        Deuxime ptres de Paul aux Corinthien.  (Version Louis Segond 1910)
1.1        -Paul, aptre de Jsus Christ par la volont de Dieu, et le frre Timothe,  l'glise de Dieu qui est  Corinthe, et  tous les saints qui sont dans toute l'Achae:
1.2     que la grce et la paix vous soient donnes de la part de Dieu notre Pre et du Seigneur Jsus Christ!
1.3        Bni soit Dieu, le Pre de notre Seigneur Jsus Christ, le Pre des misricordes et le Dieu de toute consolation,
1.4     qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l'objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque l'affliction!
1.5     Car, de mme que les souffrances de Christ abondent en nous, de mme notre consolation abonde par Christ.
1.6     Si nous sommes affligs, c'est pour votre consolation et pour votre salut; si nous sommes consols, c'est pour votre consolation, qui se ralise par la patience  supporter les mmes souffrances que nous endurons.
1.7        Et notre esprance  votre gard est ferme, parce que nous savons que, si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi  la consolation.
1.8     Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frres, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie, que nous avons t excessivement accabls, au del de nos forces, de telle sorte que nous dsesprions mme de conserver la vie.
1.9     Et nous regardions comme certain notre arrt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts.
1.10    C'est lui qui nous a dlivrs et qui nous dlivrera d'une telle mort, lui de qui nous esprons qu'il nous dlivrera encore,
1.11    vous-mmes aussi nous assistant de vos prires, afin que la grce obtenue pour nous par plusieurs soit pour plusieurs une occasion de rendre grces  notre sujet.
1.12       Car ce qui fait notre gloire, c'est ce tmoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout  votre gard, avec saintet et puret devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grce de Dieu.
1.13    Nous ne vous crivons pas autre chose que ce que vous lisez, et ce que vous reconnaissez. Et j'espre que vous le reconnatrez jusqu' la fin,
1.14    comme vous avez dj reconnu en partie que nous sommes votre gloire, de mme que vous serez aussi la ntre au jour du Seigneur Jsus.
1.15       Dans cette persuasion, je voulais aller d'abord vers vous, afin que vous eussiez une double grce;
1.16    je voulais passer chez vous pour me rendre en Macdoine, puis revenir de la Macdoine chez vous, et vous m'auriez fait accompagner en Jude.
1.17    Est-ce que, en voulant cela, j'ai donc us de lgret? Ou bien, mes rsolutions sont-elles des rsolutions selon la chair, de sorte qu'il y ait en moi le oui et le non?
1.18    Aussi vrai que Dieu est fidle, la parole que nous vous avons adresse n'a pas t oui et non.
1.19    Car le Fils de Dieu, Jsus Christ, qui a t prch par nous au milieu de vous, par moi, et par Silvain, et par Timothe, n'a pas t oui et non, mais c'est oui qui a t en lui;
1.20    car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est en lui qu'est le oui; c'est pourquoi encore l'Amen par lui est prononc par nous  la gloire de Dieu.
1.21    Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c'est Dieu,
1.22    lequel nous a aussi marqus d'un sceau et a mis dans nos coeurs les arrhes de l'Esprit.
1.23    Or, je prends Dieu  tmoin sur mon me, que c'est pour vous pargner que je ne suis plus all  Corinthe;
1.24    non pas que nous dominions sur votre foi, mais nous contribuons  votre joie, car vous tes fermes dans la foi.
2.1        -Je rsolus donc en moi-mme de ne pas retourner chez vous dans la tristesse.
2.2     Car si je vous attriste, qui peut me rjouir, sinon celui qui est attrist par moi?
2.3     J'ai crit comme je l'ai fait pour ne pas prouver,  mon arrive, de la tristesse de la part de ceux qui devaient me donner de la joie, ayant en vous tous cette confiance que ma joie est la vtre  tous.
2.4     C'est dans une grande affliction, le coeur angoiss, et avec beaucoup de larmes, que je vous ai crit, non pas afin que vous fussiez attrists, mais afin que vous connussiez l'amour extrme que j'ai pour vous.
2.5        Si quelqu'un a t une cause de tristesse, ce n'est pas moi qu'il a attrist, c'est vous tous, du moins en partie, pour ne rien exagrer.
2.6     Il suffit pour cet homme du chtiment qui lui a t inflig par le plus grand nombre,
2.7     en sorte que vous devez bien plutt lui pardonner et le consoler, de peur qu'il ne soit accabl par une tristesse excessive.
2.8     Je vous exhorte donc  faire acte de charit envers lui;
2.9     car je vous ai crit aussi dans le but de connatre, en vous mettant  l'preuve, si vous tes obissants en toutes choses.
2.10    Or,  qui vous pardonnez, je pardonne aussi; et ce que j'ai pardonn, si j'ai pardonn quelque chose, c'est  cause de vous, en prsence de Christ,
2.11    afin de ne pas laisser  Satan l'avantage sur nous, car nous n'ignorons pas ses desseins.
2.12       Au reste, lorsque je fus arriv  Troas pour l'vangile de Christ, quoique le Seigneur m'y et ouvert une porte, je n'eus point de repos d'esprit, parce que je ne trouvai pas Tite, mon frre;
2.13    c'est pourquoi, ayant pris cong d'eux, je partis pour la Macdoine.
2.14    Grces soient rendues  Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui rpand par nous en tout lieu l'odeur de sa connaissance!
2.15    Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvs et parmi ceux qui prissent:
2.16    aux uns, une odeur de mort, donnant la mort; aux autres, une odeur de vie, donnant la vie. -Et qui est suffisant pour ces choses? -
2.17    Car nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme font plusieurs; mais c'est avec sincrit, mais c'est de la part de Dieu, que nous parlons en Christ devant Dieu.
3.1        -Commenons-nous de nouveau  nous recommander nous-mmes? Ou avons-nous besoin, comme quelques-uns, de lettres de recommandation auprs de vous, ou de votre part?
3.2     C'est vous qui tes notre lettre, crite dans nos coeurs, connue et lue de tous les hommes.
3.3     Vous tes manifestement une lettre de Christ, crite, par notre ministre, non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les coeurs.
3.4     Cette assurance-l, nous l'avons par Christ auprs de Dieu.
3.5     Ce n'est pas  dire que nous soyons par nous-mmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mmes. Notre capacit, au contraire, vient de Dieu.
3.6        Il nous a aussi rendus capables d'tre ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie.
3.7     Or, si le ministre de la mort, grav avec des lettres sur des pierres, a t glorieux, au point que les fils d'Isral ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Mose,  cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire ft passagre,
3.8     combien le ministre de l'esprit ne sera-t-il pas plus glorieux!
3.9     Si le ministre de la condamnation a t glorieux, le ministre de la justice est de beaucoup suprieur en gloire.
3.10    Et, sous ce rapport, ce qui a t glorieux ne l'a point t,  cause de cette gloire qui lui est suprieure.
3.11    En effet, si ce qui tait passager a t glorieux, ce qui est permanent est bien plus glorieux.
3.12       Ayant donc cette esprance, nous usons d'une grande libert,
3.13    et nous ne faisons pas comme Mose, qui mettait un voile sur son visage, pour que les fils d'Isral ne fixassent pas les regards sur la fin de ce qui tait passager.
3.14    Mais ils sont devenus durs d'entendement. Car jusqu' ce jour le mme voile demeure quand, ils font la lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lve pas, parce que c'est en Christ qu'il disparat.
3.15    Jusqu' ce jour, quand on lit Mose, un voile est jet sur leurs coeurs;
3.16    mais lorsque les coeurs se convertissent au Seigneur, le voile est t.
3.17    Or, le Seigneur c'est l'Esprit; et l o est l'Esprit du Seigneur, l est la libert.
3.18    Nous tous qui, le visage dcouvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transforms en la mme image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit.
4.1        -C'est pourquoi, ayant ce ministre, selon la misricorde qui nous a t faite, nous ne perdons pas courage.
4.2     Nous rejetons les choses honteuses qui se font en secret, nous n'avons point une conduite astucieuse, et nous n'altrons point la parole de Dieu. Mais, en publiant la vrit, nous nous recommandons  toute conscience d'homme devant Dieu.
4.3     Si notre vangile est encore voil, il est voil pour ceux qui prissent;
4.4     pour les incrdules dont le dieu de ce sicle a aveugl l'intelligence, afin qu'ils ne vissent pas briller la splendeur de l'vangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu.
4.5     Nous ne nous prchons pas nous-mmes; c'est Jsus Christ le Seigneur que nous prchons, et nous nous disons vos serviteurs  cause de Jsus.
4.6     Car Dieu, qui a dit: La lumire brillera du sein des tnbres! a fait briller la lumire dans nos coeurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ.
4.7     Nous portons ce trsor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribue  Dieu, et non pas  nous.
4.8        Nous sommes presss de toute manire, mais non rduits  l'extrmit; dans la dtresse, mais non dans le dsespoir;
4.9     perscuts, mais non abandonns; abattus, mais non perdus;
4.10    portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jsus, afin que la vie de Jsus soit aussi manifeste dans notre corps.
4.11    Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrs  la mort  cause de Jsus, afin que la vie de Jsus soit aussi manifeste dans notre chair mortelle.
4.12    Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous.
4.13    Et, comme nous avons le mme esprit de foi qui est exprim dans cette parole de l'criture: J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parl! nous aussi nous croyons, et c'est pour cela que nous parlons,
4.14    sachant que celui qui a ressuscit le Seigneur Jsus nous ressuscitera aussi avec Jsus, et nous fera paratre avec vous en sa prsence.
4.15    Car tout cela arrive  cause de vous, afin que la grce en se multipliant, fasse abonder,  la gloire de Dieu, les actions de grces d'un plus grand nombre.
4.16    C'est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors mme que notre homme extrieur se dtruit, notre homme intrieur se renouvelle de jour en jour.
4.17    Car nos lgres afflictions du moment prsent produisent pour nous, au del de toute mesure,
4.18    un poids ternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais  celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagres, et les invisibles sont ternelles.
5.1        -Nous savons, en effet, que, si cette tente o nous habitons sur la terre est dtruite, nous avons dans le ciel un difice qui est l'ouvrage de Dieu, une demeure ternelle qui n'a pas t faite de main d'homme.
5.2     Aussi nous gmissons dans cette tente, dsirant revtir notre domicile cleste,
5.3     si du moins nous sommes trouvs vtus et non pas nus.
5.4     Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gmissons, accabls, parce que nous voulons, non pas nous dpouiller, mais nous revtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie.
5.5     Et celui qui nous a forms pour cela, c'est Dieu, qui nous a donn les arrhes de l'Esprit.
5.6     Nous sommes donc toujours pleins de confiance, et nous savons qu'en demeurant dans ce corps nous demeurons loin du Seigneur-
5.7     car nous marchons par la foi et non par la vue,
5.8     nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprs du Seigneur.
5.9     C'est pour cela aussi que nous nous efforons de lui tre agrables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions.
5.10    Car il nous faut tous comparatre devant le tribunal de Christ, afin que chacun reoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, tant dans son corps.
5.11    Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons  convaincre les hommes; Dieu nous connat, et j'espre que dans vos consciences vous nous connaissez aussi.
5.12       Nous ne nous recommandons pas de nouveau nous-mmes auprs de vous; mais nous vous donnons occasion de vous glorifier  notre sujet, afin que vous puissiez rpondre  ceux qui tirent gloire de ce qui est dans les apparences et non dans le coeur.
5.13    En effet, si je suis hors de sens, c'est pour Dieu; si je suis de bon sens, c'est pour vous.
5.14    Car l'amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts;
5.15    et qu'il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mmes, mais pour celui qui est mort et ressuscit pour eux.
5.16       Ainsi, ds maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair; et si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manire.
5.17    Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle crature. Les choses anciennes sont passes; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.
5.18    Et tout cela vient de Dieu, qui nous a rconcilis avec lui par Christ, et qui nous a donn le ministre de la rconciliation.
5.19    Car Dieu tait en Christ, rconciliant le monde avec lui-mme, en n'imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la rconciliation.
5.20    Nous faisons donc les fonctions d'ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez rconcilis avec Dieu!
5.21    Celui qui n'a point connu le pch, il l'a fait devenir pch pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.
6.1        -Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons  ne pas recevoir la grce de Dieu en vain.
6.2     Car il dit: Au temps favorable je t'ai exauc, Au jour du salut je t'ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut.
6.3     Nous ne donnons aucun sujet de scandale en quoi que ce soit, afin que le ministre ne soit pas un objet de blme.
6.4     Mais nous nous rendons  tous gards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamits, dans les dtresses,
6.5     sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jenes;
6.6     par la puret, par la connaissance, par la longanimit, par la bont, par un esprit saint, par une charit sincre,
6.7     par la parole de vrit, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et dfensives de la justice;
6.8     au milieu de la gloire et de l'ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne rputation; tant regards comme imposteurs, quoique vridiques;
6.9     comme inconnus, quoique bien connus; comme mourants, et voici nous vivons; comme chtis, quoique non mis  mort;
6.10    comme attrists, et nous sommes toujours joyeux; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs; comme n'ayant rien, et nous possdons toutes choses.
6.11       Notre bouche s'est ouverte pour vous, Corinthiens, notre coeur s'est largi.
6.12    Vous n'tes point  l'troit au dedans de nous; mais vos entrailles se sont rtrcies.
6.13    Rendez-nous la pareille, -je vous parle comme  mes enfants, -largissez-vous aussi!
6.14    Ne vous mettez pas avec les infidles sous un joug tranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquit? ou qu'y a-t-il de commun entre la lumire et les tnbres?
6.15    Quel accord y a-t-il entre Christ et Blial? ou quelle part a le fidle avec l'infidle?
6.16    Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit: J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
6.17    C'est pourquoi, Sortez du milieu d'eux, Et sparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas  ce qui est impur, Et je vous accueillerai.
6.18    Je serai pour vous un pre, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout puissant.
7.1        -Ayant donc de telles promesses, bien-aims, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu.
7.2     Donnez-nous une place dans vos coeurs! Nous n'avons fait tort  personne, nous n'avons ruin personne, nous n'avons tir du profit de personne.
7.3     Ce n'est pas pour vous condamner que je parle de la sorte; car j'ai dj dit que vous tes dans nos coeurs  la vie et  la mort.
7.4     J'ai une grande confiance en vous, j'ai tout sujet de me glorifier de vous; je suis rempli de consolation, je suis combl de joie au milieu de toutes nos tribulations.
7.5        Car, depuis notre arrive en Macdoine, notre chair n'eut aucun repos; nous tions affligs de toute manire: luttes au dehors, craintes au dedans.
7.6     Mais Dieu, qui console ceux qui sont abattus, nous a consols par l'arrive de Tite,
7.7     et non seulement par son arrive, mais encore par la consolation que Tite lui-mme ressentait  votre sujet: il nous a racont votre ardent dsir, vos larmes, votre zle pour moi, en sorte que ma joie a t d'autant plus grande.
7.8     Quoique je vous aie attrists par ma lettre, je ne m'en repens pas. Et, si je m'en suis repenti, -car je vois que cette lettre vous a attrists, bien que momentanment, -
7.9     je me rjouis  cette heure, non pas de ce que vous avez t attrists, mais de ce que votre tristesse vous a ports  la repentance; car vous avez t attrists selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage.
7.10    En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance  salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort.
7.11    Et voici, cette mme tristesse selon Dieu, quel empressement n'a-t-elle pas produit en vous! Quelle justification, quelle indignation, quelle crainte, quel dsir ardent, quel zle, quelle punition! Vous avez montr  tous gards que vous tiez purs dans cette affaire.
7.12       Si donc je vous ai crit, ce n'tait ni  cause de celui qui a fait l'injure, ni  cause de celui qui l'a reue; c'tait afin que votre empressement pour nous ft manifest parmi vous devant Dieu.
7.13    C'est pourquoi nous avons t consols. Mais, outre notre consolation, nous avons t rjouis beaucoup plus encore par la joie de Tite, dont l'esprit a t tranquillis par vous tous.
7.14    Et si devant lui je me suis un peu glorifi  votre sujet, je n'en ai point eu de confusion; mais, comme nous vous avons toujours parl selon la vrit, ce dont nous nous sommes glorifis auprs de Tite s'est trouv tre aussi la vrit.
7.15    Il prouve pour vous un redoublement d'affection, au souvenir de votre obissance  tous, et de l'accueil que vous lui avez fait avec crainte et tremblement.
7.16    Je me rjouis de pouvoir en toutes choses me confier en vous.
8.1        -Nous vous faisons connatre, frres, la grce de Dieu qui s'est manifeste dans les glises de la Macdoine.
8.2     Au milieu de beaucoup de tribulations qui les ont prouves, leur joie dbordante et leur pauvret profonde ont produit avec abondance de riches libralits de leur part.
8.3     Ils ont, je l'atteste, donn volontairement selon leurs moyens, et mme au del de leurs moyens,
8.4     nous demandant avec de grandes instances la grce de prendre part  l'assistance destine aux saints.
8.5     Et non seulement ils ont contribu comme nous l'esprions, mais ils se sont d'abord donns eux-mmes au Seigneur, puis  nous, par la volont de Dieu.
8.6     Nous avons donc engag Tite  achever chez vous cette oeuvre de bienfaisance, comme il l'avait commence.
8.7        De mme que vous excellez en toutes choses, en foi, en parole, en connaissance, en zle  tous gards, et dans votre amour pour nous, faites en sorte d'exceller aussi dans cette oeuvre de bienfaisance.
8.8     Je ne dis pas cela pour donner un ordre, mais pour prouver, par le zle des autres, la sincrit de votre charit.
8.9     Car vous connaissez la grce de notre Seigneur Jsus Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il tait, afin que par sa pauvret vous fussiez enrichis.
8.10    C'est un avis que je donne l-dessus, car cela vous convient,  vous qui non seulement avez commenc  agir, mais qui en avez eu la volont ds l'anne dernire.
8.11    Achevez donc maintenant d'agir, afin que l'accomplissement selon vos moyens rponde  l'empressement que vous avez mis  vouloir.
8.12    La bonne volont, quand elle existe, est agrable en raison de ce qu'elle peut avoir  sa disposition, et non de ce qu'elle n'a pas.
8.13    Car il s'agit, non de vous exposer  la dtresse pour soulager les autres, mais de suivre une rgle d'galit: dans la circonstance prsente votre superflu pourvoira  leurs besoins,
8.14    afin que leur superflu pourvoie pareillement aux vtres, en sorte qu'il y ait galit,
8.15    selon qu'il est crit: Celui qui avait ramass beaucoup n'avait rien de trop, et celui qui avait ramass peu n'en manquait pas.
8.16       Grces soient rendues  Dieu de ce qu'il a mis dans le coeur de Tite le mme empressement pour vous;
8.17    car il a accueilli notre demande, et c'est avec un nouveau zle et de son plein gr qu'il part pour aller chez vous.
8.18    Nous envoyons avec lui le frre dont la louange en ce qui concerne l'vangile est rpandue dans toutes les glises,
8.19    et qui, de plus, a t choisi par les glises pour tre notre compagnon de voyage dans cette oeuvre de bienfaisance, que nous accomplissons  la gloire du Seigneur mme et en tmoignage de notre bonne volont.
8.20    Nous agissons ainsi, afin que personne ne nous blme au sujet de cette abondante collecte,  laquelle nous donnons nos soins;
8.21    car nous recherchons ce qui est bien, non seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes.
8.22    Nous envoyons avec eux notre frre, dont nous avons souvent prouv le zle dans beaucoup d'occasions, et qui en montre plus encore cette fois  cause de sa grande confiance en vous.
8.23    Ainsi, pour ce qui est de Tite, il est notre associ et notre compagnon d'oeuvre auprs de vous; et pour ce qui est de nos frres, ils sont les envoys des glises, la gloire de Christ.
8.24    Donnez-leur donc,  la face des glises, la preuve de votre charit, et montrez-leur que nous avons sujet de nous glorifier de vous.
9.1        -Il est superflu que je vous crive touchant l'assistance destine aux saints.
9.2     Je connais, en effet, votre bonne volont, dont je me glorifie pour vous auprs des Macdoniens, en dclarant que l'Achae est prte depuis l'anne dernire; et ce zle de votre part a stimul le plus grand nombre.
9.3     J'envoie les frres, afin que l'loge que nous avons fait de vous ne soit pas rduit  nant sur ce point-l, et que vous soyez prts, comme je l'ai dit.
9.4     Je ne voudrais pas, si les Macdoniens m'accompagnent et ne vous trouvent pas prts, que cette assurance tournt  notre confusion, pour ne pas dire  la vtre.
9.5     J'ai donc jug ncessaire d'inviter les frres  se rendre auparavant chez vous, et  s'occuper de votre libralit dj promise, afin qu'elle soit prte, de manire  tre une libralit, et non un acte d'avarice.
9.6        Sachez-le, celui qui sme peu moissonnera peu, et celui qui sme abondamment moissonnera abondamment.
9.7     Que chacun donne comme il l'a rsolu en son coeur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie.
9.8     Et Dieu peut vous combler de toutes sortes de grces, afin que, possdant toujours en toutes choses de quoi satisfaire  tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne oeuvre,
9.9     selon qu'il est crit: Il a fait des largesses, il a donn aux indigents; Sa justice subsiste  jamais.
9.10    Celui qui Fournit de la semence au semeur, Et du pain pour sa nourriture, vous fournira et vous multipliera la semence, et il augmentera les fruits de votre justice.
9.11    Vous serez de la sorte enrichis  tous gards pour toute espce de libralits qui, par notre moyen, feront offrir  Dieu des actions de grces.
9.12    Car le secours de cette assistance non seulement pourvoit aux besoins des saints, mais il est encore une source abondante de nombreuses actions de grces envers Dieu.
9.13    En considration de ce secours dont ils font l'exprience, ils glorifient Dieu de votre obissance dans la profession de l'vangile de Christ, et de la libralit de vos dons envers eux et envers tous;
9.14    ils prient pour vous, parce qu'ils vous aiment  cause de la grce minente que Dieu vous a faite.
9.15    Grces soient rendues  Dieu pour son don ineffable!
10.1       -Moi Paul, je vous prie, par la douceur et la bont de Christ, -moi, humble d'apparence quand je suis au milieu de vous, et plein de hardiesse  votre gard quand je suis loign, -
10.2    je vous prie, lorsque je serai prsent, de ne pas me forcer  recourir avec assurance  cette hardiesse, dont je me propose d'user contre quelques-uns qui nous regardent comme marchant selon la chair.
10.3    Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair.
10.4    Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses.
10.5    Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'lve contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pense captive  l'obissance de Christ.
10.6    Nous sommes prts aussi  punir toute dsobissance, lorsque votre obissance sera complte.
10.7       Vous regardez  l'apparence! Si quelqu'un se persuade qu'il est de Christ, qu'il se dise bien en lui-mme que, comme il est de Christ, nous aussi nous sommes de Christ.
10.8    Et quand mme je me glorifierais un peu trop de l'autorit que le Seigneur nous a donne pour votre dification et non pour votre destruction, je ne saurais en avoir honte,
10.9    afin que je ne paraisse pas vouloir vous intimider par mes lettres.
10.10   Car, dit-on, ses lettres sont svres et fortes; mais, prsent en personne, il est faible, et sa parole est mprisable.
10.11   Que celui qui parle de la sorte considre que tels nous sommes en paroles dans nos lettres, tant absents, tels aussi nous sommes dans nos actes, tant prsents.
10.12      Nous n'osons pas nous galer ou nous comparer  quelques-uns de ceux qui se recommandent eux-mmes. Mais, en se mesurant  leur propre mesure et en se comparant  eux-mmes, ils manquent d'intelligence.
10.13   Pour nous, nous ne voulons pas nous glorifier hors de toute mesure; nous prendrons, au contraire, pour mesure les limites du partage que Dieu nous a assign, de manire  nous faire venir aussi jusqu' vous.
10.14   Nous ne dpassons point nos limites, comme si nous n'tions pas venus jusqu' vous; car c'est bien jusqu' vous que nous sommes arrivs avec l'vangile de Christ.
10.15   Ce n'est pas hors de toute mesure, ce n'est pas des travaux d'autrui, que nous nous glorifions; mais c'est avec l'esprance, si votre foi augmente, de grandir encore d'avantage parmi vous, selon les limites qui nous sont assignes,
10.16   et d'annoncer l'vangile au del de chez vous, sans nous glorifier de ce qui a t fait dans les limites assignes  d'autres.
10.17   Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur.
10.18   Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-mme qui est approuv, c'est celui que le Seigneur recommande.
11.1       -Oh! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie! Mais vous, me supportez!
11.2    Car je suis jaloux de vous d'une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancs  un seul poux, pour vous prsenter  Christ comme une vierge pure.
11.3    Toutefois, de mme que le serpent sduisit Eve par sa ruse, je crains que vos penses ne se corrompent et ne se dtournent de la simplicit  l'gard de Christ.
11.4    Car, si quelqu'un vient vous prcher un autre Jsus que celui que nous avons prch, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reu, ou un autre vangile que celui que vous avez embrass, vous le supportez fort bien.
11.5       Or, j'estime que je n'ai t infrieur en rien  ces aptres par excellence.
11.6    Si je suis un ignorant sous le rapport du langage, je ne le suis point sous celui de la connaissance, et nous l'avons montr parmi vous  tous gards et en toutes choses.
11.7    Ou bien, ai-je commis un pch parce que, m'abaissant moi-mme afin que vous fussiez levs, je vous ai annonc gratuitement l'vangile de Dieu?
11.8    J'ai dpouill d'autres glises, en recevant d'elles un salaire, pour vous servir. Et lorsque j'tais chez vous et que je me suis trouv dans le besoin, je n'ai t  charge  personne;
11.9    car les frres venus de Macdoine ont pourvu  ce qui me manquait. En toutes choses je me suis gard de vous tre  charge, et je m'en garderai.
11.10   Par la vrit de Christ qui est en moi, je dclare que ce sujet de gloire ne me sera pas enlev dans les contres de l'Achae.
11.11   Pourquoi?... Parce que je ne vous aime pas?... Dieu le sait!
11.12   Mais j'agis et j'agirai de la sorte, pour ter ce prtexte  ceux qui cherchent un prtexte, afin qu'ils soient trouvs tels que nous dans les choses dont ils se glorifient.
11.13   Ces hommes-l sont de faux aptres, des ouvriers trompeurs, dguiss en aptres de Christ.
11.14   Et cela n'est pas tonnant, puisque Satan lui-mme se dguise en ange de lumire.
11.15   Il n'est donc pas trange que ses ministres aussi se dguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs oeuvres.
11.16      Je le rpte, que personne ne me regarde comme un insens; sinon, recevez-moi comme un insens, afin que moi aussi, je me glorifie un peu.
11.17   Ce que je dis, avec l'assurance d'avoir sujet de me glorifier, je ne le dis pas selon le Seigneur, mais comme par folie.
11.18   Puisqu'il en est plusieurs qui se glorifient selon la chair, je me glorifierai aussi.
11.19   Car vous supportez volontiers les insenss, vous qui tes sages.
11.20   Si quelqu'un vous asservit, si quelqu'un vous dvore, si quelqu'un s'empare de vous, si quelqu'un est arrogant, si quelqu'un vous frappe au visage, vous le supportez.
11.21   J'ai honte de le dire, nous avons montr de la faiblesse. Cependant, tout ce que peut oser quelqu'un, -je parle en insens, -moi aussi, je l'ose!
11.22      Sont-ils Hbreux? Moi aussi. Sont-ils Isralites? Moi aussi. Sont-ils de la postrit d'Abraham? Moi aussi.
11.23   Sont-ils ministres de Christ? -Je parle en homme qui extravague. -Je le suis plus encore: par les travaux, bien plus; par les coups, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort,
11.24   cinq fois j'ai reu des Juifs quarante coups moins un,
11.25   trois fois j'ai t battu de verges, une fois j'ai t lapid, trois fois j'ai fait naufrage, j'ai pass un jour et une nuit dans l'abme.
11.26   Frquemment en voyage, j'ai t en pril sur les fleuves, en pril de la part des brigands, en pril de la part de ceux de ma nation, en pril de la part des paens, en pril dans les villes, en pril dans les dserts, en pril sur la mer, en pril parmi les faux frres.
11.27   J'ai t dans le travail et dans la peine, expos  de nombreuses veilles,  la faim et  la soif,  des jenes multiplis, au froid et  la nudit.
11.28   Et, sans parler d'autres choses, je suis assig chaque jour par les soucis que me donnent toutes les glises.
11.29   Qui est faible, que je ne sois faible? Qui vient  tomber, que je ne brle?
11.30   S'il faut se glorifier, c'est de ma faiblesse que je me glorifierai!
11.31   Dieu, qui est le Pre du Seigneur Jsus, et qui est bni ternellement, sait que je ne mens point!...
11.32    Damas, le gouverneur du roi Artas faisait garder la ville des Damascniens, pour se saisir de moi;
11.33   mais on me descendit par une fentre, dans une corbeille, le long de la muraille, et j'chappai de leurs mains.
12.1       -Il faut se glorifier... Cela n'est pas bon. J'en viendrai nanmoins  des visions et  des rvlations du Seigneur.
12.2    Je connais un homme en Christ, qui fut, il y a quatorze ans, ravi jusqu'au troisime ciel (si ce fut dans son corps je ne sais, si ce fut hors de son corps je ne sais, Dieu le sait).
12.3    Et je sais que cet homme (si ce fut dans son corps ou sans son corps je ne sais, Dieu le sait)
12.4    fut enlev dans le paradis, et qu'il entendit des paroles ineffables qu'il n'est pas permis  un homme d'exprimer.
12.5    Je me glorifierai d'un tel homme, mais de moi-mme je ne me glorifierai pas, sinon de mes infirmits.
12.6    Si je voulais me glorifier, je ne serais pas un insens, car je dirais la vrit; mais je m'en abstiens, afin que personne n'ait  mon sujet une opinion suprieure  ce qu'il voit en moi ou  ce qu'il entend de moi.
12.7    Et pour que je ne sois pas enfl d'orgueil,  cause de l'excellence de ces rvlations, il m'a t mis une charde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m'empcher de m'enorgueillir.
12.8    Trois fois j'ai pri le Seigneur de l'loigner de moi,
12.9    et il m'a dit: Ma grce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.
12.10   C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamits, dans les perscutions, dans les dtresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort.
12.11      J'ai t un insens: vous m'y avez contraint. C'est par vous que je devais tre recommand, car je n'ai t infrieur en rien aux aptres par excellence, quoique je ne sois rien.
12.12   Les preuves de mon apostolat ont clat au milieu de vous par une patience  toute preuve, par des signes, des prodiges et des miracles.
12.13   En quoi avez-vous t traits moins favorablement que les autres glises, sinon en ce que je ne vous ai point t  charge? Pardonnez-moi ce tort.
12.14   Voici, pour la troisime fois je suis prt  aller chez vous, et je ne vous serai point  charge; car ce ne sont pas vos biens que je cherche, c'est vous-mmes. Ce n'est pas, en effet, aux enfants  amasser pour leurs parents, mais aux parents pour leurs enfants.
12.15   Pour moi, je dpenserai trs volontiers, et je me dpenserai moi-mme pour vos mes, duss-je, en vous aimant davantage, tre moins aim de vous.
12.16   Soit! je ne vous ai point t  charge; mais, en homme astucieux, je vous ai pris par ruse!
12.17   Ai-je tir du profit de vous par quelqu'un de ceux que je vous ai envoys?
12.18   J'ai engag Tite  aller chez vous, et avec lui j'ai envoy le frre: est-ce que Tite a exig quelque chose de vous? N'avons-nous pas march dans le mme esprit, sur les mmes traces?
12.19   Vous vous imaginez depuis longtemps que nous nous justifions auprs de vous. C'est devant Dieu, en Christ, que nous parlons; et tout cela, bien-aims, nous le disons pour votre dification.
12.20   Car je crains de ne pas vous trouver,  mon arrive, tels que je voudrais, et d'tre moi-mme trouv par vous tel que vous ne voudriez pas. Je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des animosits, des cabales, des mdisances, des calomnies, de l'orgueil, des troubles.
12.21   Je crains qu' mon arrive mon Dieu ne m'humilie de nouveau  votre sujet, et que je n'aie  pleurer sur plusieurs de ceux qui ont pch prcdemment et qui ne se sont pas repentis de l'impuret, de l'impudicit et des dissolutions auxquelles ils se sont livrs.
13.1       -Je vais chez vous pour la troisime fois. Toute affaire se rglera sur la dclaration de deux ou de trois tmoins.
13.2    Lorsque j'tais prsent pour la seconde fois, j'ai dj dit, et aujourd'hui que je suis absent je dis encore d'avance  ceux qui ont pch prcdemment et  tous les autres que, si je retourne chez vous, je n'userai d'aucun mnagement,
13.3    puisque vous cherchez une preuve que Christ parle en moi, lui qui n'est pas faible  votre gard, mais qui est puissant parmi vous.
13.4    Car il a t crucifi  cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu; nous aussi, nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu pour agir envers vous.
13.5    Examinez-vous vous mmes, pour savoir si vous tes dans la foi; prouvez-vous vous-mmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jsus Christ est en vous?  moins peut-tre que vous ne soyez rprouvs.
13.6    Mais j'espre que vous reconnatrez que nous, nous ne sommes pas rprouvs.
13.7       Cependant nous prions Dieu que vous ne fassiez rien de mal, non pour paratre nous-mmes approuvs, mais afin que vous pratiquiez ce qui est bien et que nous, nous soyons comme rprouvs.
13.8    Car nous n'avons pas de puissance contre la vrit; nous n'en avons que pour la vrit.
13.9    Nous nous rjouissons lorsque nous sommes faibles, tandis que vous tes forts; et ce que nous demandons dans nos prires, c'est votre perfectionnement.
13.10   C'est pourquoi j'cris ces choses tant absent, afin que, prsent, je n'aie pas  user de rigueur, selon l'autorit que le Seigneur m'a donne pour l'dification et non pour la destruction.
13.11      Au reste, frres, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un mme sentiment, vivez en paix; et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous.
13.12   Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser.
13.13   (13:12b) Tous les saints vous saluent.
13.14   (13:13) Que la grce du Seigneur Jsus Christ, l'amour de Dieu, et la communication du Saint Esprit, soient avec vous tous!
eof
