoir quelque chose à offrir.
8.4 Si le
Christ était sur la terre, il ne serait pas même prêtre, la place étant
prise par ceux qui offrent les dons conformément à la loi ;
8.5 mais
leur culte, ils le rendent à une copie, à une esquisse des réalités
célestes, selon l'avertissement divin reçu par Moïse pour construire la
tente : Vois, lui est-il dit, tu feras tout d'après le modèle qui t'a
été montré sur la montagne.
8.6 En
réalité, c'est un ministère bien supérieur qui lui revient, car il est
médiateur d'une bien meilleure alliance, dont la constitution repose
sur de meilleures promesses.
8.7 Si, en
effet, cette première alliance avait été sans reproche, il ne serait
pas question de la remplacer par une seconde.
8.8 En
fait, c'est bien un reproche qu'il leur adresse : Voici : des jours
viennent, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d'Israël et
avec la maison de Juda une alliance nouvelle,
8.9 non pas
comme l'alliance que je fis avec leurs pères le jour où je les pris par
la main pour les mener hors du pays d'Egypte. Parce qu'eux-mêmes ne se
sont pas maintenus dans mon alliance, moi aussi je les ai délaissés,
dit le Seigneur.
8.10 Car
voici l'alliance par laquelle je m'allierai avec la maison d'Israël
après ces jours-là, dit le Seigneur : en donnant mes lois, c'est dans
leur pensée et dans leurs cœurs que je les inscrirai. Je deviendrai
leur Dieu, ils deviendront mon peuple.
8.11 Chacun
d'eux n'aura plus à enseigner son compatriote ni son frère en disant :
Connais le Seigneur ! car tous me connaîtront, du plus petit jusqu'au
plus grand,
8.12 parce
que je serai indulgent pour leurs fautes et de leurs péchés, je ne me
souviendrai plus.
8.13 En
parlant d'une alliance nouvelle, il a rendu ancienne la première ; or
ce qui devient ancien et qui vieillit est près de disparaître.
▲9.1 La première alliance avait
donc un rituel pour le culte et un temple terrestre.
9.2 En
effet, une tente fut installée, une première tente appelée le Saint, où
étaient le chandelier, la table et les pains d'offrande.
9.3 Puis,
derrière le second voile, se trouvait une tente, appelée Saint des
Saints,
9.4 avec un
brûle-parfum en or et l'arche de l'alliance toute recouverte d'or ;
dans celle-ci un vase d'or qui contenait la manne, le bâton d'Aaron qui
avait fleuri et les tables de l'alliance.
9.5
Au-dessus de l'arche, les chérubins de gloire couvraient de leur ombre
le propitiatoire. Mais il n'y a pas lieu d'entrer ici dans les détails.
9.6
L'ensemble étant ainsi installé, les prêtres, pour accomplir leur
service, rentrent en tout temps dans la première tente.
9.7 Mais,
dans la seconde, une seule fois par an, seul entre le grand prêtre, et
encore, ce n'est pas sans offrir du sang pour ses propres manquements
et pour ceux du peuple.
9.8 Le
Saint Esprit a voulu montrer ainsi que le chemin du sanctuaire n'est
pas encore manifesté, tant que subsiste la première tente.
9.9 C'est
là un symbole pour le temps présent : des offrandes et des sacrifices y
sont offerts, incapables de mener à l'accomplissement, en sa
conscience, celui qui rend le culte.
9.10 Fondés
sur des aliments, des boissons et des ablutions diverses, ce ne sont
que rites humains, laissés en place jusqu'au temps du relèvement.
9.11 Mais
Christ est survenu, grand prêtre des biens à venir. C'est par une tente
plus grande et plus parfaite, qui n'est pas œuvre des mains -
c'est-à-dire qui n'appartient pas à cette création-ci -,
9.12 et non
par le sang des boucs et des veaux, mais par son propre sang, qu'il est
entré une fois pour toutes dans le sanctuaire et qu'il a obtenu une
libération définitive.
9.13 Car si
le sang de boucs et de taureaux et si la cendre de génisse répandue sur
les êtres souillés les sanctifient en purifiant leur corps,
9.14
combien plus le sang du Christ, qui, par l'esprit éternel, s'est offert
lui-même à Dieu comme une victime sans tache, purifiera-t-il notre
conscience des œuvres mortes pour servir le Dieu vivant.
9.15 Voilà
pourquoi il est médiateur d'une alliance nouvelle, d'un testament
nouveau ; sa mort étant intervenue pour le rachat des transgressions
commises sous la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent la
promesse de l'héritage éternel.
9.16 Car là
où il y a testament, il est nécessaire que soit constatée la mort du
testateur.
9.17 Un
testament ne devient valide qu'en cas de décès ; il n'a pas d'effet
tant que le testateur est en vie.
9.18 Aussi
la première alliance elle-même n'a-t-elle pas été inaugurée sans
effusion de sang.
9.19
Lorsque Moïse eut proclamé à tout le peuple chaque commandement
conformément à la loi, il prit le sang des veaux et des boucs, puis de
l'eau, de la laine écarlate et de l'hysope, et il en aspergea le livre
lui-même et tout le peuple,
9.20 en
disant : Ceci est le sang de l'alliance que Dieu a ordonnée pour vous ;
9.21 puis
il aspergea aussi avec le sang la tente et tous les ustensiles du culte,
9.22 et
c'est avec du sang que, d'après la loi, on purifie presque tout, et
sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon.
9.23 Si
donc les images de ce qui est dans les cieux sont purifiées par ces
rites, il est nécessaire que les réalités célestes elles-mêmes le
soient par des sacrifices bien meilleurs.
9.24 Ce
n'est pas, en effet, dans un sanctuaire fait de main d'homme, simple
copie du véritable, que Christ est entré, mais dans le ciel même, afin
de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu.
9.25 Et ce
n'est pas afin de s'offrir lui-même à plusieurs reprises, comme le
grand prêtre qui entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang
étranger.
9.26 Car
alors il aurait dû souffrir à plusieurs reprises depuis la fondation du
monde. En fait, c'est une seule fois, à la fin des temps, qu'il a été
manifesté pour abolir le péché par son propre sacrifice.
9.27 Et
comme le sort des hommes est de mourir une seule fois, après quoi vient
le jugement,
9.28 ainsi
le Christ fut offert une seule fois pour enlever les péchés de la
multitude et il apparaîtra une seconde fois, sans plus de rapport avec
le péché, à ceux qui l'attendent pour le salut.
▲10.1 Ne possédant que l'esquisse
des biens à venir et non l'expression même des réalités, la loi est à
jamais incapable, malgré les sacrifices, toujours les mêmes, offerts
chaque année indéfiniment, de mener à l'accomplissement ceux qui
viennent y prendre part.
10.2 Sinon,
n'aurait-on pas cessé de les offrir pour la simple raison que, purifiés
une fois pour toutes, ceux qui rendent ainsi leur culte n'auraient plus
eu conscience d'aucun péché ?
10.3 Mais,
en fait, par ces sacrifices, on remet les péchés en mémoire chaque
année.
10.4 Car il
est impossible que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés.
10.5 Aussi,
en entrant dans le monde, le Christ dit : De sacrifice et d'offrande,
tu n'as pas voulu, mais tu m'as façonné un corps.
10.6
Holocaustes et sacrifices pour le péché ne t'ont pas plu.
10.7 Alors
j'ai dit : Me voici, car c'est bien de moi qu'il est écrit dans le
rouleau du livre : Je suis venu, ô Dieu, pour faire ta volonté.
10.8 Il
déclare tout d'abord : Sacrifices, offrandes, holocaustes, sacrifices
pour le péché, tu n'en as pas voulu, ils ne t'ont pas plu. Il s'agit
là, notons-le, des offrandes prescrites par la loi.
10.9 Il dit
alors : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Il supprime ce
qui est premier pour établir ce qui est second.
10.10 C'est
dans cette volonté que nous avons été sanctifiés par l'offrande du
corps de Jésus Christ, faite une fois pour toutes.
10.11 Et
tandis que chaque prêtre se tient chaque jour debout pour remplir ses
fonctions et offre fréquemment les mêmes sacrifices, qui sont à jamais
incapables d'enlever les péchés,
10.12 lui,
par contre, après avoir offert pour les péchés un sacrifice unique,
siège pour toujours à la droite de Dieu
10.13 et il
attend désormais que ses ennemis en soient réduits à lui servir de
marchepied.
10.14 Par
une offrande unique, en effet, il a mené pour toujours à
l'accomplissement ceux qu'il sanctifie.
10.15 C'est
ce que l'Esprit Saint nous atteste, lui aussi. Car après avoir dit :
10.16 Voici
l'alliance par laquelle je m'allierai avec eux après ces jours-là, dit
le Seigneur : En donnant mes lois, c'est dans leurs cœurs et dans leur
pensée que je les inscrirai,
10.17 et de
leurs péchés et de leurs iniquités je ne me souviendrai plus.
10.18 Or,
là où il y a eu pardon, on ne fait plus d'offrande pour le péché.
10.19 Nous
avons ainsi, frères, pleine assurance d'accéder au sanctuaire par le
sang de Jésus.
10.20 Nous
avons là une voie nouvelle et vivante, qu'il a inaugurée à travers le
voile, c'est-à-dire par son humanité.
10.21 Et
nous avons un prêtre éminent établi sur la maison de Dieu.
10.22
Approchons-nous donc avec un cœur droit et dans la plénitude de la foi,
le cœur purifié de toute faute de conscience et le corps lavé d'une eau
pure ;
10.23 sans
fléchir, continuons à affirmer notre espérance, car il est fidèle,
celui qui a promis.
10.24
Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux
œuvres bonnes.
10.25 Ne
désertons pas nos assemblées, comme certains en ont pris l'habitude,
mais encourageons-nous et cela d'autant plus que vous voyez s'approcher
le Jour.
10.26 Car
si nous péchons délibérément après avoir reçu la pleine connaissance de
la vérité, il ne reste plus pour les péchés aucun sacrifice,
10.27 mais
seulement une attente terrible du jugement et l'ardeur d'un feu qui
doit dévorer les rebelles.
10.28
Quelqu'un viole-t-il la loi de Moïse ? Sans pitié, sur la déposition de
deux ou trois témoins, c'est pour lui la mort.
10.29
Quelle peine plus sévère encore ne méritera-t-il pas, vous le pensez,
celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura profané le
sang de l'alliance dans lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé
l'Esprit de la grâce ?
10.30 Nous
le connaissons, en effet, celui qui a dit : A moi la vengeance, c'est
moi qui rétribuerai ! Et encore : Le Seigneur jugera son peuple.
10.31 Il
est terrible de tomber aux mains du Dieu vivant.
10.32 Mais
souvenez-vous de vos débuts : à peine aviez-vous reçu la lumière que
vous avez enduré un lourd et douloureux combat,
10.33 ici,
donnés en spectacle sous les injures et les persécutions ; là, devenus
solidaires de ceux qui subissaient de tels traitements.
10.34 Et,
en effet, vous avez pris part à la souffrance des prisonniers et vous
avez accepté avec joie la spoliation de vos biens, vous sachant en
possession d'une fortune meilleure et durable.
10.35 Ne
perdez pas votre assurance, elle obtient une grande récompense.
10.36 C'est
d'endurance, en effet, que vous avez besoin, pour accomplir la volonté
de Dieu et obtenir ainsi la réalisation de la promesse.
10.37 Car
encore si peu, si peu de temps, et celui qui vient sera là, il ne
tardera pas.
10.38 Mon
juste par la foi vivra, mais s'il fait défection, mon âme ne trouve
plus de satisfaction en lui.
10.39 Nous,
nous ne sommes pas hommes à faire défection pour notre perte, mais
hommes de foi pour le salut de nos âmes.
▲11.1 La foi est une manière de
posséder déjà ce que l'on espère, un moyen de connaître des réalités
que l'on ne voit pas.
11.2 C'est
elle qui valut aux anciens un bon témoignage.
11.3 Par la
foi, nous comprenons que les mondes ont été organisés par la parole de
Dieu. Il s'ensuit que le monde visible ne prend pas son origine en des
apparences.
11.4 Par la
foi, Abel offrit à Dieu un sacrifice meilleur que celui de Caïn. Grâce
à elle, il reçut le témoignage qu'il était juste, et Dieu rendit
témoignage à ses dons. Grâce à elle, bien que mort, il parle encore.
11.5 Par la
foi, Hénoch fut enlevé afin d'échapper à la mort et on ne le retrouva
pas, parce que Dieu l'avait enlevé ; avant son enlèvement, en effet, il
avait reçu le témoignage qu'il avait été agréable à Dieu.
11.6 Or,
sans la foi, il est impossible d'être agréable à Dieu, car celui qui
s'approche de Dieu doit croire qu'il existe et qu'il récompense ceux
qui le cherchent.
11.7 Par la
foi, Noé, divinement averti de ce que l'on ne voyait pas encore, prit
l'oracle au sérieux, et construisit une arche pour sauver sa famille.
Ainsi, il condamna le monde et devint héritier de la justice qui
s'obtient par la foi.
11.8 Par la
foi, répondant à l'appel, Abraham obéit et partit pour un pays qu'il
devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait.
11.9 Par la
foi, il vint résider en étranger dans la Terre promise, habitant sous
la tente avec Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse.
11.10 Car
il attendait la ville munie de fondations, qui a pour architecte et
constructeur Dieu lui-même.
11.11 Par
la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge avancé, fut rendue capable
d'avoir une postérité, parce qu'elle tint pour fidèle l'auteur de la
promesse.
11.12 C'est
pourquoi aussi, d'un seul homme, déjà marqué par la mort, naquit une
multitude comparable à celle des astres du ciel, innombrable, comme le
sable du bord de la mer.
11.13 Dans
la foi, ils moururent tous, sans avoir obtenu la réalisation des
promesses, mais après les avoir vues et saluées de loin et après s'être
reconnus pour étrangers et voyageurs sur la terre.
11.14 Car
ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu'ils sont à la recherche
d'une patrie ;
11.15 et
s'ils avaient eu dans l'esprit celle dont ils étaient sortis, ils
auraient eu le temps d'y retourner ;
11.16 en
fait, c'est à une patrie meilleure qu'ils aspirent, à une patrie
céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte d'être appelé leur Dieu ; il
leur a, en effet, préparé une ville.
11.17 Par
la foi, Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac ; il offrait le fils
unique, alors qu'il avait reçu les promesses
11.18 et
qu'on lui avait dit : C'est par Isaac qu'une descendance te sera
assurée.
11.19 Même
un mort, se disait-il, Dieu est capable de le ressusciter ; aussi, dans
une sorte de préfiguration, il retrouva son fils.
11.20 Par
la foi aussi, Isaac bénit Jacob et Esaü en vue de l'avenir.
11.21 Par
la foi, Jacob, sur le point de mourir, bénit chacun des fils de Joseph
et se prosterna appuyé sur l'extrémité de son bâton.
11.22 Par
la foi, Joseph, approchant de sa fin, évoqua l'Exode des fils d'Israël
et donna des ordres au sujet de ses ossements.
11.23 Par
la foi, Moïse, après sa naissance, fut caché trois mois durant par ses
parents, car ils avaient vu la beauté de leur enfant et ils ne
craignirent pas le décret du roi.
11.24 Par
la foi, Moïse, devenu grand, renonça à être appelé fils de la fille du
Pharaon.
11.25 Il
choisit d'être maltraité avec le peuple de Dieu plutôt que de jouir
pour un temps du péché.
11.26 Il
considéra l'humiliation du Christ comme une richesse plus grande que
les trésors de l'Egypte, car il avait les yeux fixés sur la récompense.
11.27 Par
la foi, il quitta l'Egypte sans craindre la colère du roi et, en homme
qui voit celui qui est invisible, il tint ferme.
11.28 Par
la foi, il a célébré la Pâque et fait l'aspersion du sang afin que le
Destructeur ne touchât point aux premiers-nés d'Israël.
11.29 Par
la foi, ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, alors que
les Egyptiens, qui s'y essayèrent, furent engloutis.
11.30 Par
la foi, les remparts de Jéricho tombèrent, après qu'on en eut fait le
tour pendant sept jours.
11.31 Par
la foi, Rahab, la prostituée, ne périt pas avec les rebelles, car elle
avait accueilli pacifiquement les espions.
11.32 Et
que dire encore ? Le temps me manquerait pour parler en détail de
Gédéon, Baraq, Samson, Jephté, David, Samuel et les prophètes,
11.33 eux
qui, grâce à la foi, conquirent des royaumes, mirent en œuvre la
justice, virent se réaliser des promesses, muselèrent la gueule des
lions,
11.34
éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l'épée,
reprirent vigueur après la maladie, se montrèrent vaillants à la
guerre, repoussèrent les armées étrangères.
11.35 Des
femmes retrouvèrent leurs morts par résurrection, alors que d'autres
subirent l'écartèlement, refusant la délivrance pour aboutir à une
meilleure résurrection ;
11.36
d'autres encore subirent l'épreuve des moqueries et du fouet et celle
des liens et de la prison ;
11.37 ils
furent lapidés, ils furent sciés ; ils moururent tués à coups d'épée ;
ils menèrent une vie errante, vêtus de peaux de moutons ou de toisons
de chèvres ; ils étaient soumis aux privations, opprimés, maltraités,
11.38 eux
dont le monde n'était pas digne ; ils erraient dans les déserts et les
montagnes, dans les grottes et les cavités de la terre.
11.39 Eux
tous, s'ils ont reçu bon témoignage grâce à leur foi, n'ont cependant
pas obtenu la réalisation de la promesse.
11.40
Puisque Dieu prévoyait pour nous mieux encore, ils ne devaient pas
arriver sans nous à l'accomplissement.
▲12.1 Ainsi donc, nous aussi, qui
avons autour de nous une telle nuée de témoins, rejetons tout fardeau
et le péché qui sait si bien nous entourer, et courons avec endurance
l'épreuve qui nous est proposée,
12.2 les
regards fixés sur celui qui est l'initiateur de la foi et qui la mène à
son accomplissement, Jésus, lui qui, renonçant à la joie qui lui
revenait, endura la croix au mépris de la honte et s'est assis à la
droite du trône de Dieu.
12.3 Oui,
pensez à celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle
opposition contre lui, afin de ne pas vous laisser accabler par le
découragement.
12.4 Vous
n'avez pas encore résisté jusqu'au sang dans votre combat contre le
péché
12.5 et
vous avez oublié l'exhortation qui s'adresse à vous comme à des fils :
Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur, ne te décourage pas
quand il te reprend.
12.6 Car le
Seigneur corrige celui qu'il aime, il châtie tout fils qu'il accueille.
12.7 C'est
pour votre éducation que vous souffrez. C'est en fils que Dieu vous
traite. Quel est, en effet, le fils que son père ne corrige pas ?
12.8 Si
vous êtes privés de la correction, dont tous ont leur part, alors vous
êtes des bâtards et non des fils.
12.9 Nous
avons eu nos pères terrestres pour éducateurs, et nous nous en sommes
bien trouvés ; n'allons-nous pas, à plus forte raison, nous soumettre
au Père des esprits et recevoir de lui la vie ?
12.10 Eux,
en effet, c'était pour un temps, selon leurs impressions, qu'ils nous
corrigeaient ; lui, c'est pour notre profit, en vue de nous communiquer
sa sainteté.
12.11 Toute
correction, sur le moment, ne semble pas sujet de joie, mais de
tristesse. Mais plus tard, elle produit chez ceux qu'elle a ainsi
exercés un fruit de paix et de justice.
12.12
Redressez donc les mains défaillantes et les genoux chancelants,
12.13 et
pour vos pieds, faites des pistes droites, afin que le boiteux ne
s'estropie pas, mais plutôt qu'il guérisse.
12.14
Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle
personne ne verra le Seigneur.
12.15
Veillez à ce que personne ne vienne à se soustraire à la grâce de Dieu
; qu'aucune racine amère ne se mette à pousser, à causer du trouble et
à en infecter ainsi beaucoup.
12.16
Veillez à ce qu'il n'y ait pas de débauché ou de profanateur, tel Esaü
qui, pour un seul plat, vendit son droit d'aînesse.
12.17 Car,
vous le savez, lorsqu'il voulut par la suite hériter de la bénédiction,
il fut exclu et il n'y eut pour lui aucune possibilité de changement,
malgré ses supplications et ses larmes !
12.18 Vous
ne vous êtes pas approchés d'une réalité palpable, feu qui s'est
consumé, obscurité, ténèbres, ouragan,
12.19 son
de trompette et bruit de voix ; ceux qui l'entendirent refusèrent
d'écouter une parole de plus.
12.20 Car
ils ne pouvaient supporter cette injonction : Qui touchera la montagne
- fût-ce une bête - sera lapidé !
12.21 Et si
terrifiant était ce spectacle que Moïse dit : Je suis terrifié et
tremblant.
12.22 Mais
vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la ville du Dieu
vivant, la Jérusalem céleste, et des myriades d'anges en réunion de
fête,
12.23 et de
l'assemblée des premiers-nés, dont les noms sont inscrits dans les
cieux, et de Dieu, le juge de tous, et des esprits des justes parvenus
à l'accomplissement,
12.24 et de
Jésus, médiateur d'une alliance neuve, et du sang de l'aspersion qui
parle mieux encore que celui d'Abel.
12.25
Veillez à ne pas repousser celui qui vous parle ! Car s'ils n'ont pas
échappé au châtiment lorsqu'ils repoussèrent celui qui les avertissait
sur la terre, à plus forte raison nous non plus n'y échapperons pas, si
nous nous détournons de qui nous parle du haut des cieux.
12.26 Lui,
dont la voix ébranla alors la terre, fait maintenant cette proclamation
: Une dernière fois je ferai trembler non seulement la terre mais aussi
le ciel.
12.27 Les
mots une dernière fois annoncent la disparition de tout ce qui
participe à l'instabilité du monde créé, afin que subsiste ce qui est
inébranlable.
12.28
Puisque nous recevons un royaume inébranlable, tenons bien cette grâce.
Par elle, servons Dieu d'une manière qui lui soit agréable, avec
soumission et avec crainte.
12.29 Car
notre Dieu est un feu dévorant.
▲13.1 Que l'amour fraternel
demeure.
13.2
N'oubliez pas l'hospitalité, car, grâce à elle, certains, sans le
savoir, ont accueilli des anges.
13.3
Souvenez-vous de ceux qui sont en prison, comme si vous étiez
prisonniers avec eux, de ceux qui sont maltraités, puisque vous aussi,
vous avez un corps.
13.4 Que le
mariage soit honoré de tous et le lit conjugal sans souillure, car les
débauchés et les adultères, Dieu les jugera.
13.5 Que
l'amour de l'argent n'inspire pas votre conduite ; contentez-vous de ce
que vous avez, car le Seigneur lui-même a dit : Non, je ne te lâcherai
pas, je ne t'abandonnerai pas !
13.6 Si
bien qu'en toute assurance nous pouvons dire : Le Seigneur est mon
secours, je ne craindrai rien ; que peut me faire un homme ?
13.7
Souvenez-vous de vos dirigeants, qui vous ont annoncé la parole de Dieu
; considérez comment leur vie s'est terminée et imitez leur foi.
13.8 Jésus
Christ est le même, hier, aujourd'hui et pour l'éternité.
13.9 Ne
vous laissez pas égarer par toutes sortes de doctrines étrangères. Car
il est bon que le cœur soit fortifié par la grâce et non par des
aliments, qui n'ont jamais profité à ceux qui en font une question
d'observance.
13.10 Nous
avons un autel dont les desservants de la tente n'ont pas le droit de
tirer leur nourriture.
13.11 Car
les corps des animaux, dont le grand prêtre porte le sang dans le
sanctuaire pour l'expiation du péché, sont brûlés hors du camp.
13.12 C'est
la raison pour laquelle Jésus, pour sanctifier le peuple par son propre
sang, a souffert en dehors de la porte.
13.13
Sortons donc à sa rencontre en dehors du camp, en portant son
humiliation.
13.14 Car
nous n'avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous sommes à la
recherche de la cité à venir.
13.15 Par
lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est-à-dire le
fruit de lèvres qui confessent son nom.
13.16
N'oubliez pas la bienfaisance et l'entraide communautaire, car ce sont
de tels sacrifices qui plaisent à Dieu.
13.17
Obéissez à vos dirigeants et soyez-leur dociles ; car ils veillent
personnellement sur vos âmes, puisqu'ils en rendront compte. Ainsi
pourront-ils le faire avec joie et non en gémissant, ce qui ne
tournerait pas à votre avantage.
13.18 Priez
pour nous, car nous avons la conviction d'avoir une conscience pure
avec la volonté de bien nous conduire en toute occasion.
13.19
Faites-le, je vous le demande instamment, afin que je vous sois plus
vite rendu.
13.20 Que
le Dieu de la paix qui a fait remonter d'entre les morts, par le sang
d'une alliance éternelle, le grand berger des brebis, notre Seigneur
Jésus,
13.21 vous
rende aptes à tout ce qui est bien pour faire sa volonté ; qu'il
réalise en nous ce qui lui est agréable, par Jésus Christ, à qui soit
la gloire dans les siècles des siècles. Amen !
13.22
Frères, je vous engage à supporter ce sermon ! D'ailleurs, je ne vous
envoie que quelques mots.
13.23
Apprenez que notre frère Timothée a été libéré. S'il vient assez vite,
j'irai vous voir avec lui.
13.24
Saluez tous vos dirigeants et tous les saints. Ceux d'Italie vous
saluent.
13.25 La
grâce soit avec vous tous !
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- FIN -
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