Bible2000.net Psaumes 119.130 : "La révélation de tes paroles éclaire, elle donne de l'intelligence aux simples."
 
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Livre de Job
Version 'Louis Segond 1910'

- Chapitre 1 -
1.1 -Il y avait dans le pays d'Uts un homme qui s'appelait Job. Et cet homme était intègre et droit; il craignait Dieu, et se détournait du mal. 1.2 Il lui naquit sept fils et trois filles. 1.3 Il possédait sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de boeufs, cinq cents ânesses, et un très grand nombre de serviteurs. Et cet homme était le plus considérable de tous les fils de l'Orient. 1.4 Ses fils allaient les uns chez les autres et donnaient tour à tour un festin, et ils invitaient leurs trois soeurs à manger et à boire avec eux. 1.5 Et quand les jours de festin étaient passés, Job appelait et sanctifiait ses fils, puis il se levait de bon matin et offrait pour chacun d'eux un holocauste; car Job disait: Peut-être mes fils ont-ils péché et ont-ils offensé Dieu dans leur coeur. C'est ainsi que Job avait coutume d'agir. 1.6 Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Éternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux. 1.7 L'Éternel dit à Satan: D'où viens-tu? Et Satan répondit à l'Éternel: De parcourir la terre et de m'y promener. 1.8 L'Éternel dit à Satan: As-tu remarqué mon serviteur Job? Il n'y a personne comme lui sur la terre; c'est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. 1.9 Et Satan répondit à l'Éternel: Est-ce d'une manière désintéressée que Job craint Dieu? 1.10 Ne l'as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui? Tu as béni l'oeuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. 1.11 Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu'il te maudit en face. 1.12 L'Éternel dit à Satan: Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre; seulement, ne porte pas la main sur lui. Et Satan se retira de devant la face de l'Éternel. 1.13 Un jour que les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné, 1.14 il arriva auprès de Job un messager qui dit: Les boeufs labouraient et les ânesses paissaient à côté d'eux; 1.15 des Sabéens se sont jetés dessus, les ont enlevés, et ont passé les serviteurs au fil de l'épée. Et je me suis échappé moi seul, pour t'en apporter la nouvelle. 1.16 Il parlait encore, lorsqu'un autre vint et dit: Le feu de Dieu est tombé du ciel, a embrasé les brebis et les serviteurs, et les a consumés. Et je me suis échappé moi seul, pour t'en apporter la nouvelle. 1.17 Il parlait encore, lorsqu'un autre vint et dit: Des Chaldéens, formés en trois bandes, se sont jetés sur les chameaux, les ont enlevés, et ont passé les serviteurs au fil de l'épée. Et je me suis échappé moi seul, pour t'en apporter la nouvelle. 1.18 Il parlait encore, lorsqu'un autre vint et dit: Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné; 1.19 et voici, un grand vent est venu de l'autre côté du désert, et a frappé contre les quatre coins de la maison; elle s'est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Et je me suis échappé moi seul, pour t'en apporter la nouvelle. 1.20 Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête; puis, se jetant par terre, il se prosterna, 1.21 et dit: Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L'Éternel a donné, et l'Éternel a ôté; que le nom de l'Éternel soit béni! 1.22 En tout cela, Job ne pécha point et n'attribua rien d'injuste à Dieu.
Version 'J.N. Darby 1872'

- Chapitre 1 -
1.1 Il y avait dans le pays d’Uts un homme dont le nom était Job ; et cet homme était parfait et droit, craignant Dieu et se retirant du mal. 1.2 Et il lui naquit sept fils et trois filles ; 1.3 et il possédait sept mille brebis, et trois mille chameaux, et cinq cents paires de boeufs, et cinq cents ânesses ; et [il avait] un très grand nombre de serviteurs ; et cet homme était plus grand que tous les fils de l’orient. 1.4 Et ses fils allaient et faisaient un festin, chacun dans [sa] maison, à son jour ; et ils envoyaient appeler leurs trois soeurs pour manger et pour boire avec eux. 1.5 Et il arrivait que, quand les jours de festin étaient terminés, Job envoyait [vers eux] et les sanctifiait : il se levait de bonne heure le matin et offrait des holocaustes selon leur nombre à tous, car Job disait : Peut-être mes fils ont-ils péché et ont-ils maudit Dieu dans leurs coeurs. Job faisait toujours ainsi. 1.6 Or, un jour, il arriva que les fils de Dieu vinrent se présenter devant l’Éternel, et Satan aussi vint au milieu d’eux. 1.7 Et l’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Et Satan répondit à l’Éternel et dit : De courir çà et là sur la terre et de m’y promener. 1.8 Et l’Éternel dit à Satan : As-tu considéré mon serviteur Job, qu’il n’y a sur la terre aucun homme comme lui, parfait et droit, craignant Dieu, et se retirant du mal ? 1.9 Et Satan répondit à l’Éternel et dit : Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? 1.10 Ne l’as-tu pas, toi, entouré de toutes parts d’une haie de protection, lui, et sa maison, et tout ce qui lui appartient ? Tu as béni le travail de ses mains, et tu as fait abonder son avoir sur la terre. 1.11 Mais étends ta main et touche à tout ce qu’il a : [tu verras] s’il ne te maudit pas en face. 1.12 Et l’Éternel dit à Satan : Voici, tout ce qu’il a est en ta main, seulement tu n’étendras pas ta main sur lui. Et Satan sortit de la présence de l’Éternel. 1.13 Et, un jour, il arriva que ses fils et ses filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère premier-né ; 1.14 et un messager vint à Job et dit : Les boeufs labouraient et les ânesses paissaient auprès d’eux, 1.15 et ceux de Sheba sont tombés [sur eux] et les ont pris, et ils ont frappé les jeunes hommes par le tranchant de l’épée ; et j’ai échappé, moi seul, pour te l’annoncer. 1.16 Celui-ci parlait encore, qu’un autre vint et dit : Le feu de Dieu est tombé du ciel et a brûlé les brebis et les jeunes hommes, et les a consumés ; et j’ai échappé, moi seul, pour te l’annoncer. 1.17 Celui-ci parlait encore, qu’un autre vint et dit : Les Chaldéens ont formé trois bandes, et se sont jetés sur les chameaux et les ont pris, et ils ont frappé les jeunes hommes par le tranchant de l’épée ; et j’ai échappé, moi seul, pour te l’annoncer. 1.18 Celui-ci parlait encore, qu’un autre vint et dit : Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère premier-né, 1.19 et voici, un grand vent est venu de delà le désert et a donné contre les quatre coins de la maison, et elle est tombée sur les jeunes gens et ils sont morts ; et j’ai échappé, moi seul, pour te l’annoncer. 1.20 Et Job se leva, et déchira sa robe, et rasa sa tête, et se jeta à terre et se prosterna. 1.21 Et il dit : Nu je suis sorti du sein de ma mère, et nu j’y retournerai ; l’Éternel a donné, et l’Éternel a pris ; que le nom de l’Éternel soit béni ! 1.22 En tout cela Job ne pécha pas, et n’attribua rien à Dieu qui fût inconvenable.
- Chapitre 2 -
2.1 -Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Éternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux se présenter devant l'Éternel. 2.2 L'Éternel dit à Satan: D'où viens-tu? Et Satan répondit à l'Éternel: De parcourir la terre et de m'y promener. 2.3 L'Éternel dit à Satan: As-tu remarqué mon serviteur Job? Il n'y a personne comme lui sur la terre; c'est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Il demeure ferme dans son intégrité, et tu m'excites à le perdre sans motif. 2.4 Et Satan répondit à l'Éternel: Peau pour peau! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie. 2.5 Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu'il te maudit en face. 2.6 L'Éternel dit à Satan: Voici, je te le livre: seulement, épargne sa vie. 2.7 Et Satan se retira de devant la face de l'Éternel. Puis il frappa Job d'un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu'au sommet de la tête. 2.8 Et Job prit un tesson pour se gratter et s'assit sur la cendre. 2.9 Sa femme lui dit: Tu demeures ferme dans ton intégrité! Maudis Dieu, et meurs! 2.10 Mais Job lui répondit: Tu parles comme une femme insensée. Quoi! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres. 2.11 Trois amis de Job, Éliphaz de Théman, Bildad de Schuach, et Tsophar de Naama, apprirent tous les malheurs qui lui étaient arrivés. Ils se concertèrent et partirent de chez eux pour aller le plaindre et le consoler! 2.12 Ayant de loin porté les regards sur lui, ils ne le reconnurent pas, et ils élevèrent la voix et pleurèrent. Ils déchirèrent leurs manteaux, et ils jetèrent de la poussière en l'air au-dessus de leur tête. 2.13 Et ils se tinrent assis à terre auprès de lui sept jours et sept nuits, sans lui dire une parole, car ils voyaient combien sa douleur était grande.
- Chapitre 2 -
2.1 Or, un jour, il arriva que les fils de Dieu vinrent se présenter devant l’Éternel, et Satan aussi vint au milieu d’eux se présenter devant l’Éternel. 2.2 Et l’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Et Satan répondit à l’Éternel et dit : De courir çà et là sur la terre et de m’y promener. 2.3 Et l’Éternel dit à Satan : As-tu considéré mon serviteur Job, qu’il n’y a sur la terre aucun homme comme lui, parfait et droit, craignant Dieu, et se retirant du mal ? Et encore il reste ferme dans sa perfection, alors que tu m’as incité contre lui pour l’engloutir sans cause. 2.4 Et Satan répondit à l’Éternel et dit : Peau pour peau, et tout ce qu’un homme a, il le donnera pour sa vie ; 2.5 mais étends ta main et touche à ses os et à sa chair : [tu verras] s’il ne te maudit pas en face. 2.6 Et l’Éternel dit à Satan : Le voilà entre tes mains, seulement épargne sa vie. 2.7 Et Satan sortit de la présence de l’Éternel ; et il frappa Job d’un ulcère malin, depuis la plante de ses pieds jusqu’au sommet de sa tête. 2.8 Et il prit un tesson pour s’en gratter, et il était assis dans la cendre. 2.9 Et sa femme lui dit : Restes-tu encore ferme dans ta perfection ? Maudis Dieu et meurs. 2.10 Et il lui dit : Tu parles comme parlerait l’une des insensées ; nous avons reçu le bien aussi de la part de Dieu, et nous ne recevrions pas le mal ? En tout cela Job ne pécha point de ses lèvres. 2.11 Et trois amis de Job apprirent tout ce mal qui lui était arrivé et vinrent chacun de son lieu, Éliphaz, le Thémanite, et Bildad, le Shukhite, et Tsophar, le Naamathite ; et ils s’entendirent ensemble pour venir le plaindre et le consoler. 2.12 Et ils levèrent les yeux de loin, et ils ne le reconnurent pas ; et ils élevèrent leur voix et pleurèrent, et ils déchirèrent chacun sa robe et répandirent de la poussière sur leurs têtes [en la jetant] vers les cieux. 2.13 Et ils s’assirent avec lui à terre sept jours et sept nuits, et nul ne lui dit une parole, car ils voyaient que sa douleur était très grande.
- Chapitre 3 -
3.1 -Après cela, Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance. 3.2 Il prit la parole et dit: 3.3 Périsse le jour où je suis né, Et la nuit qui dit: Un enfant mâle est conçu! 3.4 Ce jour! qu'il se change en ténèbres, Que Dieu n'en ait point souci dans le ciel, Et que la lumière ne rayonne plus sur lui! 3.5 Que l'obscurité et l'ombre de la mort s'en emparent, Que des nuées établissent leur demeure au-dessus de lui, Et que de noirs phénomènes l'épouvantent! 3.6 Cette nuit! que les ténèbres en fassent leur proie, Qu'elle disparaisse de l'année, Qu'elle ne soit plus comptée parmi les mois! 3.7 Que cette nuit devienne stérile, Que l'allégresse en soit bannie! 3.8 Qu'elle soit maudite par ceux qui maudissent les jours, Par ceux qui savent exciter le léviathan! 3.9 Que les étoiles de son crépuscule s'obscurcissent, Qu'elle attende en vain la lumière, Et qu'elle ne voie point les paupières de l'aurore! 3.10 Car elle n'a pas fermé le sein qui me conçut, Ni dérobé la souffrance à mes regards. 3.11 Pourquoi ne suis-je pas mort dans le ventre de ma mère? Pourquoi n'ai-je pas expiré au sortir de ses entrailles? 3.12 Pourquoi ai-je trouvé des genoux pour me recevoir, Et des mamelles pour m'allaiter? 3.13 Je serais couché maintenant, je serais tranquille, Je dormirais, je reposerais, 3.14 Avec les rois et les grands de la terre, Qui se bâtirent des mausolées, 3.15 Avec les princes qui avaient de l'or, Et qui remplirent d'argent leurs demeures. 3.16 Ou je n'existerais pas, je serais comme un avorton caché, Comme des enfants qui n'ont pas vu la lumière. 3.17 Là ne s'agitent plus les méchants, Et là se reposent ceux qui sont fatigués et sans force; 3.18 Les captifs sont tous en paix, Ils n'entendent pas la voix de l'oppresseur; 3.19 Le petit et le grand sont là, Et l'esclave n'est plus soumis à son maître. 3.20 Pourquoi donne-t-il la lumière à celui qui souffre, Et la vie à ceux qui ont l'amertume dans l'âme, 3.21 Qui espèrent en vain la mort, Et qui la convoitent plus qu'un trésor, 3.22 Qui seraient transportés de joie Et saisis d'allégresse, s'ils trouvaient le tombeau? 3.23 A l'homme qui ne sait où aller, Et que Dieu cerne de toutes parts? 3.24 Mes soupirs sont ma nourriture, Et mes cris se répandent comme l'eau. 3.25 Ce que je crains, c'est ce qui m'arrive; Ce que je redoute, c'est ce qui m'atteint. 3.26 Je n'ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, Et le trouble s'est emparé de moi.
- Chapitre 3 -
3.1 Après cela, Job ouvrit sa bouche et maudit son jour. 3.2 Et Job prit la parole et dit : 3.3 Périsse le jour auquel je naquis, et la nuit qui dit : Un homme a été conçu ! 3.4 Ce jour-là, qu’il soit ténèbres ; que #Dieu ne s’en enquière pas d’en haut, et que la lumière ne resplendisse pas sur lui ! 3.5 Que les ténèbres et l’ombre de la mort le réclament ; que les nuées demeurent sur lui ; que ce qui assombrit les jours le terrifie ! 3.6 Cette nuit-là, que l’obscurité s’en empare ; qu’elle ne se réjouisse point parmi les jours de l’année, qu’elle n’entre pas dans le nombre des mois ! 3.7 Voici, que cette nuit-là soit stérile ; que les cris de joie n’y entrent pas ! 3.8 Que ceux qui maudissent le jour la maudissent, ceux qui sont prêts à réveiller Léviathan ! 3.9 Que les étoiles de son crépuscule soient obscurcies ; qu’elle attende la lumière, et qu’il n’y en ait point, et qu’elle ne voie pas les cils de l’aurore ! 3.10 Parce qu’elle n’a pas fermé les portes du sein qui m’a porté, et n’a pas caché la misère de devant mes yeux. 3.11 Pourquoi ne suis-je pas mort dès la matrice, n’ai-je pas expiré quand je sortis du ventre ? 3.12 Pourquoi les genoux m’ont-ils rencontré, et pourquoi les mamelles, pour les téter ? 3.13 Car maintenant je serais couché et je serais tranquille, je dormirais : alors j’aurais du repos, 3.14 Avec les rois et les conseillers de la terre qui se bâtissent des solitudes, 3.15 Ou avec les princes qui ont de l’or, qui ont rempli d’argent leurs maisons ; 3.16 Ou, comme un avorton caché, je n’aurais pas été, - comme les petits enfants qui n’ont pas vu la lumière. 3.17 Là, les méchants ont cessé leur tumulte, et là ceux dont les forces sont épuisées par la fatigue sont en repos ; 3.18 Les prisonniers demeurent ensemble tranquilles, ils n’entendent pas la voix de l’exacteur ; 3.19 Là sont le petit et le grand, et le serviteur libéré de son maître. 3.20 Pourquoi la lumière est-elle donnée au misérable, et la vie à ceux qui ont l’amertume dans l’âme, 3.21 À ceux qui attendent la mort, et elle n’est pas là, - qui la cherchent plus que des trésors cachés, 3.22 Qui se réjouissent jusqu’aux transports [et] sont dans l’allégresse, parce qu’ils ont trouvé le sépulcre, - 3.23 À l’homme de qui le chemin est caché et que #Dieu a enfermé de toutes parts ? 3.24 Car mon gémissement vient avant mon pain, et mes rugissements débordent comme des eaux. 3.25 Car j’ai eu une crainte, et elle est venue sur moi, et ce que j’appréhendais m’est arrivé. 3.26 Je n’étais pas en sécurité, et je n’étais pas tranquille ni en repos, et le trouble est venu.
- Chapitre 4 -
4.1 -Éliphaz de Théman prit la parole et dit: 4.2 Si nous osons ouvrir la bouche, en seras-tu peiné? Mais qui pourrait garder le silence? 4.3 Voici, tu as souvent enseigné les autres, Tu as fortifié les mains languissantes, 4.4 Tes paroles ont relevé ceux qui chancelaient, Tu as affermi les genoux qui pliaient. 4.5 Et maintenant qu'il s'agit de toi, tu faiblis! Maintenant que tu es atteint, tu te troubles! 4.6 Ta crainte de Dieu n'est-elle pas ton soutien? Ton espérance, n'est-ce pas ton intégrité? 4.7 Cherche dans ton souvenir: quel est l'innocent qui a péri? Quels sont les justes qui ont été exterminés? 4.8 Pour moi, je l'ai vu, ceux qui labourent l'iniquité Et qui sèment l'injustice en moissonnent les fruits; 4.9 Ils périssent par le souffle de Dieu, Ils sont consumés par le vent de sa colère, 4.10 Le rugissement des lions prend fin, Les dents des lionceaux sont brisées; 4.11 Le lion périt faute de proie, Et les petits de la lionne se dispersent. 4.12 Une parole est arrivée furtivement jusqu'à moi, Et mon oreille en a recueilli les sons légers. 4.13 Au moment où les visions de la nuit agitent la pensée, Quand les hommes sont livrés à un profond sommeil, 4.14 Je fus saisi de frayeur et d'épouvante, Et tous mes os tremblèrent. 4.15 Un esprit passa près de moi... Tous mes cheveux se hérissèrent... 4.16 Une figure d'un aspect inconnu était devant mes yeux, Et j'entendis une voix qui murmurait doucement: 4.17 L'homme serait-il juste devant Dieu? Serait-il pur devant celui qui l'a fait? 4.18 Si Dieu n'a pas confiance en ses serviteurs, S'il trouve de la folie chez ses anges, 4.19 Combien plus chez ceux qui habitent des maisons d'argile, Qui tirent leur origine de la poussière, Et qui peuvent être écrasés comme un vermisseau! 4.20 Du matin au soir ils sont brisés, Ils périssent pour toujours, et nul n'y prend garde; 4.21 Le fil de leur vie est coupé, Ils meurent, et ils n'ont pas acquis la sagesse.
- Chapitre 4 -
4.1 Et Éliphaz, le Thémanite, répondit et dit : 4.2 Si nous essayons de t’adresser une parole, en seras-tu irrité ? Mais qui pourrait se retenir de parler ? 4.3 Voici, tu en as enseigné beaucoup, et tu as fortifié les mains languissantes ; 4.4 Tes paroles ont tenu droit celui qui chancelait, et tu as affermi les genoux qui ployaient ; 4.5 Mais maintenant [le malheur] est venu sur toi, et tu es irrité ; il t’atteint, et tu es troublé. 4.6 Ta crainte [de Dieu] n’est-elle pas ta confiance, et l’intégrité de tes voies, ton espérance ? 4.7 Souviens-toi, je te prie, qui a péri étant innocent ? et où les hommes droits ont-ils été détruits ? 4.8 Selon ce que j’ai vu, ceux qui labourent l’iniquité et qui sèment la misère, la moissonnent. 4.9 Ils périssent par le souffle de #Dieu, et sont consumés par le souffle de ses narines. 4.10 Le rugissement du lion et la voix du [lion] rugissant [sont étouffés], et les dents des jeunes lions sont brisées ; 4.11 Le fort lion périt faute de proie, et les petits de la lionne sont dispersés. 4.12 Une parole vint à moi secrètement, et mon oreille en saisit la susurration, 4.13 Au milieu des pensées que font naître les visions de la nuit, quand un sommeil profond tombe sur les hommes ; 4.14 La frayeur vint sur moi, et le frisson, et elle fit trembler la multitude de mes os ; 4.15 Et un esprit passa devant moi : les cheveux de ma chair se dressèrent. 4.16 Il se tint là ; je ne reconnus pas son apparence : une forme était devant mes yeux. J’entendis un léger murmure et une voix : 4.17 Un mortel sera-t-il plus juste que #Dieu, l’homme sera-t-il plus pur que celui qui l’a fait ? 4.18 Voici, il ne se fie pas à ses serviteurs, et ses anges il les charge de folie ; 4.19 Combien plus à ceux qui habitent dans des maisons d’argile dont le fondement est dans la poussière, qui sont écrasés comme la teigne ! 4.20 Du matin au soir, ils sont frappés ; ils périssent pour toujours sans qu’on y fasse attention. 4.21 Leurs cordes ne leur sont-elles pas arrachées ? Ils meurent, et sans sagesse.
- Chapitre 5 -
5.1 -Crie maintenant! Qui te répondra? Auquel des saints t'adresseras-tu? 5.2 L'insensé périt dans sa colère, Le fou meurt dans ses emportements. 5.3 J'ai vu l'insensé prendre racine; Puis soudain j'ai maudit sa demeure. 5.4 Plus de prospérité pour ses fils; Ils sont foulés à la porte, et personne qui les délivre! 5.5 Sa moisson est dévorée par des affamés, Qui viennent l'enlever jusque dans les épines, Et ses biens sont engloutis par des hommes altérés. 5.6 Le malheur ne sort pas de la poussière, Et la souffrance ne germe pas du sol; 5.7 L'homme naît pour souffrir, Comme l'étincelle pour voler. 5.8 Pour moi, j'aurais recours à Dieu, Et c'est à Dieu que j'exposerais ma cause. 5.9 Il fait des choses grandes et insondables, Des merveilles sans nombre; 5.10 Il répand la pluie sur la terre, Et envoie l'eau sur les campagnes; 5.11 Il relève les humbles, Et délivre les affligés; 5.12 Il anéantit les projets des hommes rusés, Et leurs mains ne peuvent les accomplir; 5.13 Il prend les sages dans leur propre ruse, Et les desseins des hommes artificieux sont renversés: 5.14 Ils rencontrent les ténèbres au milieu du jour, Ils tâtonnent en plein midi comme dans la nuit. 5.15 Ainsi Dieu protège le faible contre leurs menaces, Et le sauve de la main des puissants; 5.16 Et l'espérance soutient le malheureux, Mais l'iniquité ferme la bouche. 5.17 Heureux l'homme que Dieu châtie! Ne méprise pas la correction du Tout Puissant. 5.18 Il fait la plaie, et il la bande; Il blesse, et sa main guérit. 5.19 Six fois il te délivrera de l'angoisse, Et sept fois le mal ne t'atteindra pas. 5.20 Il te sauvera de la mort pendant la famine, Et des coups du glaive pendant la guerre. 5.21 Tu seras à l'abri du fléau de la langue, Tu seras sans crainte quand viendra la dévastation. 5.22 Tu te riras de la dévastation comme de la famine, Et tu n'auras pas à redouter les bêtes de la terre; 5.23 Car tu feras alliance avec les pierres des champs, Et les bêtes de la terre seront en paix avec toi. 5.24 Tu jouiras du bonheur sous ta tente, Tu retrouveras tes troupeaux au complet, 5.25 Tu verras ta postérité s'accroître, Et tes rejetons se multiplier comme l'herbe des champs. 5.26 Tu entreras au sépulcre dans la vieillesse, Comme on emporte une gerbe en son temps. 5.27 Voilà ce que nous avons reconnu, voilà ce qui est; A toi d'entendre et de mettre à profit.
- Chapitre 5 -
5.1 Crie donc ! y a-t-il quelqu’un qui te réponde ? Et vers lequel des saints te tourneras-tu ? 5.2 Car le chagrin fait mourir le sot, et la jalousie tue le simple. 5.3 J’ai vu le sot s’enraciner, et soudain j’ai maudit sa demeure ; 5.4 Ses fils sont loin de la sûreté, et sont écrasés dans la porte, et il n’y a personne pour délivrer ; 5.5 Sa moisson, l’affamé la mange, et jusque parmi les épines il la prend ; et le piège guette son bien. 5.6 Car l’affliction ne sort pas de la poussière, et la misère ne germe pas du sol; 5.7 Car l’homme est né pour la misère, comme les étincelles volent en haut. 5.8 Mais moi je rechercherai *Dieu, et devant Dieu je placerai ma cause, - 5.9 Qui fait de grandes choses qu’on ne peut sonder, des merveilles à ne pouvoir les compter ; 5.10 Qui donne la pluie sur la face de la terre, et envoie des eaux sur la face des campagnes, 5.11 Plaçant en haut ceux qui sont abaissés ; et ceux qui sont en deuil sont élevés au bonheur. 5.12 Il dissipe les projets des hommes rusés, et leurs mains n’accomplissent pas leurs conseils. 5.13 Il prend les sages dans leur ruse, et le conseil des astucieux est précipité : 5.14 De jour, ils rencontrent les ténèbres, et en plein midi ils marchent à tâtons, comme de nuit. 5.15 Et il sauve le pauvre de l’épée, de leur bouche, et de la main du fort ; 5.16 Et il arrive au chétif ce qu’il espère, et l’iniquité a la bouche fermée. 5.17 Voici, bienheureux l’homme que #Dieu reprend ! Ne méprise donc pas le châtiment du Tout-puissant. 5.18 Car c’est lui qui fait la plaie et qui la bande ; il frappe, et ses mains guérissent. 5.19 En six détresses il te délivrera, et, dans sept, le mal ne t’atteindra pas. 5.20 Dans la famine il te délivrera de la mort, et, dans la guerre, de la puissance de l’épée. 5.21 Tu seras à couvert du fouet de la langue, et tu ne craindras pas le désastre quand il viendra. 5.22 Tu te riras du désastre et de la faim, et tu n’auras pas peur des bêtes de la terre ; 5.23 Car tu auras une alliance avec les pierres des champs, et les bêtes des champs seront en paix avec toi. 5.24 Tu sauras que ta tente est prospère, tu visiteras ta demeure et tu n’y trouveras rien de manque, 5.25 Et tu sauras que ta postérité est nombreuse, et tes rejetons, comme l’herbe de la terre. 5.26 Tu entreras au sépulcre en bonne vieillesse, comme on enlève le tas de gerbes en sa saison. 5.27 Voici, nous avons examiné cela ; il en est ainsi. Écoute-le, et sache-le pour toi-même.
- Chapitre 6 -
6.1 -Job prit la parole et dit: 6.2 Oh! s'il était possible de peser ma douleur, Et si toutes mes calamités étaient sur la balance, 6.3 Elles seraient plus pesantes que le sable de la mer; Voilà pourquoi mes paroles vont jusqu'à la folie! 6.4 Car les flèches du Tout Puissant m'ont percé, Et mon âme en suce le venin; Les terreurs de Dieu se rangent en bataille contre moi. 6.5 L'âne sauvage crie-t-il auprès de l'herbe tendre? Le boeuf mugit-il auprès de son fourrage? 6.6 Peut-on manger ce qui est fade et sans sel? Y a-t-il de la saveur dans le blanc d'un oeuf? 6.7 Ce que je voudrais ne pas toucher, C'est là ma nourriture, si dégoûtante soit-elle! 6.8 Puisse mon voeu s'accomplir, Et Dieu veuille réaliser mon espérance! 6.9 Qu'il plaise à Dieu de m'écraser, Qu'il étende sa main et qu'il m'achève! 6.10 Il me restera du moins une consolation, Une joie dans les maux dont il m'accable: Jamais je n'ai transgressé les ordres du Saint. 6.11 Pourquoi espérer quand je n'ai plus de force? Pourquoi attendre quand ma fin est certaine? 6.12 Ma force est-elle une force de pierre? Mon corps est-il d'airain? 6.13 Ne suis-je pas sans ressource, Et le salut n'est-il pas loin de moi? 6.14 Celui qui souffre a droit à la compassion de son ami, Même quand il abandonnerait la crainte du Tout Puissant. 6.15 Mes frères sont perfides comme un torrent, Comme le lit des torrents qui disparaissent. 6.16 Les glaçons en troublent le cours, La neige s'y précipite; 6.17 Viennent les chaleurs, et ils tarissent, Les feux du soleil, et leur lit demeure à sec. 6.18 Les caravanes se détournent de leur chemin, S'enfoncent dans le désert, et périssent. 6.19 Les caravanes de Théma fixent le regard, Les voyageurs de Séba sont pleins d'espoir; 6.20 Ils sont honteux d'avoir eu confiance, Ils restent confondus quand ils arrivent. 6.21 Ainsi, vous êtes comme si vous n'existiez pas; Vous voyez mon angoisse, et vous en avez horreur! 6.22 Vous ai-je dit: Donnez-moi quelque chose, Faites en ma faveur des présents avec vos biens, 6.23 Délivrez-moi de la main de l'ennemi, Rachetez-moi de la main des méchants? 6.24 Instruisez-moi, et je me tairai; Faites-moi comprendre en quoi j'ai péché. 6.25 Que les paroles vraies sont persuasives! Mais que prouvent vos remontrances? 6.26 Voulez-vous donc blâmer ce que j'ai dit, Et ne voir que du vent dans les discours d'un désespéré? 6.27 Vous accablez un orphelin, Vous persécutez votre ami. 6.28 Regardez-moi, je vous prie! Vous mentirais-je en face? 6.29 Revenez, ne soyez pas injustes; Revenez, et reconnaissez mon innocence. 6.30 Y a-t-il de l'iniquité sur ma langue, Et ma bouche ne discerne-t-elle pas le mal?
- Chapitre 6 -
6.1 Et Job répondit et dit : Oh ! si mon chagrin était bien pesé, 6.2 et si on mettait toute ma calamité dans la balance ! 6.3 Car maintenant elle pèserait plus que le sable des mers ; c’est pourquoi mes paroles sont outrées ; 6.4 Car les flèches du Tout-puissant sont en moi, leur venin boit mon esprit ; les frayeurs de #Dieu se rangent en bataille contre moi. 6.5 L’âne sauvage brait-il auprès de l’herbe ? Le boeuf mugit-il auprès de son fourrage ? 6.6 Ce qui est insipide, le mange-t-on sans sel ? Y a-t-il de la saveur dans le blanc d’un oeuf ? 6.7 Ce que mon âme refusait de toucher est comme ma dégoûtante nourriture. 6.8 Oh ! si ma demande s’accomplissait, et si #Dieu m’accordait mon désir, 6.9 S’il plaisait à #Dieu de m’écraser, de lâcher sa main et de me retrancher ! 6.10 Alors il y aurait encore pour moi une consolation, et, dans la douleur qui ne m’épargne pas, je me réjouirais de ce que je n’ai pas renié les paroles du Saint. 6.11 Quelle est ma force pour que j’attende, et quelle est ma fin pour que je patiente ? 6.12 Ma force est-elle la force des pierres ? Ma chair est-elle d’airain ? 6.13 N’est-ce pas qu’il n’y a point de secours en moi, et que toute capacité est chassée loin de moi ? 6.14 À celui qui est défaillant est due la miséricorde de la part de son ami, sinon il abandonnera la crainte du Tout-Puissant. 6.15 Mes frères m’ont trahi comme un torrent, comme le lit des torrents qui passent, 6.16 Qui sont troubles à cause des glaces, dans lesquels la neige se cache ; 6.17 Au temps où ils se resserrent ils tarissent, quand la chaleur les frappe ils disparaissent de leur lieu : 6.18 Ils serpentent dans les sentiers de leur cours, ils s’en vont dans le désert, et périssent. 6.19 Les caravanes de Théma les cherchaient du regard, les voyageurs de Sheba s’attendaient à eux ; 6.20 Ils ont été honteux de leur confiance ; ils sont venus là, et ont été confondus. 6.21 De même maintenant vous n’êtes rien ; vous avez vu un objet de terreur, et vous vous êtes effrayés. 6.22 Ai-je dit : Donnez-moi, et de votre richesse faites-moi des présents, 6.23 Et délivrez-moi de la main de l’oppresseur, et rachetez-moi de la main des terribles ? 6.24 Enseignez-moi, et je me tairai ; et faites-moi comprendre en quoi je me trompe. 6.25 Combien sont puissantes les paroles justes ! Mais la censure de votre part que reprend-elle ? 6.26 Songez-vous à censurer des discours ? Mais les paroles d’un désespéré ne sont faites que pour le vent. 6.27 Certes, vous tombez sur l’orphelin, et vous creusez [une fosse] pour votre ami. 6.28 Et maintenant, si vous voulez, regardez-moi ; vous mentirais-je donc en face ? 6.29 Revenez, je vous prie ; qu’il n’y ait pas d’injustice ; oui, revenez encore : ma justice sera là. 6.30 Y a-t-il de l’iniquité en ma langue ? Mon palais ne discernerait-il pas la méchanceté ?
- Chapitre 7 -
7.1 -Le sort de l'homme sur la terre est celui d'un soldat, Et ses jours sont ceux d'un mercenaire. 7.2 Comme l'esclave soupire après l'ombre, Comme l'ouvrier attend son salaire, 7.3 Ainsi j'ai pour partage des mois de douleur, J'ai pour mon lot des nuits de souffrance. 7.4 Je me couche, et je dis: Quand me lèverai-je? quand finira la nuit? Et je suis rassasié d'agitations jusqu'au point du jour. 7.5 Mon corps se couvre de vers et d'une croûte terreuse, Ma peau se crevasse et se dissout. 7.6 Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, Ils s'évanouissent: plus d'espérance! 7.7 Souviens-toi que ma vie est un souffle! Mes yeux ne reverront pas le bonheur. 7.8 L'oeil qui me regarde ne me regardera plus; Ton oeil me cherchera, et je ne serai plus. 7.9 Comme la nuée se dissipe et s'en va, Celui qui descend au séjour des morts ne remontera pas; 7.10 Il ne reviendra plus dans sa maison, Et le lieu qu'il habitait ne le connaîtra plus. 7.11 C'est pourquoi je ne retiendrai point ma bouche, Je parlerai dans l'angoisse de mon coeur, Je me plaindrai dans l'amertume de mon âme. 7.12 Suis-je une mer, ou un monstre marin, Pour que tu établisses des gardes autour de moi? 7.13 Quand je dis: Mon lit me soulagera, Ma couche calmera mes douleurs, 7.14 C'est alors que tu m'effraies par des songes, Que tu m'épouvantes par des visions. 7.15 Ah! je voudrais être étranglé! Je voudrais la mort plutôt que ces os! 7.16 Je les méprise!... je ne vivrai pas toujours... Laisse-moi, car ma vie n'est qu'un souffle. 7.17 Qu'est-ce que l'homme, pour que tu en fasses tant de cas, Pour que tu daignes prendre garde à lui, 7.18 Pour que tu le visites tous les matins, Pour que tu l'éprouves à tous les instants? 7.19 Quand cesseras-tu d'avoir le regard sur moi? Quand me laisseras-tu le temps d'avaler ma salive? 7.20 Si j'ai péché, qu'ai-je pu te faire, gardien des hommes? Pourquoi me mettre en butte à tes traits? Pourquoi me rendre à charge à moi-même? 7.21 Que ne pardonnes-tu mon péché, Et que n'oublies-tu mon iniquité? Car je vais me coucher dans la poussière; Tu me chercheras, et je ne serai plus.
- Chapitre 7 -
7.1 L’homme n’a-t-il pas une vie de labeur sur la terre ? Et ses jours ne sont-ils pas comme les jours d’un mercenaire ? 7.2 Comme l’esclave soupire après l’ombre, et comme le mercenaire attend son salaire, 7.3 Ainsi j’ai eu pour partage des mois de déception, et des nuits de misère me sont assignées. 7.4 Si je me couche, alors je dis : Quand me lèverai-je et quand l’obscurité prendra-t-elle fin ? et je suis excédé d’agitations jusqu’au point du jour. 7.5 Ma chair est couverte de vers et de croûtes de terre, ma peau se retire et suppure. 7.6 Mes jours s’en vont plus vite qu’une navette, et finissent sans espérance. 7.7 Souviens-toi que ma vie n’est qu’un souffle : mon oeil ne reverra pas le bien ; 7.8 L’oeil qui me regarde ne me reverra plus ; tes yeux sont sur moi, et je ne suis plus. 7.9 La nuée disparaît et s’en va ; ainsi celui qui descend au shéol n’en remonte pas, 7.10 Il ne revient plus dans sa maison, et son lieu ne le reconnaît plus. 7.11 Aussi je ne retiendrai pas ma bouche ; je parlerai dans la détresse de mon esprit, je discourrai dans l’amertume de mon âme. 7.12 Suis-je une mer, suis-je un monstre marin, que tu établisses des gardes autour de moi ? 7.13 Quand je dis : Mon lit me consolera, ma couche allégera ma détresse, 7.14 Alors tu m’effrayes par des songes, tu me terrifies par des visions, 7.15 Et mon âme choisit la suffocation, - plutôt la mort que mes os : 7.16 J’en suis dégoûté ; je ne vivrai pas à toujours. Laisse-moi, car mes jours sont vanité. 7.17 Qu’est-ce que l’homme que tu fasses grand cas de lui, et que ton coeur s’occupe de lui, 7.18 Et que tu le visites chaque matin, que tu l’éprouves à tout moment ? 7.19 Pourquoi ne détournes-tu pas les yeux de moi, et ne me laisses-tu pas tranquille jusqu’à ce que j’aie avalé ma salive ? 7.20 J’ai péché ; - que t’ai-je fait ? Toi qui observes l’homme, pourquoi m’as-tu placé pour être l’objet de tes coups, de sorte que je suis un fardeau à moi-même ? 7.21 Et pourquoi ne pardonnes-tu pas ma transgression, et ne fais-tu point passer mon iniquité ? Car maintenant je me coucherai dans la poussière, et tu me chercheras, et je ne serai plus.
- Chapitre 8 -
8.1 -Bildad de Schuach prit la parole et dit: 8.2 Jusqu'à quand veux-tu discourir de la sorte, Et les paroles de ta bouche seront-elles un vent impétueux? 8.3 Dieu renverserait-il le droit? Le Tout Puissant renverserait-il la justice? 8.4 Si tes fils ont péché contre lui, Il les a livrés à leur péché. 8.5 Mais toi, si tu as recours à Dieu, Si tu implores le Tout Puissant; 8.6 Si tu es juste et droit, Certainement alors il veillera sur toi, Et rendra le bonheur à ton innocente demeure; 8.7 Ton ancienne prospérité semblera peu de chose, Celle qui t'est réservée sera bien plus grande. 8.8 Interroge ceux des générations passées, Sois attentif à l'expérience de leurs pères. 8.9 Car nous sommes d'hier, et nous ne savons rien, Nos jours sur la terre ne sont qu'une ombre. 8.10 Ils t'instruiront, ils te parleront, Ils tireront de leur coeur ces sentences: 8.11 Le jonc croît-il sans marais? Le roseau croît-il sans humidité? 8.12 Encore vert et sans qu'on le coupe, Il sèche plus vite que toutes les herbes. 8.13 Ainsi arrive-t-il à tous ceux qui oublient Dieu, Et l'espérance de l'impie périra. 8.14 Son assurance est brisée, Son soutien est une toile d'araignée. 8.15 Il s'appuie sur sa maison, et elle n'est pas ferme; Il s'y cramponne, et elle ne résiste pas. 8.16 Dans toute sa vigueur, en plein soleil, Il étend ses rameaux sur son jardin, 8.17 Il entrelace ses racines parmi les pierres, Il pénètre jusque dans les murailles; 8.18 L'arrache-t-on du lieu qu'il occupe, Ce lieu le renie: Je ne t'ai point connu! 8.19 Telles sont les délices que ses voies lui procurent. Puis sur le même sol d'autres s'élèvent après lui. 8.20 Non, Dieu ne rejette point l'homme intègre, Et il ne protège point les méchants. 8.21 Il remplira ta bouche de cris de joie, Et tes lèvres de chants d'allégresse. 8.22 Tes ennemis seront couverts de honte; La tente des méchants disparaîtra.
- Chapitre 8 -
8.1 Et Bildad, le Shukhite, répondit et dit : 8.2 Jusques à quand diras-tu ces choses, et les paroles de ta bouche seront-elles un vent impétueux ? 8.3 Est-ce que *Dieu pervertit le droit ? Le Tout-Puissant pervertira-t-il la justice ? 8.4 Si tes fils ont péché contre lui, il les a aussi livrés en la main de leur transgression. 8.5 Si tu recherches *Dieu et que tu supplies le Tout-puissant, 8.6 Si tu es pur et droit, certainement il se réveillera maintenant en ta faveur, et rendra prospère la demeure de ta justice ; 8.7 Et ton commencement aura été petit, mais ta fin sera très grande. 8.8 Car interroge, je te prie, la génération précédente, et sois attentif aux recherches de leurs pères ; 8.9 Car nous sommes d’hier et nous n’avons pas de connaissance, car nos jours sont une ombre sur la terre. 8.10 Ceux-là ne t’enseigneront-ils pas, ne te parleront-ils pas, et de leurs coeurs ne tireront-ils pas des paroles ? 8.11 Le papyrus s’élève-t-il où il n’y a pas de marais ? Le roseau croît-il sans eau ? 8.12 Encore dans sa verdeur, sans qu’on l’ait arraché, avant toute herbe il sèche. 8.13 Tels sont les sentiers de tous ceux qui oublient *Dieu ; et l’attente de l’impie périra ; 8.14 Son assurance sera retranchée, et sa confiance sera une toile d’araignée : 8.15 Il s’appuiera sur sa maison, et elle ne tiendra pas ; il s’y cramponnera, et elle ne restera pas debout. 8.16 Il est verdoyant devant le soleil, et son rameau s’étend sur son jardin ; 8.17 Ses racines s’entrelacent dans un tas de rocaille, il voit la demeure des pierres ; 8.18 S’Il l’ôte de sa place, celle-ci le désavouera : Je ne t’ai pas vu ! 8.19 Telles sont les délices de ses voies ; et de la poussière, d’autres germeront. 8.20 Voici, *Dieu ne méprisera pas l’homme parfait, et ne soutiendra pas les mains des méchants : 8.21 Tandis qu’il remplira ta bouche de rire et tes lèvres de chants de joie, 8.22 Ceux qui te haïssent seront revêtus de honte, et la tente des méchants ne sera plus.
- Chapitre 9 -
9.1 -Job prit la parole et dit: 9.2 Je sais bien qu'il en est ainsi; Comment l'homme serait-il juste devant Dieu? 9.3 S'il voulait contester avec lui, Sur mille choses il ne pourrait répondre à une seule. 9.4 A lui la sagesse et la toute-puissance: Qui lui résisterait impunément? 9.5 Il transporte soudain les montagnes, Il les renverse dans sa colère. 9.6 Il secoue la terre sur sa base, Et ses colonnes sont ébranlées. 9.7 Il commande au soleil, et le soleil ne paraît pas; Il met un sceau sur les étoiles. 9.8 Seul, il étend les cieux, Il marche sur les hauteurs de la mer. 9.9 Il a créé la Grande Ourse, l'Orion et les Pléiades, Et les étoiles des régions australes. 9.10 Il fait des choses grandes et insondables, Des merveilles sans nombre. 9.11 Voici, il passe près de moi, et je ne le vois pas, Il s'en va, et je ne l'aperçois pas. 9.12 S'il enlève, qui s'y opposera? Qui lui dira: Que fais-tu? 9.13 Dieu ne retire point sa colère; Sous lui s'inclinent les appuis de l'orgueil. 9.14 Et moi, comment lui répondre? Quelles paroles choisir? 9.15 Quand je serais juste, je ne répondrais pas; Je ne puis qu'implorer mon juge. 9.16 Et quand il m'exaucerait, si je l'invoque, Je ne croirais pas qu'il eût écouté ma voix, 9.17 Lui qui m'assaille comme par une tempête, Qui multiplie sans raison mes blessures, 9.18 Qui ne me laisse pas respirer, Qui me rassasie d'amertume. 9.19 Recourir à la force? Il est Tout Puissant. A la justice? Qui me fera comparaître? 9.20 Suis-je juste, ma bouche me condamnera; Suis-je innocent, il me déclarera coupable. 9.21 Innocent! Je le suis; mais je ne tiens pas à la vie, Je méprise mon existence. 9.22 Qu'importe après tout? Car, j'ose le dire, Il détruit l'innocent comme le coupable. 9.23 Si du moins le fléau donnait soudain la mort!... Mais il se rit des épreuves de l'innocent. 9.24 La terre est livrée aux mains de l'impie; Il voile la face des juges. Si ce n'est pas lui, qui est-ce donc? 9.25 Mes jours sont plus rapides qu'un courrier; Ils fuient sans avoir vu le bonheur; 9.26 Ils passent comme les navires de jonc, Comme l'aigle qui fond sur sa proie. 9.27 Si je dis: Je veux oublier mes souffrances, Laisser ma tristesse, reprendre courage, 9.28 Je suis effrayé de toutes mes douleurs. Je sais que tu ne me tiendras pas pour innocent. 9.29 Je serai jugé coupable; Pourquoi me fatiguer en vain? 9.30 Quand je me laverais dans la neige, Quand je purifierais mes mains avec du savon, 9.31 Tu me plongerais dans la fange, Et mes vêtements m'auraient en horreur. 9.32 Il n'est pas un homme comme moi, pour que je lui réponde, Pour que nous allions ensemble en justice. 9.33 Il n'y a pas entre nous d'arbitre, Qui pose sa main sur nous deux. 9.34 Qu'il retire sa verge de dessus moi, Que ses terreurs ne me troublent plus; 9.35 Alors je parlerai et je ne le craindrai pas. Autrement, je ne suis point à moi-même.
- Chapitre 9 -
9.1 Et Job répondit et dit : 9.2 En vérité, je sais qu’il en est ainsi. Mais comment l’homme sera-t-il juste devant *Dieu ? 9.3 S’il se plaît à contester avec lui, il ne lui répondra pas sur un point entre mille. 9.4 Il est sage de coeur et puissant en force : qui s’est endurci contre lui et a prospéré ? 9.5 Il transporte les montagnes, et elles ne savent pas qu’il les renverse dans sa colère ; 9.6 Il remue la terre de sa place, et ses colonnes tremblent ; 9.7 Il parle au soleil, et [le soleil] ne se lève pas ; et sur les étoiles il met son sceau ; 9.8 Seul il étend les cieux et marche sur les hauteurs de la mer ; 9.9 il fait la grande Ourse, Orion, et les Pléiades, et les chambres du midi ; 9.10 Il fait de grandes choses qu’on ne saurait sonder, et des merveilles à ne pouvoir les compter, 9.11 Voici, il passe près de moi, et je ne [le] vois pas ; et il passe à côté [de moi], et je ne l’aperçois pas. 9.12 Voici, il ravit ; qui l’en détournera ? Qui lui dira : Que fais-tu ? 9.13 #Dieu ne retire pas sa colère ; sous lui fléchissent les orgueilleux qui prêtent secours. 9.14 Combien moins lui répondrais-je, moi, [et] choisirais-je mes paroles avec lui ! 9.15 Si j’étais juste, je ne lui répondrais pas, je demanderais grâce à mon juge. 9.16 Si je criais, et qu’il me répondît, je ne croirais pas qu’il eût prêté l’oreille à ma voix, - 9.17 Lui qui m’écrase dans une tempête, et qui multiplie mes blessures sans cause. 9.18 Il ne me permet pas de reprendre haleine ; car il me rassasie d’amertumes. 9.19 S’agit-il de force, voici, il est fort ; s’agit-il de jugement : Qui m’assignera ? 9.20 Si je me justifiais, ma bouche me condamnerait ; si j’étais parfait, il me montrerait pervers. 9.21 Si j’étais parfait, je méconnaîtrais mon âme, je mépriserais ma vie. 9.22 Tout revient au même ; c’est pourquoi j’ai dit : Il consume le parfait et le méchant. 9.23 Si le fléau donne subitement la mort, il se rit de l’épreuve de l’innocent. 9.24 La terre est livrée en la main du méchant : il couvre la face de ses juges. S’il n’en est pas ainsi, qui est-ce donc ? 9.25 Mes jours s’en vont plus vite qu’un coureur ; ils fuient, ils ne voient pas ce qui est bon ; 9.26 Ils passent rapides comme les barques de jonc, comme un aigle qui fond sur sa proie. 9.27 Si je dis : J’oublierai ma plainte, je renoncerai à mon visage [morne] et je serai joyeux, 9.28 Je suis épouvanté de tous mes tourments ; je sais que tu ne me tiendras pas pour innocent. 9.29 Soit, je suis méchant : pourquoi me fatigué-je ainsi en vain ? 9.30 Si je me lave avec de l’eau de neige, et que je nettoie mes mains dans la pureté, 9.31 Alors tu me plongeras dans un fossé, et mes vêtements m’auront en horreur. 9.32 Car il n’est pas homme, comme moi, pour que je lui réponde, pour que nous allions ensemble en jugement. 9.33 Il n’y a pas entre nous un arbitre qui mettrait sa main sur nous deux. 9.34 Qu’il retire sa verge de dessus moi, et que sa terreur ne me trouble pas ; 9.35 Alors je parlerai et je ne le craindrai pas ; mais il n’en est pas ainsi de moi.
- Chapitre 10 -
10.1 -Mon âme est dégoûtée de la vie! Je donnerai cours à ma plainte, Je parlerai dans l'amertume de mon âme. 10.2 Je dis à Dieu: Ne me condamne pas! Fais-moi savoir pourquoi tu me prends à partie! 10.3 Te paraît-il bien de maltraiter, De repousser l'ouvrage de tes mains, Et de faire briller ta faveur sur le conseil des méchants? 10.4 As-tu des yeux de chair, Vois-tu comme voit un homme? 10.5 Tes jours sont-ils comme les jours de l'homme, Et tes années comme ses années, 10.6 Pour que tu recherches mon iniquité, Pour que tu t'enquières de mon péché, 10.7 Sachant bien que je ne suis pas coupable, Et que nul ne peut me délivrer de ta main? 10.8 Tes mains m'ont formé, elles m'ont créé, Elles m'ont fait tout entier... Et tu me détruirais! 10.9 Souviens-toi que tu m'as façonné comme de l'argile; Voudrais-tu de nouveau me réduire en poussière? 10.10 Ne m'as-tu pas coulé comme du lait? Ne m'as-tu pas caillé comme du fromage? 10.11 Tu m'as revêtu de peau et de chair, Tu m'as tissé d'os et de nerfs; 10.12 Tu m'as accordé ta grâce avec la vie, Tu m'as conservé par tes soins et sous ta garde. 10.13 Voici néanmoins ce que tu cachais dans ton coeur, Voici, je le sais, ce que tu as résolu en toi-même. 10.14 Si je pèche, tu m'observes, Tu ne pardonnes pas mon iniquité. 10.15 Suis-je coupable, malheur à moi! Suis-je innocent, je n'ose lever la tête, Rassasié de honte et absorbé dans ma misère. 10.16 Et si j'ose la lever, tu me poursuis comme un lion, Tu me frappes encore par des prodiges. 10.17 Tu m'opposes de nouveaux témoins, Tu multiplies tes fureurs contre moi, Tu m'assailles d'une succession de calamités. 10.18 Pourquoi m'as-tu fait sortir du sein de ma mère? Je serais mort, et aucun oeil ne m'aurait vu; 10.19 Je serais comme si je n'eusse pas existé, Et j'aurais passé du ventre de ma mère au sépulcre. 10.20 Mes jours ne sont-ils pas en petit nombre? Qu'il me laisse, Qu'il se retire de moi, et que je respire un peu, 10.21 Avant que je m'en aille, pour ne plus revenir, Dans le pays des ténèbres et de l'ombre de la mort, 10.22 Pays d'une obscurité profonde, Où règnent l'ombre de la mort et la confusion, Et où la lumière est semblable aux ténèbres.
- Chapitre 10 -
10.1 Mon âme est dégoûtée de ma vie ; je laisserai libre cours à ma plainte, je parlerai dans l’amertume de mon âme, 10.2 Je dirai à #Dieu : Ne me condamne pas ; fais-moi savoir pourquoi tu contestes avec moi. 10.3 Prends-tu plaisir à opprimer, que tu méprises le travail de tes mains, et que tu fasses briller ta lumière sur le conseil des méchants ? 10.4 As-tu des yeux de chair ? Vois-tu comme voit l’homme mortel ? 10.5 Tes jours sont-ils comme les jours d’un mortel, ou tes années, comme les jours de l’homme, 10.6 Que tu recherches mon iniquité et que tu scrutes mon péché ; 10.7 Puisque tu sais que je ne suis pas un méchant, et que nul ne délivre de ta main ? 10.8 Tes mains m’ont formé et m’ont façonné tout à l’entour en un tout, et tu m’engloutis ! 10.9 Souviens-toi, je te prie, que tu m’as façonné comme de l’argile, et que tu me feras retourner à la poussière. 10.10 Ne m’as-tu pas coulé comme du lait, et fait cailler comme du fromage ? 10.11 Tu m’as revêtu de peau et de chair, tu m’as tissé d’os et de nerfs ; 10.12 Tu m’as donné la vie, et tu as usé de bonté envers moi, et tes soins ont gardé mon esprit ; 10.13 Et tu cachais ces choses dans ton coeur : je sais que cela était par devers toi. 10.14 Si j’ai péché, tu m’as aussi observé, et tu ne me tiendras pas pour innocent de mon iniquité. 10.15 Si j’ai agi méchamment, malheur à moi ! Si j’ai marché justement, je ne lèverai pas ma tête, rassasié que je suis de mépris et voyant ma misère. 10.16 Et elle augmente : tu me fais la chasse comme un lion, et en moi tu répètes tes merveilles ; 10.17 Tu renouvelles tes témoins contre moi, et tu multiplies ton indignation contre moi. Une succession [de maux] et un temps de misère sont avec moi. 10.18 Et pourquoi m’as-tu fait sortir du sein [de ma mère] ? J’aurais expiré, et aucun oeil ne m’eût vu ! 10.19 J’aurais été comme si je n’eusse pas été ; de la matrice on m’eût porté au sépulcre ! 10.20 Mes jours ne sont-ils pas en petit nombre ? Qu’il cesse [donc], qu’il se retire de moi, et je me remonterai un peu, 10.21 Avant que je m’en aille, pour ne plus revenir, dans le pays de l’obscurité et de l’ombre de la mort, 10.22 Terre sombre comme les ténèbres de l’ombre de la mort, et où il n’y a que confusion, et où la clarté est comme des ténèbres profondes.


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